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Les analyses de Jacques Cheminade

Une deuxième mosquée à Paris

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La rédaction de Nouvelle Solidarité se réjouit que la nouvelle municipalité parisien-ne ait décidé d’accorder le permis de construire de la mosquée Adda’wa dans le XIXème arrondissement.

Nous sommes heureux que la patience et la ténacité de nos amis de la rue de Tanger soient enfin récompensées : un lieu de beauté, de dialogue et de respect de la dignité humaine pourra ainsi bientôt rayonner.

Il s’agit de la deuxième grande mosquée de Paris.

La première, place du Puits-de-l’Hermite, dans le Vème arrondissement, fut construite après la Première Guerre mondiale, hommage rendu aux combattants musulmans. Elle s’inscrivit dans un climat colonial, dans lequel la France accueillait l’autre, mais sans lui reconnaître la qualité de citoyen à part entière ou de compatriote. Les croyants étaient alors vus comme des sujets dévoués, non comme des participants indépendants au développement de notre pays.

Depuis, dans un jeu d’influences et d’opportunisme politique, la gestion de cette « grande mosquée » a été plus ou moins con-fiée à des intérêts étrangers, sorte de protectorat exotique dans nos murs. Utile et nécessaire, avec ses limites, elle n’est cependant jamais parvenue à réelle-ment représenter un islam de France ou en France, rénovateur et hardi.

La construction de la nouvelle mosquée Adda’wa marque une étape complémentaire de notre histoire : la reconnaissance publique que l’Islam représente à la fois l’une des sources de l’Europe, et les musulmans, des Français à part entière. En tant que telle, elle est un défi - un défi nécessaire - à la fois pour la France et pour l’Islam. Porteuse à la fois d’indépendance d’esprit, de vouloir- vivre en commun et d’exigence de dialogue, elle se situe - et c’est à la fois son honneur et sa nature - dans un quartier déshérité de la capitale. Ceux qui souffrent y sont aidés, et ceux qui veulent savoir, enseignés : alphabétisation, soutien scolaire, in-formation sur le sida, formation religieuse.

Il est à mettre au crédit de Bertrand Delanoë et du maire du XI-Xème arrondissement, Roger Madec, d’avoir compris qu’un vrai concept de laïcité se bâtit sur la diversité d’apports de chacun, dans le respect de la dignité de l’autre, et non sur un intégrisme à rebours, négateur de particularités. En 1994, Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, avait au contraire fait interner, injustement et sans autre raison qu’une démagogie populiste, le recteur Larbi Kechat à la caserne de Folembray (Aisne). C’est de la mobilisation pour le faire libérer qu’est née cette aventure de dialogue et d’amitié qui aboutit aujourd’hui, confirmant ainsi l’affirmation de Leibniz selon laquelle, si l’homme fait preuve de volonté, il peut toujours transformer un mal infligé en un bien supérieur.

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