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LaRouche : pas de sortie de crise en Europe et aux Etats-Unis sans Glass-Steagall

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Lors de sa conférence internet du 5 octobre, l’économiste américain Lyndon LaRouche a affirmé qu’étant donnée « la politique hyperinflationniste » engagée par les banques centrales des deux côtés de l’Atlantique et l’état de désintégration de l’économie réelle, « il est absolument impossible que les Etats-Unis et l’Europe s’en sortent sans une réforme Glass-Steagall » de leur système financier.

Nettoyer le système financier

A ce sujet, il a bien précisé que le simple « ring fencing » (séparation sous le même toit) en cours en Angleterre ou en France ne marcherait pas et est même « suicidaire », car il n’a rien d’une séparation stricte entre banques casino et banques utiles. En effet, cette dernière, a-t-il rappelé, implique l’annulation pure et simple des dettes de jeu accumulées par les établissements financiers de la City, de Wall Street et d’Europe continentale, car ces actifs spéculatifs « sont sans valeur aucune ».

Glass-Steagall signifie la mise en faillite organisée de l’ensemble du système financier, à l’exception des établissements bancaires pouvant servir à une émission de crédit dirigée vers l’économie productive.

Vers un système de crédit

Notant que ces derniers seraient peu nombreux et qu’ils représenteraient une force de frappe très limitée pour relancer l’économie, Lyndon LaRouche a expliqué que ces banques devront opérer au sein d’un « système de crédit » mené par des banques nationales. Ces émissions de crédit public seront « garanties par les gouvernements », par leurs investissements « dans des projets à long terme porteurs de croissance physique » des économies. Ces projets, à l’image du NAWAPA défendu par son Comité d’action politique en Amérique du Nord, doivent créer une nouvelle capacité économique sur les territoires, alimentant ainsi une réindustrialisation et la création massive d’emplois qualifiés – 14 millions aux Etats-Unis dans le cas du NAWAPA, a-t-il précisé.

Un tel système de crédit est une réfutation violente du dogme monétariste : « l’argent n’a aucune valeur intrinsèque ; le monétarisme n’est qu’une croyance issue des systèmes oligarchiques où une une classe dirigeante minoritaire et nuisible règne sur les peuples (...) Cette notion de valeur fixe de l’argent est une véritable prison pour la société. »

Ce dogme ne survit aujourd’hui que parce qu’il est accompagné d’un « système des partis » où les dirigeants pensent « comme des équipes de football » : ils ne pensent qu’à battre l’autre équipe et ne font « rien pour le bien du pays ». Les électeurs sont aussi les plus bêtes du monde s’ils acceptent de ne voter que pour départager ces équipes de foot ; il faut au contraire en appeler aux citoyens pour affronter les enjeux les plus cruciaux pour la survie de la société, a-t-il dit.

Le problème Obama

Lyndon LaRouche a ensuite ramené la discussion sur le problème que représente Obama : étant donnée la tension stratégique mondiale et l’attentat de Benghazi que l’administration américaine a laissé faire – le LPAC a réuni l’ensemble des témoignages et des faits le démontrant – Obama n’est qu’un instrument aux mains d’une stratégie menant le monde vers une confrontation nucléaire entre les Etats-Unis d’un côté, et la Russie et la Chine de l’autre.

Personne ne peut nier cela, a-t-il dit, rappelant que le ministre russe des Affaires étrangères a lui-même évoqué à la télévision américaine le risque qu’à « l’automne arabe » ne succède un « hiver nucléaire ».

Peu importe les échéances électorales en cours, et même si l’élection de Mitt Romney serait également catastrophique, Obama doit être évincé, a-t-il exhorté, car l’ensemble de sa politique ne peut que mener, à partir de l’Iran et de la Syrie, à un conflit mondial avec la Russie et la Chine. Le grand danger avec Obama, a-t-il de nouveau précisé, c’est qu’il est atteint d’un « syndrome néronien » : sa conduite n’est absolument pas guidée par des motifs humains mais intégralement définie par ses pulsions narcissiques. A comparer, même Romney semble humain, a-t-il noté.

Un changement global

« Le système euro est un crime contre l’humanité », a-t-il déclaré, en rappelant qu’il fut imposé par Londres à l’Europe et à l’Allemagne en particulier, par les intermédiaires politiques de Mitterrand, Thatcher et Bush père. « L’euro est en faillite et court droit à l’hyperinflation » ; il n’y a rien qui puisse inverser le cours des choses sinon la volonté des peuples de s’en sortir. Dès lors, a-t-il déclaré, les Etats-Unis devront « soutenir ces revendications légitimes » pour le rétablissement des souverainetés nationales.

Une fois ces changements opérés des deux côtés de l’Atlantique, le monde aura la liberté pour penser à se réorganiser. Dans cette vision, les « Etats-nations souverains » seront un « facteur de stabilité » au sein d’un « système international de coopération » régi par la « délibération ». L’établissement d’un système de crédit permettra à l’ensemble des pays de se reconstruire là où aujourd’hui la mondialisation monétariste a de nouveau créé les conditions d’une guerre mondiale.

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