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Cheminade et Tahhan : Face à la menace d’une nouvelle guerre mondiale

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Déclaration commune de Jacques Cheminade, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2012, et Bassam Tahhan, Professeur franco-syrien associé au CNRS, spécialiste en géopolitique

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Paris, le 24 décembre 2012 — Alors que la confrontation entre les puissances occidentales et la Syrie s’emballe au Proche-Orient, et crée, de par le jeu des alliances régionales et internationales, les conditions d’un nouveau conflit mondial, dans notre pays, l’horreur de la guerre qui nous guette n’est nulle part dans « les actualités ». De ce fait nos concitoyens continuent à vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était à la façon de ces hommes des tableaux de Breughel, totalement aveugles aux bouleversements en cours qui détermineront pourtant leur existence.

Avec la décision de déployer les missiles anti-missiles Patriot à la frontière Turco-syrienne, les pays occidentaux ont franchi un pas de plus dans l’engrenage qui peut nous conduire à la confrontation générale. Car, il ne faut pas être un grand stratège pour se rendre compte que pour faire face aux tirs d’artillerie sporadiques et aux obus perdus de l’Armée loyaliste syrienne, dans le contexte d’accrochages avec les rebelles, il n’y a nulle besoin de déployer un système anti-missiles assisté par des AWACS. Seule la possibilité d’un conflit général avec la Syrie, qui possède des dizaines de milliers de missiles, mais aussi avec l’Iran, justifie le déploiement de ces systèmes dont le but est de protéger la Turquie et Israël.

Aussi, en impliquant dans le déploiement de ces systèmes trois éminents membres de l’OTAN, les Etats-Unis, l’Allemagne et les Pays Bas, les Occidentaux créent les conditions où toute attaque visant ces systèmes serait considérée en théorie comme une attaque contre l’OTAN elle-même, obligeant ainsi toute l’organisation à riposter en vertu d’une interprétation large de son article V.

Le chef d’état major des armées iranien, le Général Hassan Firouzabadi, ne s’y est donc pas trompé lorsqu’il a dénoncé le déploiement des Patriot, le 16 décembre dernier, comme faisant partie « des plans pour une guerre mondiale », ourdis « par les pays occidentaux ». Pour le Ministre des affaires étrangères iranien Ali Akbar Salehi, il s’agit aussi d’une « provocation », aux conséquences « imprévues ».

D’autres signes ne trompent pas sur la volonté imminente du Royaume-Uni et des Etats-Unis, d’aller vers une confrontation, et d’y entrainer leurs alliés, notamment le retour de la propagande sur une prétendue menace que le régime syrien utilise ses armes chimiques. Venue de source américaine anonyme et confirmée par le Président Barack Obama, la désinformation s’est répandue très vite, le 3 décembre, que les Syriens seraient « en train de mélanger des précurseurs chimiques », c’est-à-dire de préparer le gaz sarin pour un déploiement. Depuis, le secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta est revenu en arrière assurant qu’il n’y avait pas « d’éléments nouveaux indiquant des mesures agressives » et Jean Yves LeDrian, ministre français de la Défense a lui aussi déclaré que les armes chimiques syriennes étaient « stockées et protégées par les forces de Bachar al-Assad », et que rien n’indiquait l’intention d’Al Assad de les utiliser.

Il n’empêche qu’ayant déclaré que l’utilisation par Bachar al-Assad des armements chimiques était la ligne rouge qui déterminerait si on allait en guerre contre la Syrie ou non, les principaux chefs d’Etat occidentaux, y compris François Hollande, ont créé les conditions d’une manipulation comme celle qu’avaient montée Tony Blair et George Bush en 2003, sur les armes de destruction massives de Saddam Hussein. Ce qui pourrait entrainer les pays occidentaux dans une guerre contre la Syrie, et par ricochet contre ses alliés, la Russie et la Chine.

Sur fond du sommeil de la Raison dans les pays de la zone euro-atlantique qui traversent la pire crise financière de leur histoire, la crainte d’un déclin face aux pays émergents de l’Asie fait surgir dans l’imaginaire fiévreux de l’oligarchie transatlantique, les démons de la guerre.

Face à cela, la France gaulliste, la France républicaine, doit se ressaisir, et faire entendre sa voix, en quittant l’OTAN s’il le faut, et en se prononçant pour une paix par le développement économique, de l’Atlantique à la mer de Chine. C’est la seule solution à nos troubles économiques ; la seule solution pour rétablir la paix.

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