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Irak, Syrie, Ukraine : démasquons la propagande de guerre !

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Il semble que Huxley et Goebbels ont conclu un mariage heureux. Pour le premier, il suffisait de répéter des milliers de fois un mensonge pour qu’une grande majorité de la population finisse par le reconnaitre comme vérité. Pour le deuxième, plus le mensonge est gros, plus ça marche !

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Tony Blair reste au centre de la propagande de guerre
Crédit : is-a-cunt.com

Aujourd’hui, on ne peut que constater qu’une partie de la presse participe activement à ce qu’elle sait être de la propagande de guerre. Après l’Irak et la Syrie, la voilà à l’œuvre sur l’Ukraine !

« Armes de destruction de masse » en Irak

Bien rare, et oh combien de temps après, ont été ceux qui ont reconnu que le « dossier » sur les armes de destruction de masse, supposées capables de frapper n’importe quelle ville d’Europe en moins de quelques heures, fut un faux.

Alors que les Nazis furent pendus à Nuremberg pour avoir fomenté des guerres d’agression, Tony Blair, dont les spin-doctors avaient cuisiné le document pour entrainer les Etats-Unis dans une guerre d’auto-destruction en Irak, n’a pas encore été inculpé pour crimes de guerre. Pire encore, il cumule sa fonction de président du Quartet chargé d’organiser la paix au Proche-Orient avec son poste de conseiller international de la banque new-yorkaise JP Morgan, ennemi historique de Franklin Roosevelt et de sa loi coupant les métiers de banque en deux. Voilà la dernière personne que Netanyahou a rencontrée avant de transformer Gaza en nouvelle Numance.

« Attaque à l’arme chimique » en Syrie

Encore plus rare, ceux dans le camp occidental remettant en cause la responsabilité du régime syrien de Bachar el Assad dans l’attaque aux armes chimiques à Ghouta, dans la banlieue de Damas. Pourtant, dans un rapport publié par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’ancien inspecteur de l’armement Richard Lloyd et le professeur Thedore Postor ont conclu que l’attaque au gaz sarin « n’avait pas pu » partir du secteur sous contrôle gouvernemental indiqué par la carte publiée par la Maison Blanche le 30 août 2013. Des sources françaises bien renseignées pointent du doigt le rôle des Britanniques dans le montage de cette opération, une manœuvre financée par l’Arabie Saoudite visant à provoquer une intervention étrangère.

Le vol MH 17 « abattu par Poutine » en Ukraine

Si les États-Unis et l’UE passent aux sanctions, c’est parce que la Russie est responsable du crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines. L’UE s’est fidèlement alignée sur les États-Unis, puisque le secrétaire d’Etat américain a affirmé dès le 20 juillet disposer de « preuves éclatantes » et déclamé sur CNN qu’il « est assez clair qu’il s’agit d’un système qui a été transféré de Russie et remis aux mains des séparatistes » pro-russes en Ukraine et que ces derniers bloquaient l’accès au site et refusaient de livrer les corps aux enquêteurs.

Pourtant, y compris aux États-Unis, l’agence Reuters précisait le 22 juillet : « Selon les estimations de responsables du renseignement américain, les séparatistes pro-russes ont probablement abattu accidentellement l’avion de ligne malaisien à l’est de l’Ukraine. Cependant, les États-Unis ne savent pas exactement qui a tiré le missile sol-air. ». Doute partagé par Associated Press qui écrivait qu’« il n’y a pas de lien entre le gouvernement russe et la chute de l’avion. Si vous nous demandez qui a tiré le missile : nous ne connaissons pas le nom, nous ne connaissons pas le rang, nous ne sommes pas encore à cent pour cent sûrs de l’origine du tir.

Pour sa part, le journal Politis rappelle que les corps des victimes ont été dûment rendus par les insurgés ukrainiens aux autorités néerlandaises. « Entreposés dans de bonnes conditions », comme l’a reconnu Peter Van Vliet, expert médico-légal hollandais présent sur place. Bien loin des accusations de saccage lancées par le camp occidental. Ajoutons que les boîtes noires de l’avion du vol MH17 ont bien été remises par les mêmes insurgés à la Malaisie. Suffisamment « intactes et en bon état » pour que le colonel Mohamed Sakri, du Conseil de la sécurité nationale malaisienne, les en félicite. Bien loin des soupçons de manipulations abondamment répercutés par les médias. Enfin, le 23 juillet, le Conseil néerlandais de sécurité (DSB) annonçait qu’il prenait le contrôle de l’enquête sur le crash avec un groupe de 24 experts internationaux, dont des Ukrainiens et des Russes. Bien loin des insinuations d’entrave à toute investigation qu’auraient exercée les rebelles.

Comme le précise Politis :

En attendant d’en savoir un peu plus sur les tenants et aboutissants de cette tragique histoire, des premiers enseignements peuvent en être tirés. Et ils ne sont guère glorieux pour le camp occidental. Les autorités occidentales ont confirmé une propension à l’amateurisme et à l’infantilisme qui est le propre des puissances acculées (cf. aussi les fiascos syrien, libyen, irakien, afghan...). Les ‘preuves accablantes’ du secrétaire d’État Kerry — où sont-elles ? — ne firent guère que rappeler le lamentable épisode des armes de destruction massives irakiennes, qui fit la honte du général Colin Powell en février 2003. Les médias dits ‘mainstream’ ont achevé de se ridiculiser et de se discréditer en relayant sans la moindre nuance tous les éléments de langage que leur distillaient les autorités. Entre insinuations grotesques et documents à charge bidonnés (entre autres, la vidéo diffusée par France 2 où l’on voit un camion lance-missiles ‘Buk’ attribué aux insurgés... mais, comme cela s’est vérifié ensuite, filmé en territoire contrôlé par les forces régulières de Kiev).

Que disent les professionnels du renseignement américain ?

Cette désinformation sur l’Ukraine, promu par des occidentaux et l’OTAN qui ont décidé d’aller en guerre contre le monde des BRICS pour sauver un système financier à l’agonie, vient d’être confirmée par une lettre ouverte au Président Barack Obama signée par plusieurs officiers du renseignement américain à la retraite regroupés dans Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS). Ils écrivent :

En tant qu’analystes du renseignement à la retraite habitués à attendre, sauf dans des cas d’urgence, des preuves concluantes avant de se précipiter dans un jugement, nous estimons que les accusations contre la Russie doivent être fondées sur des preuves plus convaincantes. Plus encore lorsqu’il s’agit d’incidents sensibles comme le crash d’un avion de ligne. Par conséquent, nous sommes fortement troublés par l’amateurisme qui à pu conduire à présenter des preuves floues et peu sûres, notamment par la voie des ’réseaux sociaux’.

En tant que professionnels, l’usage non professionnel ou partiel de renseignements nous met dans l’embarras. Et tant qu’Américains, nous cultivons l’espoir que, si vous disposez en effet de preuves plus concluantes, vous aller trouver le moyen de les rendre publiques au plus vite. En accusant la Russie d’être directement ou indirectement responsable, le secrétaire d’Etat John Kerry a été particulièrement affirmatif. Les preuves ne le sont pas. Ses déclarations sont prématurées et portent la marqua d’une tentative d’intoxiquer les membres du jury.

Si les renseignements sur le crash de l’avion sont aussi faibles que laissent apparaitre les bribes qui sont entrées dans le domaine public, nous vous suggérons fortement d’annuler la guerre de propagande et d’attendre les conclusions de ceux chargés de l’enquête (…)

Nous vous renouvelons également nos recommandations du 4 mai, visant à enlever les causes de cet affrontement, en affirmant publiquement qu’il est hors question que l’Ukraine puisse faire partie de l’OTAN et que vous êtes personnellement disposé à rencontrer le Président Poutine afin de discuter comment déminer la situation et reconnaitre les intérêts légitimes des parties engagées dans le conflit. La suggestion d’une rencontre au sommet a eu un écho retentissant dans les médias russes indépendants. Pas dans la presse américaine. Nous n’avons d’ailleurs pas eu de réponse non plus de votre part. La courtoisie d’une réponse s’impose.

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Crédit : S&P, Rémi Lebrun
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