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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Union franco-allemande

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L’Europe, la France et l’Allemagne se trouvent face à un choix décisif. Nous ne pouvons pas, en effet, avancer à vingt-huit sans horizon. Nous ne pouvons pas exister sans vouloir-vivre en commun. Nous ne pouvons pas faire l’Europe sans projet mobilisateur de ses peuples.

Or la future « Constitution européenne » - une usine à gaz sans gaz et qui consacre un désastreux néo-libéralisme monétaire - n’est, au mieux, qu’un médiocre pis aller. La conférence intergouvernementale (CIG) qui l’examine exhibe une totale absence de volonté commune.

Il faut donc redémarrer l’Europe à partir d’un réel bien commun, par delà les montages institutionnels. Seule l’union franco-allemande est aujourd’hui en mesure d’y parvenir.

Trois arguments s’opposent à ce nécessaire rapprochement. Le premier est que les opinions publiques ne sont pas prêtes. Les responsables politiques doivent se mettre au travail pour les éduquer. Le second est qu’il faut avant tout « soigner les relations avec les Etats-Unis ». La réponse est que l’union franco-allemande ne peut se définir que contre les politiques des néo-conservateurs de l’administration Bush, mais que ceux-ci ne représentent pas les Etats-Unis. Au contraire, une réelle union franco-allemande doit susciter, aux Etats-Unis, le retour aux engagements politiques de l’administration Roosevelt, ceux que défend Lyndon LaRouche, sur la base desquels un partenariat entre l’Europe et les Etats-Unis redevient non pas seulement possible, mais naturel. Le troisième argument est qu’il faut faire fonctionner l’Europe dans son ensemble, pas seulement la France et l’Allemagne. C’est le plus sérieux.

Paris et Berlin doivent être la locomotive. Si la France et l’Allemagne ne prennent pas le leadership en Europe, personne d’autre ne le fera. Deux points ici sont essentiels.

Le premier est que Paris et Berlin doivent définir, pour réaliser leur union, un changement d’orientation fondamental pour l’Europe et le monde. C’est l’engagement de rejeter leurs désastreuses politiques d’austérité et d’insécurité actuelles en faveur d’un nouvel ordre économique, financier et monétaire international, un nouveau Bretton Woods. Ce que propose aujourd’hui la Commission européenne pour un programme de grands travaux est ridiculement insuffisant. Ce n’est pas 60 milliards d’euros d’ici 2010 qu’il nous faut, mais entre 500 et 1000 milliards d’euros de plus par an (entre 5 et 10% du PIB européen). Le nouveau Bretton Woods permettra, avec le rejet du Pacte de stabilité et du monétarisme des ayatollahs de Francfort, l’affranchissement du néo-libéralisme financier qui bloque ces projets.

Le second est de créer un état-major de défense européen indépendant de l’OTAN (idée lancée en avril 2003) et de garantir son indépendance à l’Allemagne en lui apportant la garantie de notre force de frappe.

C’est en situant ainsi l’Europe, à partir de Paris et de Berlin, à la pointe d’un dessein reposant sur ces deux piliers, qu’on pourra lui donner à nouveau sens.

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