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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Tragi-comédie

Les moments les plus tragiques de l’histoire sont ceux auxquels se mêle une part de comédie. Aujourd’hui, en cette période de fêtes, les Françaises et les Français vivent la situation dans laquelle ils se trouvent comme une situation normale. Ils vaquent à leurs occupations quotidiennes sans voir beaucoup plus loin que le bout de leurs cadeaux et sans ressentir le drame qui se joue dans le monde.

L’avènement de l’euro - montre-moi tes billets, je te ferai voir mes pièces - a été présenté et vécu comme une sorte d’Halloween, dans un climat de magie niaise et non avec le sérieux d’une entreprise commune déterminante pour l’avenir.

La plus grande faillite de l’histoire américaine - et donc du monde - vient d’avoir lieu aux Etats-Unis. Il s’agit de la chute d’Enron, dans des conditions frauduleuses, impliquant les principales institutions de Wall Street et le prestigieux cabinet d’audit Arthur Andersen. D’autres grandes sociétés américaines, qui ont, elles aussi, spéculé à terme sur les prix des matières premières ou d’autres produits, basculeront fatalement.

L’Argentine, meilleur élève du FMI, obtient, en récompense de sa soumission, l’écrasement du niveau de vie de son peuple et l’anéantissement d’une grande partie de sa substance économique.

Le Japon, en proie à la crise bancaire la plus importante de son histoire, et les Etats-Unis, où crève la bulle financière et immobilière, ne sont plus en mesure d’être respectivement le prêteur et l’acheteur en dernier ressort de l’économie mondiale.

Dans ces conditions, et c’est l’aspect comique des choses, la campagne présidentielle française se déroule sur fond d’affaires, de petites phrases et de questions subalternes, ne répondant en rien au défi de l’époque.

L’on est partagé entre la honte et le fou rire face à des « élites » encore convaincues de leur qualité et de leur invulnérabilité, alors que la maison Usher où elles logent depuis si longtemps s’effondre pan après pan, comme un pavillon de banlieue mal entretenu.

Ma campagne présidentielle, pourvu qu’on ne l’étouffe pas, a pour objectif de mettre les vrais défis au centre du débat, en proposant les moyens de faire face.

Un drame se joue dans le monde. Il nous concerne. Nous y pouvons quelque chose, pourvu que nous nous ressaisissions. La France peut et doit être initiateur et catalyseur d’un nouvel ordre mondial plus juste ou, du moins, ne pas entraver les efforts de ceux qui s’efforcent de le mettre en place.

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