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Etes-vous du côté des Argentins, ou des spéculateurs criminels ?

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Appel urgent d’Helga Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller, aux gouvernements européens.

Un combat à mort se déroule entre l’Argentine et deux « fonds vautours » [1], NML Capital et Aurelius Capital Management, combat dont l’issue déterminera si l’humanité sera précipitée dans la catastrophe et s’autodétruira dans une guerre thermonucléaire mondiale, ou si nous nous ressaisissons en inscrivant à l’ordre du jour un nouvel ordre économique mondial plus juste.

Que se passe-t-il ?

D’un côté, des méga-spéculateurs sans scrupules, à l’appétit insatiable, faisant partie intégrante d’une faction impériale dominée par les Anglo-Américains, qui cherche à ériger un empire mondial. Au centre de leur dispositif, la surveillance massive et permanente des citoyens par la NSA [américaine] et le GCQH [britannique], ainsi que l’accord de libre-échange transatlantique TTIP, qui donnerait tous pouvoirs aux multinationales et aux banques « trop grosses pour faire faillite », aux dépens des droits des gouvernements souverains protégeant le bien commun de leur population. En font également partie l’expansion vers l’Est de l’OTAN et de l’UE, la stratégie d’encerclement de la Russie et de la Chine et le grave danger de troisième guerre mondiale, cette fois-ci thermonucléaire, qui anéantirait l’humanité.

L’un de ces deux fonds vautours, NML Capital Fund, réclame le versement de 832 millions de dollars pour des obligations achetées au rabais pour 48,7 millions de dollars il y a six ans – soit un taux de profit de 1608 % ! Cela créerait un précédent pour les autres créanciers, précipitant l’Etat argentin dans un défaut de paiement qui déclencherait à coup sûr une crise systémique de l’ensemble du système financier international.

De l’autre côté, l’Argentine, qui a confirmé et démontré qu’elle compte rembourser ses dettes, mais en se gardant les moyens de maintenir la croissance économique requise pour cela. Le même argument avait d’ailleurs été invoqué par Hermann Abs en 1953, lors de la Conférence sur la dette à Londres, où se négociait la restructuration de la dette allemande. Dans un encart publié dans plusieurs grands journaux américains, l’Argentine a indiqué qu’elle paye et continuera à payer sa dette, mais dans des conditions qui ne tuent ni son peuple, ni son économie nationale.

Le verdict mortifère de la Cour suprême des Etats-Unis, en soutien aux fonds vautours, a provoqué une vague de solidarité internationale sans précédent en faveur de l’Argentine : l’Organisation des Etats américains (OEA) (à l’exception des Etats-Unis), le G77 avec ses 133 pays membres, le Mercosur (marché commun sud-américain), l’Unasur (Union des Etats d’Amérique du sud), la Chine, la Russie, la France et même une bonne centaine de parlementaires britanniques, soit plus de la moitié de l’humanité, tous défendent le droit de l’Argentine contre les usuriers.

La question cruciale est la suivante : le droit international, hérité des traités de Westphalie et exprimé dans la Charte des Nations unies, doit-il encore être respecté ou pas ? Un gouvernement souverain peut-il et doit-il défendre le bien-être des citoyens, ou bien les spéculateurs criminels ont-ils le droit d’utiliser tous les moyens, comme Shakespeare le présente de manière si puissante dans Le marchand de Venise, pour arracher au débiteur sa « livre de chair », même si celui-ci doit en mourir ?

Un rapprochement extraordinaire se produit entre les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et l’Amérique du Sud, en vue de bâtir un ordre économique mondial juste, fondé sur le développement de l’économie réelle, le progrès scientifique et technologique et une vision d’avenir. La réalisation d’un programme de « pont terrestre mondial » entre peuples et Etats, c’est-à-dire le programme que l’Institut Schiller (avec le Büso en Allemagne, Solidarité & Progrès en France, Movisol en Italie, l’EAP en Suède, l’Institut Schiller au Danemark ou encore Agora Erasmus en Belgique) élabore depuis des décennies, est ainsi à l’ordre du jour. C’est une perspective d’avenir qui, en tant que telle, crée le cadre permettant de mettre fin à la guerre comme solution aux conflits.

A l’opposé, la seule chose qu’ait à offrir le camp transatlantique est de sacrifier l’intérêt général, le bonheur et la vie de ses peuples, au profit d’un monstre de Frankenstein, la « stabilité des marchés », auquel il faudrait tout sacrifier alors qu’il est inexorablement en faillite. Ce système fait exactement ce que dénonce le pape François : il tue. On pourrait même le qualifier de satanique.

Dans la lutte entre l’Argentine et les deux fonds vautours, aucun terrain d’entente possible. De quel côté les gouvernements européens se rangent-ils ? Nous voulons une réponse officielle ! Maintenant !


[1Les fonds vautour sont des fonds d’investissements spéculatifs ou hedge funds qui se spécialisent dans l’achat à bas prix de dettes émises par des débiteurs en difficulté ou proches du défaut de paiement, qu’il s’agisse de dettes d’entreprises ou de dettes souveraines, avec pour objectif de réaliser une plus-value soit lors de la phase de restructuration de la dette, soit en refusant la restructuration et en obtenant par action en justice le remboursement de leur créance à une valeur proche de la valeur nominale plus intérêts et éventuels arriérés de retard. Leurs taux de recouvrement représentent en moyenne 3 à 20 fois leur investissement, ce qui équivaut à des rendements (nets des frais de justice) de 300 % à 2000 %.

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