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Contre la dette et l’austérité : comment fonctionne un système de crédit

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Comme l’a clairement dit Jacques Cheminade au cours de la campagne présidentielle, « parler du problème de la dette sans parler de l’émission monétaire, revient à vouloir changer de chaussettes sans se laver les pieds ». Depuis 2008, la Banque centrale européenne émet des liquidités à tout va pour couvrir en vain les dettes pourries des banques privées, mais aucune émission monétaire n’est disponible pour l’investissement productif porteur de richesses futures.

Lors de sa conférence internet du 22 septembre, la présidente du parti allemand Büso, Helga Zepp-LaRouche, a souligné que c’est bien le système actuel et sa politique monétariste qui est (hyper)inflationniste, à l’inverse du système de crédit public productif adopté par Franklin Roosevelt en 1933, et par l’Allemagne et la France dès 1945.

Un système de crédit, c’est le contraire d’un système monétariste, dans lequel on crée de l’argent pour rembourser la vieille dette du passé. Dans un système de crédit, l’Etat émet du crédit pour la production future. Chaque fois que cela a été fait à l’échelle internationale, par exemple du temps de Franklin Roosevelt, ou pendant la reconstruction de l’Allemagne après-guerre, l’on peut démontrer qu’en raison des impulsions, primaire et secondaire, données à l’économie réelle, les recettes fiscales au bout de quelques années excèdent toujours le crédit initial accordé. Cela a tout à voir avec la capacité du travail humain à créer davantage de richesses, de valeur ajoutée, en appliquant les résultats du progrès scientifique et technologique sous forme de nouvelles technologies qui augmentent la productivité. En conséquence, ce type de création monétaire n’est pas inflationniste. Ce n’est pas le même type de création d’argent à laquelle se livrent les banques centrales aujourd’hui.

C’est ainsi que Roosevelt a sorti les Etats-Unis de la dépression, et en Allemagne, au début des années 1930, il existait des propositions similaires – le fameux Plan Lautenbach, qui était plus ou moins le même que le New Deal de Roosevelt, et un autre plan de l’organisation syndicale générale, l’AGDB, appelé le Plan WTB. Tous ces projets prévoyaient en gros que l’Etat dispense du crédit pour éliminer le chômage, pour créer des emplois productifs, et qu’en établissant le plein emploi productif, on éliminerait les conditions de la crise et le coût du chômage, générant la richesse pour maintenir la société.

Malheureusement, comme nous le savons, le Plan Lautenbach et le plan WTB n’ont pas été appliqués. S’ils l’avaient été en 1931, les conditions qui ont permis à Hitler d’accéder au pouvoir en 1933 auraient été éliminées. Nous ferions donc bien d’en tirer les leçons pour aujourd’hui, et de nous détourner de l’ignoble politique d’austérité de Brüning que la Troïka met en place aujourd’hui.

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