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Les leçons de la faillite de Détroit

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La détresse de Detroit, autrefois le moteur industriel de la nation américaine, n’est qu’un exemple de l’effondrement de l’économie réelle de cette ancienne superpuissance industrielle.

En 2010, le taux de chômage à Détroit se situait à 25 % et le taux de pauvreté à près du double. Depuis 2000, les recettes fiscales de la ville ont chuté de 40 %, tandis que les banques (européennes comprises) engrangeaient de juteux profits sur les prêts accordés.

Mais la faillite n’était pas inévitable. Une proposition mise en avant en 2005 par le LaRouche PAC, soutenue alors par des responsables syndicaux et politiques, aurait permis la reconversion industrielle des sites de production automobile en unités de production de pièces d’équipements essentiels au renouvellement de l’infrastructure dont les Etats-Unis ont un grand besoin. Le destin de Détroit, a insisté le LaRouche PAC, n’était pas irrémédiablement lié, comme ont voulu le faire croire certains romantiques impuissants, à la production d’automobiles. Rappelons que pendant la deuxième guerre mondiale une partie des usines avait été convertie pour la production d’avions et autres types d’équipements.

Une politique nationale de crédit public, dans le cadre d’une réorganisation de la Réserve fédérale et d’un nouveau New Deal, aurait ainsi permis de construire les équipements nécessaires à la rénovation et à la construction de canaux, de voies navigables et de chemins de fer dans tout le pays, intégrant de nouvelles technologies comme des trains à lévitation magnétique ou sur coussin d’air.

Un programme continental pour la gestion des ressources hydrauliques, tant pour la navigation, l’irrigation, que pour l’hydroélectricité – comme NAWAPA – aurait permis de maintenir la main d’œuvre hautement qualifiée de Détroit et autres grands centres industriels en activité pour plusieurs décennies, tout en assurant les ressources en eau pour le secteur agricole, qui souffre depuis de nombreuses années déjà d’un manque chronique d’eau.

Les membres du Congrès et la Maison Blanche ont cyniquement rejeté la proposition du LaRouche PAC, entraînant l’accélération du déclin.

Plutôt que de s’engager dans cette politique de renouveau industriel et national dont les effets bénéfiques, pour l’ensemble de la population, auraient été parfaitement prévisibles, les pouvoirs publics américains, incluant Barack Obama, qui avait pourtant fait miroiter l’idée d’un New Deal au moment de sa campagne électorale de 2008, ont préféré livrer la ville de Détroit et autres municipalités (ainsi que les Etats) aux paris financiers, parfaitement risqués et imprévisibles, des grandes banques transatlantiques.

Le président Obama aime répéter qu’il a « sauvé » le secteur automobile. Il s’agit là de l’une de ses nombreuses déclarations en trompe l’œil sinon totalement mensongère. La réalité est que le renflouement en 2009 des « trois grands » constructeurs automobiles de Détroit (GM, Chrysler, Ford) a avant tout servi à rembourser les créanciers et l’activité de financement de prêts des constructeurs, tout en remplaçant les travailleurs bien rémunérés par une main d’œuvre bien moins nombreuse, gagnant la moitié du salaire de ses prédécesseurs. Pendant que les trois grands étaient « restructurés », sur le dos des travailleurs et des contribuables, on démantelait les moyens de production des constructeurs pour les vendre littéralement comme de la ferraille. Ceci a mené à son tour à l’exode encore plus grande de la population, provoquant l’effondrement des recettes fiscales.

La faillite de Detroit est non seulement la preuve du caractère mensonger des déclarations d’Obama, mais elle devra surtout servir à relancer le débat sur la nécessité de conduire des enquêtes en profondeur sur les activités criminelles des grandes banques internationales qui ont piégé, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, les municipalités et autres agences publiques avec leurs instruments financiers toxiques, pour ne pas dire de destruction massive.

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