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Helga Zepp-LaRouche : un changement de paradigme pour sortir de la poudrière thermonucléaire mondiale

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Voici un résumé du discours d’Helga Zepp LaRouche à la Conférence internationale de l’Institut Schiller des 24 et 25 novembre dernier, en Allemagne.

Pour la vidéo de son discours, voir ici.

Pour la transcription complète, cliquez ici.

Résumé

Helga Zepp-LaRouche a ouvert la conférence de l’Institut Schiller des 23 et 24 novembre, en exposant en termes très directs le terrible défi posé à l’espèce humaine : soit nous organisons un changement complet de paradigme, soit l’humanité pourrait être entraînée dans un processus d’effondrement économique, avec une nouvelle guerre mondiale à la clé.

Elle a longuement évoqué la poudrière du Moyen-Orient, qui pourrait aujourd’hui jouer le même rôle que les Balkans dans l’éclatement de la Première Guerre mondiale.

La moindre escalade pourrait nous plonger dans cet enfer, a souligné Mme LaRouche. Si un cessez-le-feu a pu être signé entre Israël et le Hamas, cela ne réduit en rien le danger d’une guerre entre Israël et l’Iran. Elle rappela les propos de Benyamin Netanyahou à la Knesset en mars dernier, où il avait averti que « tôt ou tard, les positions avancées de l’Iran à Gaza devraient être éliminées » , et son intervention à la dernière assemblée de l’ONU, où il arborait un dessin représentant une bombe nucléaire sur laquelle il avait tracé une ligne rouge, indiquant que cette ligne rouge serait franchie par l’Iran d’ici six mois.

Elle a ensuite passé en revue la demande de la Turquie pour que l’OTAN déploie des missiles antimissiles Patriot ainsi que 170 soldats allemands à la frontière turco-syrienne. Pour quoi faire ? Jusqu’à présent, aucune menace exigeant le déploiement de Patriot n’est venue de la Syrie, hormis quelques tirs de grenades ou d’artillerie. Et encore, on ne sait pas très bien qui a tiré.

Le secrétaire général de l’OTAN, Rasmussen, se veut rassurant, prétendant que les Patriot sont des armes uniquement défensives, a souligné Mme LaRouche. Mais quid des déclarations récentes du Premier ministre David Cameron, selon qui, tôt ou tard, le gouvernement britannique contribuera à créer une zone d’exclusion aérienne en Syrie ? Quid aussi de la déclaration du chef des Forces armées, David Richards, selon qui ce n’est qu’une question de temps avant que les forces armées britanniques n’interviennent en Syrie, si la situation humanitaire se dégrade.

Mme Zepp-LaRouche dénonça les pressions massives exercées sur l’Allemagne. Parce qu’elle a refusé de se mettre au pas lors des guerres d’Irak et de Libye, elle devrait aujourd’hui s’impliquer dans toutes les guerres de l’Alliance pour prouver sa loyauté ? Cette politique folle est contraire aux intérêts de l’Allemagne, car elle en ferait la cible des ennemis de l’OTAN.

Les politiques d’Empire

Mme LaRouche est revenue sur les conditions qui nous ont conduits au bord d’une nouvelle guerre mondiale. A la chute du mur de Berlin, nous aurions pu construire un monde de paix et de développement économique, car il n’y avait plus d’ennemi. Malheureusement, les néo-conservateurs de l’administration Bush ont décidé, en collaboration avec Margaret Thatcher, d’ériger un Empire mondial, fondé sur la « relation spéciale » anglo-américaine. Ils ont d’abord tenté de réduire la Russie au statut de pays du tiers-monde exportateur de matières premières. Puis ils ont engagé la politique de changement de régime contre tout Etat-nation souverain qui refuserait de se soumettre à cet empire.

Ceci a conduit à la première guerre du Golfe en 1990. En 1999, Tony Blair lança à Chicago sa doctrine d’ingérence humanitaire, baptisée Responsability to Protect (R2P), qui eut un fort retentissement aux Etats-Unis, à tel point que depuis un an, Blair est devenu conseiller spécial de Barack Obama pour les affaires étrangères.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni l’impulsion pour lancer la guerre d’Afghanistan ainsi que la deuxième guerre d’Irak, en mars 2003.

A l’automne 2011, il y eut l’intervention « humanitaire » contre la Libye, dans la foulée du « Printemps arabe », devenu plutôt entre-temps « l’éveil des Frères musulmans et salafistes ». Cette guerre devait être le point de départ de l’offensive contre la Syrie, puis contre l’Iran, toutes des guerres « prévues » par les manuels des néo-conservateurs dans la doctrine du « Clean Break » de Bush.

Et c’est là, poursuivit Mme LaRouche, que la Russie et la Chine décidèrent de bloquer cette stratégie d’Empire. Car au bout du compte, ce sont elles, puissances émergentes et encore nations souveraines, qui sont visées par ces politiques, elles qui sont soupçonnées de vouloir imposer leur hégémonie sur le monde. C’est à ce moment-là aussi que M. LaRouche a lancé une campagne internationale afin de mettre en garde contre le fait que cette stratégie de guerre conduirait à une troisième guerre mondiale. Grâce à ces interventions, grâce au rôle joué par certains militaires américains de haut rang, notamment le général Dempsey, chef d’état-major des armées, le pire a pu jusqu’ici être évité et une résistance a vu le jour.

Changer totalement de paradigme

Pour arrêter cet engrenage, il faut changer totalement de politique, a souligné Mme LaRouche. Il faut revenir aux trois principes de la Paix de Westphalie, défiant les Blair et autres impériaux qui en ont fait leur tête de turc : le pardon de toutes les offenses par chacun des antagonistes, le renoncement à toute politique qui ne soit pas dans l’intérêt de l’autre et le renforcement des Etats-nations souverains, protégeant leur peuple contre la finance rapace.

On doit revenir à une collaboration entre nations, autour de grands objectifs communs à l’humanité pour les deux générations à venir, l’un de ces objectifs étant la lutte contre le désert, qui occupe la partie la plus importante, notamment au Proche-Orient.

Pour cela, nous allons intégrer ces régions à notre projet de Pont terrestre eurasiatique, ajouta Mme Zepp-LaRouche, développant en détail ce vaste projet mondial de construction de chemins de fer rapides, centrales d’énergie et de dessalement de l’eau, canalisation et création de réservoirs d’eau, le tout permettant de poser les bases d’une paix par le développement économique. Ce nouveau paradigme doit se caractériser aussi par des percées de l’humanité dans le domaine scientifique et culturel.

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