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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Tous centenaires et bien portants

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Les parents ayant souscrit des contrats pour assurer, après leur décès, une rente à vie à leurs enfants handicapés se sont vus brutalement proposer par AXA soit de payer le double pour conserver la même assurance, soit de payer le même prix mais d’être assuré deux fois moins. Le premier assureur mondial s’est justifié en affirmant que ce « , bien loin de lui rapporter de l’argent, lui en coûtait et qu’il avait manifesté « un esprit de solidarité » en limitant à 100% la hausse de ses tarifs, alors qu’il lui aurait fallu 180% pour rentrer dans ses frais. C’est l’allongement de la durée de vie des handicapés, ajoute AXA, qui nuit à sa rentabilité.

Ce comportement et cet aveu cynique constituent les meilleurs arguments contre la privatisation de la santé publique. Axa déconsidère, en particulier, son propre projet de mise en concurrence des caisses locales de la Sécu avec des assureurs privés. Preuve est faite que, selon la logique financière de Claude Bébéar, le patron d’Axa, et de Denis Kessler, président de la Fédération française des sociétés d’assurance et numéro deux du Medef, le secteur privé devrait pourvoir offrir ses services rentables à ceux qui disposent de revenus importants, alors que pour le reste, ce serait aux mutuelles et à l’Etat de prendre en charge « un problème humain douloureux ».

Il est bien entendu politiquement inacceptable que l’entreprise privée ramasse ainsi les bénéfices alors que l’Etat assure le filet social, d’autant plus que dans une société qui privatise et exclue, ce filet ne peut qu’être de plus en plus percé, faute de ressources publiques.

Au-delà d’Axa, c’est toute la logique de triage ultra-libérale qui se trouve exposée au grand jour. Même si Claude Bébéar a reculé face au tollé soulevé, les faits demeurent : s’il a bien admis que l’augmentation des cotisations était « psychologiquement inacceptable », c’est pour souligner immédiatement qu’elle était « techniquement justifiée ».

Il est clair qu’il faut au contraire revenir à l’esprit de la Sécurité sociale de 1945, et redonner priorité à la vie, non à la rente financière. C’est seulement en levant l’hypothèque de la loi du profit immédiat qu’une culture de l’espérance pourra renaître. Le « social » et « l’économique » ne sont pas en effet deux catégories distinctes, mais des éléments complémentaires d’un même pouvoir transformateur de l’homme, d’une capacité de rendre le monde meilleur, qui est la raison d’être de sa vie.

C’est ce que nous montrerons en présentant notre nouveau rapport Tous centenaires et bien portants, pour une politique de santé sans exclusion, le 24 février à 9h 30, 7 rue de Poitiers, Paris VIIème.

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