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Décoloniser la Côte d’Ivoire

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par Jacques Cheminade

Il faut empêcher la Côte d’Ivoire de sombrer au cœur des ténèbres. Nous le pouvons encore, si nous prenons la mesure du drame et intervenons à la hauteur du défi.

Par-delà les violences, ce sont les maux économiques et sociaux d’un Etat sous dépendance extérieure, accrus par l’effondrement des cours du cacao et la dévaluation irresponsable du franc CFA, qui ont provoqué la déchirure actuelle. Konan Bédié a inventé le poison de l’ivoirité comme échappatoire à ces maux et Laurent Gbagbo a suivi ce filon criminel dans un pays en dérive, ayant subi quatre années de décroissance avec plus de 50% de sans emploi.

Cette situation a été exploitée par l’administration Bush, dont les tenants promeuvent la francophobie et entendent devenir le nouveau parrain de la région pour contrôler ses ressources. Leurs alliés israéliens des milieux les plus corrompus du Likoud ont fourni les armes, parfois en complicité avec des intérêts français.

Les apprentis sorciers ont suivi. Gbagbo a sombré dans un illuminisme entretenu par sa femme, pentecôtiste sous l’emprise d’un gourou, Moïse Koré, et très souvent présente à Atlanta auprès de fondamentalistes évangéliques qui ont fait élire George Bush. L’on sait que les manifestants anti-Français d’Abidjan brandissaient le portrait du président américain.

Dans ces conditions, échapper au pire signifie maintenant changer les données de base du problème. Les accords de Marcoussis puis d’Accra ne l’ont pas fait. Ils ont tenté de geler une situation qui ne pouvait l’être, mettant nos troupes de l’opération Licorne et surtout nos ressortissants dans une situation impossible et périlleuse.

Au contraire, il faut introduire, face à l’impérialisme américain, un principe de changement. En clair, décoloniser la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique occidentale. Cela signifie offrir à l’ensemble de la région un nouveau plan Marshall, incluant non seulement la population ivoirienne d’origine, mais au sein de la Côte d’Ivoire et au-delà, tous ceux qui ont contribué à la prospérité passée : burkinabés, maliens, dioulas, baoulés, immigrés du Nord musulman. Ce n’est que par un projet mobilisateur, ce n’est que par une communauté de dessein que l’on pourra éviter une épuration ethnique et la loi des escadrons de la mort, alimentés par des combattants libériens désœuvrés.

La France doit donc présenter un nouveau visage. Avec l’appui de pays africains, et en particulier de l’Afrique du Sud. Car en rester à la Françafrique condamnerait au désastre et partir serait abandonner la région à une colonisation américano-israélienne.

Ce qui doit être imaginé et réalisé n’est pas simple. Cela signifie d’abord imposer les principes de notre juste intérêt national et de l’intérêt réel de la Côte d’Ivoire à des sociétés francophones plus ou moins coloniales, qui ont parfois honteusement profité des circonstances. Cela signifie aussi ouvrir aux patriotes ivoiriens qui ne sont pas de simples voyous la voie d’une fierté nationale authentique, sans haine ni sang versé. Pour réunifier le pays, les militaires français devront réorganiser l’armée ivoirienne en une force d’équipement infrastructurel, construisant des ports, des ponts, des routes et des voies ferrées. Ce n’est qu’avec cet horizon que des élections réellement libres, et non biaisées, comme la présidentielle de 2000, pourront être organisées et la confiance rétablie.

Travail d’Hercule ? Travail demandant des changements en France même ? Sûrement. Intervention exigeant une autre politique internationale de la France ? Oui. La Côte d’Ivoire, en ce sens, exige que nous fassions d’un nouvel ordre économique mondial plus juste notre grande cause, avec l’Europe. L’Afrique deviendrait ainsi notre propre chance. Car c’est près du cœur des ténèbres que, pour les hommes de caractère, le sursaut devient possible. Je suis personnellement prêt à intervenir pour aider tout ce qui pourra être fait en ce sens, n’ayant, contrairement aux autres hommes politiques français, aucune valise accrochée à mes basques.

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