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Charles Paperon : « On a devant nous des puissances financières pires que le fascisme »

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Nous retranscrivons ici les propos de Charles Paperon, ancien combattant de la France libre, lors de l’Assemblée générale de Solidarité & Progrès, le 16 novembre 2013. Invité d’honneur, M. Paperon partageait la tribune avec Jacques Cheminade, Gérard Faure-Kapper, Mohammed Bouznada, Eugène Perez et Bill Roberts, avec qui il a co-signé la Déclaration des Six contre l’oligarchie financière adoptée par ce jour-là.

Très heureux d’être parmi vous. J’arrive de Brest, je pensais être le plus éloigné, mais j’ai été battu par l’Américain, qui a traversé l’Atlantique pour arriver à Brest et arriver à Paris.

Que vous dire ? Je n’ai pas l’habitude de parler, j’étais écoutant SOS amitié pendant 5 ans, j’écoutais les autres plutôt que de parler. J’étais dans le scoutisme, également un endroit où l’on parle très peu, où l’on agit d’abord.

Mais je dois vous dire que le 30 janvier 1926, quand je suis né, je ne pensais pas du tout que le 30 janvier 1933 le nazisme serait proclamé par Hitler. Le 30 janvier 1926, un certain Giscard d’Estaing est né à Mayence, et moi à Trèves, de mère allemande. Stéphane Hessel est également né en Allemagne mais avant, car il était bien plus âgé que moi.

Ce qui m’amène aujourd’hui avec Jacques Cheminade, c’est surtout le 30 août [2013] à Saint-Marcel, où il était question de supprimer le musée breton de la Résistance. Imaginez, supprimer la [mémoire de] la Résistance en Bretagne. C’était inimaginable, c’est pire que l’écotaxe, qui est venue après. On a réussi, avec le soutien de l’équipe de Jacques Cheminade, à monter une opération le 30 août à Saint-Marcel même, au musée. Depuis, les affaires se sont arrangées puisque le Conseil général, ainsi que le Conseil régional, sont venus nous aider. Comme quoi il ne fallait pas seulement faire des pétitions mais également venir sur le terrain, parler de ce musée breton de la Résistance, que j’ai découvert en même temps que mon gendre, qui est professeur d’histoire. Saint-Marcel a été le déclic vis-à-vis de l’équipe de Jacques Cheminade. Il fallait continuer à les soutenir.

Je me suis retrouvé le 27 décembre 2010 avec Stéphane Hessel et Raymond Aubrac rue de la Glacière [à Paris], ainsi qu’avec notre ami Léon Landini, et nous avons parlé du futur. Surtout qu’il ne fallait pas se démobiliser, qu’il faut rester toujours ensemble, toujours résister, tant que l’on est en vie, tant que l’on est debout, il faut être là. Tous les jours, nous avons quelque chose à faire. Comme j’ai dit à Stéphane Hessel, « indignez-vous » d’accord, mais il faut oser, il faut agir.

On a devant nous des puissances financières, quelque chose de pire que le nazisme, pire que le fascisme. Il faut continuer à combattre. Tant que je serai en vie, je serai debout, à vos côtés, pour lutter contre cette oligarchie financière qui n’a pas fini de faire des dégâts dans le monde. Ils sont prêts à tout : la vie d’une personne ne compte pas. C’est un peu comme les compagnies pétrolières ou pharmaceutiques, c’est pareil : pour arriver à leur but, la vie d’un homme ou d’une femme ne compte pas. Je suis content d’être avec vous, merci beaucoup de votre attention.


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