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Communiqué

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Avec Dominique de Villepin, la montagne a accouché d’une myriade de micro-boulots. Certains avaient rêvé d’un Premier ministre qui, au nom de la grandeur de la France et de son modèle social aurait enfourché, contre le système néo-libéral qui ruine notre économie, les mêmes armes qu’il avait brandies contre l’impérialisme américain en Irak. On a eu, à la place, un curieux mélange : un romantique de la France, accordant mal livres d’histoire et histoire présente, un aristocrate capable de défendre ses intérêts de caste tout en se montrant attentionné pour les plus malheureux de ses domestiques-citoyens, un énarque qui ne voit l’économie que par le prisme de l’administration et les services.

Son plan de bataille pour l’emploi ressemble un peu à tout cela. Bien que le groupe de travail au Sénat sur le néo-colbertisme européen ainsi que l’industriel Jean-Louis Beffa aient soulevé ces derniers mois le grave danger d’un déclin permanent de la puissance industrielle de notre pays et proposé un ensemble de mesures destinées à défendre l’exception française dans le domaine de la très haute technologie, Dominique de Villepin, tout comme Martine Aubry avant lui, a choisi de créer des emplois dans l’administration et les services - « évolution naturelle d’une économie moderne et humaine » selon le nouveau Premier ministre - condamnant l’économie française au rang d’une économie de bazar.

Le nouveau Premier ministre a ainsi transformé le véritable modèle français, c’est-à-dire l’ambition d’être l’une des nations du peloton de tête scientifique et technologique du monde, offrant à l’ensemble de ses concitoyens le droit à une égalité des chances au plus haut niveau d’un dessein productif pour la nation et le monde, en un modèle d’économie parfaitement improductive, fondée sur des emplois aidés, au rabais, tout juste bons pour tenir les gens occupés et soutenir la consommation.

C’est particulièrement atterrant que la seule vision qu’on ait pu offrir aux jeunes, pourtant sujet de grande préoccupation du Premier ministre, soit celle des contrats assistés dans les très petites entreprises ; particulièrement choquant aussi qu’on fasse passer, au nom d’un républicanisme français, défendu avec des trémolos dans la voix, de nouveaux contrats d’embauche plus flexibles avec une période d’essai de deux ans, tout en se vantant d’offrir une meilleure sécurité aux employés qui, licenciés pendant cette période, « bénéficieraient » d’allocations chômage équivalant à 57% de leur salaire !

Pire, la bataille qui a précédé l’adoption de cette politique a révélé, au sein de la majorité, l’existence d’un puissant lobby financier qui a manœuvré dans le secret et fait du chantage pour poursuivre la politique néo-libérale de privatisations et d’atteintes au code de travail, malgré son rejet massif par la majorité des Français le 29 mai. Le journal Libération du 9 juin rapporte que les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, présidées par Pierre Méhaignerie et Jean Arthuis, ont toutes deux fait savoir au nouveau Premier ministre que s’il s’affranchissait des contraintes du Pacte de stabilité pour financer des investissements massifs dans les grands travaux, comme le lui demandaient le président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré et le député UMP Patrick Ollier, il y aurait « des conséquences politiques », c’est-à-dire le refus de voter la confiance. Le Monde du 10 juin rapporte comment, en présentant un bilan « alarmiste » sur l’état de la France, le ministre des Finances, Thierry Breton, a fait passer certaines de ses propositions, dont le contrat de nouvelle embauche et la poursuite des privatisations pour financer le plan de lutte contre le chômage. Selon cette même source, qui rapportait avant le référendum que Thierry Breton considérerait que même un « petit oui » lui ouvrirait la dernière fenêtre d’opportunité pour poursuivre les réformes haïes des populations, le ministre de l’Economie avait préparé en grand secret la privatisation de Gaz de France qui fut réalisée du jour au lendemain !

Nous sommes entrés dans une période de grand danger pour notre pays. Malgré le vote massif de défiance à l’égard de la politique néo-libérale menée par les gouvernements successifs depuis 1983, les grands partis majoritaires sont restés totalement sourds à ce message ; pire même, une majorité d’un gouvernement déboussolé en fin de règne a porté un mauvais coup à la volonté populaire.

Dans cette situation, Solidarité et Progrès appelle au rassemblement de toutes les forces de l’opposition républicaine, pour faire respecter le mandat du 29 mai : 1) mettre fin aux politiques néo-libérales adoptées en France depuis 1983 et en particulier aux critères d’austérité imposés par Maastricht et le Pacte de stabilité ; 2) redonner au politique les commandes de l’économie ; 3) rétablir une banque nationale sous contrôle politique et se battre pour que la Banque centrale européenne soit également mise sous le contrôle des autorités politiques des pays de la zone, avec la croissance et le plein emploi pour objectifs ; 4) réorienter l’investissement vers une politique de grands projets d’infrastructures en Europe et en Eurasie permettant de créer des millions d’emplois qualifiés, productifs et stables.

Il est temps que l’imagination et la générosité reviennent aux postes de commande, sans respect pour la loi des marchés ni la bureaucratie.

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