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Editoriaux de Jacques Cheminade

Tragique pétaudière

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarit&eacute, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.

Le jeudi 20 septembre, Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré devant le Congrès de son pays : « Les turbulences ont eu pour origine les inquiétudes sur les produits hypothécaires à risques, mais les pertes qui en ont résulté sur les marchés financiers mondiaux ont largement dépassé les estimations les plus pessimistes du montant des pertes possibles sur ces prêts. » L’aveu est clair et le pire reste à venir, car l’imbrication de toutes les spéculations basées sur l’endettement - par les hedge funds, les private equity, les LBO... - est très loin d’avoir produit tous ses effets ! Signe particulièrement révélateur : la Banque d’Angleterre, sous la pression du Trésor et du gouvernement, a dû opérer un tournant à 180° : après avoir dit qu’elle ne fournirait pas de liquidités pour sauver les « investisseurs malavisés », elle a dû accorder un prêt d’urgence à Northern Rock pour éviter sa défaillance, garantir l’épargne de ses clients et injecter des milliards de livres sur les marchés monétaires. La totale, avec pour horizon une hyperinflation qui, si aucun changement de politique n’est opéré, conduit le système financier et monétaire international sur la voie de l’Allemagne de Weimar, en 1923.

Le prochain pan du système qui s’effondrera sera l’immobilier en Espagne et en Angleterre. La bombe à retardement est amorcée. Le consommateur, c’est-à-dire le citoyen, sera touché à la fois par la perte des logements, la hausse du prix de l’énergie et surtout la hausse des prix des produits alimentaires, les spéculateurs « jouant » sur les matières premières de base, c’est-à-dire contre le niveau de vie général.

Face à cette situation, que fait le gouvernement Sarkozy ? Il proclame, par la bouche de M. Fillon, que la France est « en état de faillite » et prépare « l’accélération des réformes », c’est-à-dire un plan d’austérité sociale - ou de « rigueur », comme dirait Mme Lagarde. Rigueur contre les fonctionnaires, contre les assurés sociaux, contre les immigrés dont on exige des tests d’ADN pour les candidats au regroupement familial. Bref, on traite les êtres humains comme s’ils n’étaient « que de la viande et des stocks », comme le dit Bernard-Henri Lévy dans Le Point, avec des paroles lourdes peu habituelles dans sa bouche. Alors que le paquet fiscal de cet été - quasi suppression des droits de succession, crédit d’impôt pour les emprunts immobiliers, défiscalisation des heures supplémentaires - favorise les riches. Bref, on applique les recettes de l’administration Bush comme si celles-ci n’avaient pas totalement échoué aux Etats-Unis. En même temps, M. Kouchner prépare l’opinion publique à la guerre contre l’Iran en prétendant hypocritement le contraire.

Tout cela crée une tragique pétaudière, pour reprendre le mot dont François Mitterrand désignait Vichy. M. Sarkozy s’éparpille au lieu de gérer l’essentiel, comme de Gaulle, et confond le métier de Président avec celui d’animateur de télévision. Le désastre est devant nous. Notre engagement est de faire face.

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