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Ségolène Royal, notre vote de raison

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par Jacques Cheminade

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Soyons honnêtes.

Notre premier mouvement nous porterait à ne pas aller voter ou à voter blanc au premier tour de cette élection présidentielle. En effet, face à une épreuve qui se réduit à un concours de propositions sans cohérence et se déroule comme si la France se trouvait hors du monde, alors que nous entrons dans une période tragique de l’histoire universelle, l’on ressent au plus profond de soi-même que prendre parti dans cette farce dérisoire reviendrait à s’avilir.

Cependant, le courage et la raison, en politique comme dans toute relation sociale avec d’autres êtres humains, exigent qu’on aille, en surmontant la tentation d’une pureté dogmatique, au-delà de son premier mouvement. Pour cela, il faut envisager le pire. Trois choses désastreuses - autant de versions d’un blairisme à la sauce française - se dessinent devant nos yeux. La première serait que Nicolas Sarkozy soit élu. La seconde que l’on ait à choisir au second tour entre le bonapartisme financier de Nicolas Sarkozy et l’écologisme monétariste de François Bayrou. La troisième, moins vraisemblable mais possible, serait que surgisse une coalition régressive rose-verte-centre.

Dans ces conditions, il apparaît que ce que nous devons repousser est une triple offensive contre l’exception politique, sociale et économique que la France peut encore offrir au monde, pourvu que quelques-uns relèvent le flambeau.

La seule solution est d’entreprendre, sans nécessairement espérer quoi que ce soit des forces en présence, mais en s’efforçant de les inspirer pour qu’elle s’élèvent à la hauteur des circonstances.

Qu’on l’aime ou pas, ce potentiel de changement se trouve d’une part dans la jeunesse, d’autre part dans une grande partie de l’électorat de Ségolène Royal.

Notre action prioritaire sera donc d’arracher la jeunesse à une société qui la vole et la trompe non seulement en lui ôtant toute ressource d’avenir, mais surtout en promouvant, par une manipulation idéologique sans précédent et sans limites, la destruction du sensible et le démantèlement de la vie. Notre mouvement de jeunes est, en vue de cette mission, engagé dans une aventure visant à rétablir le sensible aux sources du savoir pour redonner sens au bien commun politique.

Notre priorité est donc que cette aventure essentielle soit possible, jusqu’à son accomplissement, c’est-à-dire qu’elle ne soit pas détruite par ceux qu’elle combat. Nous visons rien de moins que la création d’une future génération de dirigeants-inspirateurs pour reprendre en mains le cours d’une histoire que les baby-boomers et les soixante-huitards ont abandonnée aux cours de bourse et à la bestialité des rapports sociaux.

C’est ici que se situe l’importance de l’électorat de Ségolène Royal - et le meilleur de celle-ci, c’est-à-dire son mauvais caractère - comme bouclier possible, alors que les autres seraient une arme dirigée contre nous.

Il est donc nécessaire qu’elle soit présente au second tour, et éventuellement élue contre Nicolas Sarkozy ou François Bayrou. Non pour le contenu de son « programme », pratiquement aussi désastreux que les autres, mais pour le potentiel que constitue son électorat s’il est mis au défi d’un mouvement de jeunes inspirateur.

Sans illusions d’aucune sorte, surtout pas envers les écuries des éléphants socialistes, je voterai donc personnellement pour Ségolène Royal au premier et second tour de l’élection présidentielle, tout en comprenant que certains, moins attachés que moi à l’esprit de jeunesse, ne se rendent pas aux urnes ou votent blanc.

La classe politique française doit être renouvelée de fond en comble. Le monde doit revenir sur notre scène politique, car la France n’existerait plus si elle perdait sa vocation universelle. Celle-ci la porte à devenir un catalyseur, un instrument dans la symphonie d’un nouvel ordre économique international dans lequel les Etats-Unis, délivrés de la dictature de Bush, Cheney et du fascisme financier qui les promeuvent, la Chine, l’Inde et la Russie constitueront, en retrouvant leur indépendance réelle, les piliers sans lesquels l’édifice de l’avenir ne peut être bâti.

A ceux qui protesteront face à la candidate et à son « programme », je réponds : imaginez un instant le danger que représente le reste. Et surtout, ne désespérez pas de nos forces, même si nos moyens paraissent dérisoires. Le projet de ma campagne présidentielle est, avec les écrits récents de Lyndon LaRouche, un lieu de référence pour l’avenir, afin que nous participions à nouveau à l’histoire du monde là où elle se noue et que nous balayions chez nous nos écuries d’Augias.

Le combat que nous poursuivons dans le monde, avec notre mouvement de jeunes, est la raison d’être de notre choix. Avec Ségolène Royal et au sein de son électorat, nous avons une rude tâche à mener, de terribles préjugés à combattre, des principes à rétablir, une politique à refonder pour que notre mouvement de jeunes puisse continuer à oeuvrer. Ailleurs, notre destin serait scellé.

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