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Les écrits de Lyndon LaRouche

LaRouche sur la réorganisation des services de renseignement

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Dans un document intitulé « Un Tsar du Renseignement auprès de G.W. Bush serait une contradiction » et daté du 3 août, Lyndon LaRouche écrit :

« Le fait qu’il existe de très notables déficiences dans l’actuel système américain de renseignement et de sécurité, ne suffit pas à justifier cette volonté frénétique de créer une sorte de Tsar du renseignement. » De même, il dit ne voir « aucune nécessité de ré-élire ce lamentable George W. Bush qui propose que ce soit lui qui doive, dès maintenant, créer ce Grand Golem de la sécurité nationale, (...) qui Va Tous Nous Sauver. » Selon LaRouche, il vaudrait mieux « laisser régler la question de la restructuration du renseignement en janvier 2005, par le nouveau Président, lorsque la Commission du 11 septembre aura pu poser les problèmes critiques que son enquête en cours n’a pas encore touchés. Cependant, et sans attendre la poursuite de ladite enquête, je vous fais part de certaines conclusions importantes, »

LaRouche écrit tout d’abord, au sujet des travaux de cette Commission, que quelque bons que puissent être ses membres, ils sont entravés par deux facteurs : le premier est les pressions manifestes visant à masquer la vérité, venant de cercles proches de l’Administration et notamment de l’entourage néo-conservateur de Cheney. Le second facteur qui entrave toute tentative de préserver un appareil compétent de renseignement et de sécurité, est l’impact de la dégradation à la fois morale et intellectuelle, de la culture des Baby Boomers, une culture populaire orientée vers le « divertissement » plutôt que vers la réalité. Cette génération (de Baby Boomers) est victime d’habitudes sophistes, c’est-à-dire d’un mépris presque instinctif de la vérité issu d’un environnement poussant au conformisme pour avoir sa place dans la société.

« Le deuxième élément du rapport [de la Commission] - et c’est là où le rapport est, relativement, le meilleur - est l’ensemble des faits et des conclusions qu’en tirent les rapporteurs, sur la négligence qui a pu contribuer à ce qu’un évènement comme celui du 11 septembre 2001 puisse arriver. Quoique limitée, cette partie est tout de même très utile.

« Le troisième élément est la question de qui a pu commanditer ces attentats, et c’est là où l’on ne lit pratiquement rien de substantiel. Des cadavres, et d’autres indices probablement trompeurs qui ont été plantés sur la scène du crime, ne peuvent, en soi, servir à identifier le véritable auteur d’une telle opération. »

Il s’agit donc de comprendre l’histoire des services américains du renseignement, et aussi, ce que devrait être leur responsabilité. « Dans le sens le plus strict, tel qu’il est utilisé dans nos agences officielles de renseignement (en anglais, intelligence services), le mot "ntelligence" fait référence au rôle que doit y jouer cette qualité spécifiquement humaine, qui permet à l’intelligence créatrice de produire des principes physiques validés par l’expérimentation, en tant que fonction de l’esprit humain développé. Cela veut dire la capacité de penser avec cette perceptive créatrice dont on déplore souvent l’absence de nos jours chez nos hauts fonctionnaires - bureaucrates dans l’âme - que ce soit aux Etats-Unis ou ailleurs. »

LaRouche souligne que « les fonctions du renseignement et de la sécurité, supposent une qualité de dialogue socratique-platonicien, c’est à dire un dialogue composé en vue d’une recherche de la vérité. Toutes les opinions doivent être mises sur la table de discussion collective. Il faut des dirigeants, et des dirigeants énergiques, mais aucun patron arbitraire ne doit être toléré (...)

« Le standard de vérité dont nous avons besoin à cette fin, se trouve dans le type de controverse que l’on associe, pour donner un exemple typique, aux grandes découvertes d’un principe physique universel, que l’expérimentation est venue valider. Ces découvertes ont mis en question toutes définitions, axiomes et postulats qui « allaient de soi ». Cela exige une forme d’organisation de la communauté de renseignement dans son sens le plus général, où la tendance trompeuse inhérente aux agences spécialisées et aux considérations partisanes, sera rectifiée par un bureau, dont les responsabilités ne seront pas celles d’un Tsar, mais d’un Secrétaire (Ministre) ayant en main toutes les responsabilités réunies de tous les services de renseignement et de sécurité. Ainsi défini, le secrétaire ne se verra jamais octroyer l’autorité de supprimer des témoignages apportés par l’un des services associés, mais il sera plutôt le Primus inter Pares dans un système d’état-major, comparable au système d’état-major militaire. Il sera explicitement chargé d’informer le gouvernement américain, afin que celui-ci bénéficie de l’avantage de savoir, et ce, même lorsqu’il se sera trompé pour s’être basé obstinément sur une opinion qui lui semblait fondée sur des principes.

« Comme il est souhaitable de ne pas trop toucher à l’organisation du gouvernement, l’on pourrait passer à ce type d’état-major, en instituant une séparation entre la position de Director of Intelligence et celle de Director of Central Intelligence. La nécessité de nommer un Director of Intelligence, qui serait un professionnel non-élu attaché au Cabinet, et dont la voix aurait le même poids qu’un membre du Cabinet, conduirait à la création du poste essentiel de Secrétaire ayant la tâche de coordonner un système d’état-major dont les membres seraient les délégués des agences de sécurité et de renseignement du gouvernement fédéral. Ce Secrétaire, le Director of Intelligence, serait le supérieur hiérarchique du Director of Central Intelligence. Ce dernier serait le coordonnateur et Primus inter Pares pour toutes les autres responsabilités du renseignement, sans néanmoins être autorisé à étouffer les opinions de ses pairs concernant les problèmes présentés au Secrétaire et aux conseilleurs qui seraient associés au Secrétaire.

« Parmi les objectifs à atteindre, il faut débarrasser le système, dans la mesure du possible, de tous les abus des fonctions de renseignement et de sécurité, associés au triste souvenir d’individus tels que Allen Dulles et James J. Angleton. Il faudra donc réajuster l’appareil, afin de donner aux directeurs responsables du renseignement auprès des autres agences fédérales, une autorité en matière de renseignement, telle que celle associée à la participation au système d’état-major.... »

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