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Paris et Berlin avec les yeux du futur

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Voici le quarantième anniversaire du traité de l’Elysée, que Charles de Gaulle et Konrad Adenauer signèrent pour donner un horizon à leur combat. Aujourd’hui le temps est enfin venu de bâtir cette « cathédrale européenne » évoquée par de Gaulle le 12 juin 1965, à Bonn.

L’occasion à saisir

Les rapports de force ne peuvent définir l’Europe, ils ne peuvent conduire qu’à une soumission à la loi des marchés, des oligarchies financières et du court terme. Nous en sommes encore là. Il faut en sortir.

L’occasion nous est aujourd’hui offerte. En effet, voici la coopération franco-allemande relancée, du moins au niveau des intentions affichées. L’Union européenne ne veut pas la guerre en Irak. La France et l’Allemagne ont adopté une initiative institutionnelle commune. Les dirigeants de deux pays ont également arrêté le texte d’une déclaration politique qui proposera des projets communs. Paris et Berlin réfléchissent aussi à un aménagement du pacte de stabilité européen. François Fillon, notre ministre des Affaires sociales, a expliqué : « Reste à lever les vents d’une croissance européenne, voire euro-atlantique, que le couple franco-allemand, désormais affermi, peut être en mesure de susciter en transcendant les scénarios trop orthodoxes du pacte de stabilité. » Jamais un tel langage n’aurait été tenu, du moins en public, il y a quelques mois.

Cependant, nous sommes loin, très loin de ce qui est nécessaire.

L’horizon à définir

C’est l’effondrement du système financier et monétaire international qui est la première épreuve pour le moteur franco-allemand. Agir comme s’il n’existait pas serait suicidaire.

Pour commencer, il s’agit de se battre ensemble pour un nouveau Bretton Woods, un nouvel ordre financier et monétaire international, qui mette hors d’état de nuire, c’est-à-dire en règlement judiciaire, les agents financiers spéculateurs et l’ensemble du système destructeur du FMI. De véritables banques nationales, contrôlées par les citoyens, doivent se substituer aux banques privées et aux banques centrales, aujourd’hui contrôlées par des banquiers et des bureaucrates et émettrices de fausse monnaie. Ces sont ces banques nationales qui doivent émettre des crédits à long terme et faible taux d’intérêt pour financer de grands projets, pouvant seuls assurer la reprise mondiale : ponts, ports, réseaux de transports rapides, corridors de développement Ouest-Est et Nord-Sud faisant rayonner autour d’eux le progrès technologique.

Utopie ? Tout le contraire, pour deux raisons principales.

La première est que le système actuel mène droit dans le mur, droit à une dépression généralisée dont on ne pourra sortir que par le progrès mutuel que nous définissons, ou par des guerres à durée indéterminée, comme le veulent les faucons anglo-américains, les Wolfowitz, les Perle, les Libby, soutenus par le vice-président américain Cheney et le ministre de la Défense Rumsfeld. En un mot, le choix est aujourd’hui, comme en 1929, entre une politique à la Roosevelt ou un nouveau fascisme. Ce débat est ouvert en Allemagne, notre devoir est de lui apporter une réponse européenne et mondiale.

La seconde est qu’il ne s’agit pas d’une politique nouvelle. Le New Deal de Roosevelt ou la politique de reconstruction de l’après-guerre, avec le Kreditanstalt fur Wiederaufbau allemand ou le Fonds national de modernisation et d’équipement de Jean Monnet, constituent des réponses imparfaites, mais qui ont fait leurs preuves. Il faut simplement faire mieux avec la même intention. Enfin, une telle politique trouvera naturellement des alliés en Asie. La Chine, la Russie et l’Inde agissent actuellement dans la logique d’un triangle stratégique de développement. Pour l’Europe, nos marchés se trouvent dans cette région. Economiquement et politiquement, nous devons donc lui tendre la main, pour constituer un pont terrestre eurasiatique, fondé sur de grands projets « de l’Atlantique à la mer de Chine ».

Là est la voie d’une grande politique extérieure franco-allemande, de nature à assurer la paix par le développement mutuel.

Elle suppose d’abord de suspendre le traité de Maastricht et le pacte de stabilité européen, qui empêchent l’Etat d’émettre du crédit-monnaie en faveur des grands projets. Il faut immédiatement rétablir cette possibilité (système de « paiements différés », comme ce fut le cas au sein du plan Marshall, les apports des projets eux-mêmes permettant de « rembourser » les « avances » publiques).

Elle suppose ensuite de faire face à l’oligarchie militaro-financière anglo-américaine. Il faut dire au peuple américain que les Etats-Unis doivent revenir à leur authentique tradition, celle d’Abraham Lincoln et d’Henry Carey, plutôt que de se lancer dans d’absurdes guerres. Dans ce combat, l’alliance franco-allemande s’accordera naturellement aux efforts de Lyndon LaRouche, aux Etats-Unis et dans le monde. Car il est le seul à redéfinir une « nouvelle donne » pour le XXIème siècle, à comprendre ce que signifie l’enjeu des institutions présidentielles américaines.

Une France et une Allemagne faisant réellement cause commune, redonnant sa vigueur à l’Europe, refondant la paix, pensant au-delà d’elles-mêmes : n’est-ce pas là le « rêve américain » des Français, des Allemands et de tous les Européens qui se rassemblèrent pour faire la Révolution américaine au XVIIIème siècle ? N’est-ce pas aussi le rêve de ceux qui se battirent contre le nazisme au XXème siècle ? N’est-il pas temps de reprendre ce rêve ?

L’inauguration du maglev allemand (train à lévitation magnétique) à Shangaï, nos centrales nucléaires dans les pays du Sud, doivent être l’amorce de bien d’autres projets de technologies du futur à mettre en place, pour le bien commun des peuples, sous contrôle du citoyen et en tenant le « pari » des financements nécessaires. Ne pas le faire conduirait au désastre.

Jacques Cheminade

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