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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


De nombreux observateurs ont noté que, tout juste élu, Nicolas Sarkozy a fêté sa victoire au Fouquet’s où il a ensuite passé sa première nuit présidentielle. Cependant, ils n’ont pas mesuré la porté existentielle de ce choix. Il s’est agi de l’hommage rendu par celui qui venait de gagner sa place - en plaçant constamment sa mise sur les bonnes cases - au « roi » des casinos, son ami Dominique Desseigne, président du groupe Barrière et propriétaire du Fouquet’s. Un des premiers décrets sortis après l’élection présidentielle a, de surcroît, opportunément satisfait la profession de M. Desseigne.

Pourquoi est-ce si révélateur ? Parce que c’est toute l’économie française qui est devenue une vaste salle de jeu, entre amis du Président, les Bolloré, Bernheim, Bouygues, Arnault et autres milliardaires produits de la mondialisation.

Le grand jeu s’appelle, dans ce contexte, « le réchauffement climatique global » et ses produits financiers dérivés, les droits, achetables et vendables, à produire du CO2. Après avoir rencontré M. Al Gore à Cannes le 22 juin au Palais des Festivals, M. Borloo a invité l’ex-vice-Président américain au Grenelle de l’environnement qui se tiendra cet automne à Paris. Ainsi, dans ce grand jeu mondialisé, le porte-parole des joueurs vient s’immiscer dans un débat interne à la France, entre responsables français, sans que personne n’y trouve à redire (à mon exception près) puisque « c’est le jeu ». De son côté, le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, vient de rencontrer ce lundi 25 juin M. Sarkozy à l’Elysée, « impatient d’en savoir plus sur son style de gouvernance, qui va au-delà des lignes de parti pour obtenir le consensus ».

Consensus, dans le jeu : c’est là que, comme aujourd’hui, paraît tenir toute l’habileté du joueur, rassemblant autour de lui par conviction, ambition et corruption un bel éventail de parieurs, mais qu’en fait réside le germe de sa défaite. Car si tous les joueurs ont trouvé la meilleure martingale de jeu au sein du système existant, ils joueront tous les uns avec ou contre les autres en appliquant cette même formule, ce qui les conduira à chuter tous ensemble.

Notre rôle ici, comme nous ne voulons pas que la France et les Français chutent avec eux, est de créer les conditions pour sortir de ce jeu auto-destructeur. En mettant sur la table le principe de réalité, qui fait appel à la vraie créativité - pas celle des formules mathématiques ou diplomatiques du jeu - cette créativité qui existe toujours en dehors de la règle du jeu. A l’arbitraire du jeu nous opposons donc le comportement humain qui correspond à un accroissement du potentiel de densité démographique relatif, à une amélioration constante de la capacité d’accueil à partir de l’application d’un principe physique nouveau - une certaine idée, toujours recommencée, de la France. Le scandale de la BAE, en touchant de plein fouet la pompe à finances de nos ennemis, nous offre une occasion sans précédent de sortir du jeu. Saisissons-la !

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