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Tragédie du viaduc de Gênes

La rédaction
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Face à l’austérité meurtrière,
redonnons à l’Etat son rôle de stratège

Déclaration de S&P

Paris, le 17 août 2018 — Les ruines du viaduc Morandi à Gênes, dont l’effondrement partiel le 14 août dernier a causé la mort d’au moins 38 personnes, sont un triste reflet de notre système économique actuel. Elles nous rappellent avec violence le caractère criminel de cette logique à court terme qui pousse à la négligence, à l’irresponsabilité et à la corruption, en sacrifiant la sécurité et le bien-être des citoyens sur l’autel de l’austérité budgétaire et de la privatisation.

Pointer du doigt le défaut de construction de la structure ne suffit pas à expliquer l’ampleur de la tragédie. Il faut y voir bien au contraire les conséquences d’un long et irrémédiable processus de destruction du service public et des secteurs les plus productifs de notre économie.

En France, l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge de 2013 et l’affaissement du viaduc de Gennevilliers le 15 mai dernier sont autant de signaux d’alarme nous rappelant combien il est urgent d’intervenir pour inverser ce processus.

Le rapport d’audit du ministère du Transport, publié en juillet sur l’état de nos infrastructures routières et autoroutières, ne fait que confirmer ce constat.

Sur les 12 000 ponts encore gérés par l’Etat, 30 % nécessitent des travaux d’entretien ou de grosses réparations. Dans 7% des cas les dommages sont estimés plus sérieux et présentent des risques d’effondrement.

S’ajoutent à cela 170 000 autres ponts que les collectivités locales ont désormais la charge de gérer, dans un contexte où l’Etat ne cesse de diminuer les dotations qui permettraient d’y pourvoir.

Résultat : un pont sort chaque jour de la liste des constructions considérées comme en bon état. Et le manque d’inspections régulières et de travaux de maintenance sur les ouvrages fait peser le risque d’accidents au moins aussi graves que celui qui a endeuillé l’Italie.

A cela s’ajoutent les privatisations (autoroutes, aéroports, voies ferrées). Ne serait-ce que pour la société Atlantia-Benetton en charge du viaduc italien à Gênes, ses dividendes aux actionnaires ont fortement grimpé en 2017 au détriment, bien évidemment, des investissements réels dans la maintenance des réseaux autoroutiers qu’elle est censée gérer.

Quand on sait que cette même société possède aujourd’hui les aéroports de Nice, Cannes et Saint-Tropez, qu’elle contrôle la SANEF et détient 15 % d’Eurotunnel, on est en droit de se demander si le drame qui a eu lieu à Gênes ne pourrait pas être un précédent pour d’autres catastrophes en France et ailleurs en Europe.

Il n’y a pourtant aucune fatalité à cela. La solution existe. Mais elle demande que nous nous mobilisions.

Durant la dernière présidentielle de 2017, Jacques Cheminade et Solidarité & Progrès ont porté cette solution avec pour principaux piliers la loi de séparation bancaire, la renationalisation des services publics les plus nécessaires au bien commun (dont les autoroutes), et le retour à une politique de crédit national productif vers de grands projets à long terme permettant d’équiper l’homme et la nature.

Pour pouvoir le faire, il faut une refonte complète de la construction européenne (aujourd’hui courroie de transmission de l’oligarchie financière) vers la refondation d’une Europe des patries garante de l’intérêt des peuples.

C’est seulement dans ces conditions que l’Etat stratège pourra garantir les investissements nécessaires au maintien et à la construction de nouvelles infrastructures plus modernes et plus sûres et permettre la création d’au moins cinq millions d’emplois productifs qualifiés en cinq ans. Plutôt que de laisser la Banque centrale européenne renflouer les mégabanques et entretenir leur jeu financier pervers, nous proposons d’investir 100 milliards d’euros par an dans les infrastructures et la production réelle. Seule cette démarche assurera l’avenir des générations futures.

Rappelons-nous que les infrastructures de base, qu’il s’agisse du transport, de la santé, de l’éducation, ou encore de la recherche scientifique, ne sont pas de simples ornements de l’économie, mais bien ses fondements mêmes. En faire des variables d’ajustement pour sauver nos établissements bancaires virtuellement en faillite revient tout simplement à sacrifier des vies humaines innocentes et à se rendre coupable d’un véritable crime.

Le meilleur hommage que l’on puisse faire aux malheureuses victimes de ce dramatique accident survenu à Gênes est donc de revenir à une conception humaine de l’économie.

Ce pari sur l’avenir est aussi le meilleur moyen de s’assurer que d’innocentes victimes ne subissent plus tard le même sort.

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  • Benoît • 18/08/2018 - 10:56

    C’est une horrible catastrophe, on aurait pu éviter ça .. Il faut mobiliser les français, y’a que ça à faire !

    • BONIN Stéphane • 20/08/2018 - 12:55

      Il faut surtout réformer totalement la vision économique ultra-libérale de l’ UE et ses politiques d’ austérités ignobles et mortifères . Et, si cela n’ est pas possible (cette fameuse et fumeuse règle "d’ unanimité"), alors il faudra franchier le pas : FREXIT !

    Répondre à ce message

  • Julie • 21/08/2018 - 08:36

    Je fais suivre cet article à un maximum de monde. Il est très important que nous agissions.

    • BONIN Stéphane • 22/08/2018 - 19:20

      Bien d’ accord avec vous ! Les "simples citoyens/gens" accusent déjà les Italiens de "fainéants/paresseux/incapables"..............sans se rendre compte qu’ ils disaient déjà la même chose sur les Grecs ; or, aujourd’ hui, plus personne ne peut nier que les problèmes de la Grèce viennent en grande majorité "de la potion magique" financière de l’ UE . Alors, avec un peu de réflexion, ils peuvent voir que c’ est la même chose pour l’ Italie : pas la peine d’ accuser Salvini et Conte (ils sont aux manètes gouvernementales que depuis 3 mois), quoiqu’ on pense d’ eux, mais interrogeons nous sur ce qu’ à fait Renzi les années précédentes ! Au fait, Renzi n’ est-il pas un un exemple pour Macron ?

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  • Éric DC • 18/08/2018 - 11:49

    Bonjour, vous les trouvez où les 100 milliards par an ?
    Cordialement
    Éric

    • Benoît • 20/08/2018 - 10:50

      Les 100 milliards seraient du crédit public émis par une Banque nationale, pas de l’argent pris sur l’économie. Pourquoi c’est possible ? Si vous faites le calcul de ce que la BCE a émis pour renflouer les banques depuis cinq ans, cela donne environ 950 milliards par an. Or la part française au capital de la BCE est de 12% (de mémoire) donc en réalité la France a déjà émis via la BCE environ 100 milliards € par an... Mais pour les banques ! Donc ce type de montants n’est pas exceptionnel. Mais s’ils étaient investis directement dans des activités productives, l’effet des 100 milliards serait bien plus positif. Voir la série vidéo suivante pour en savoir plus : Vidéos d’animation sur l’économie : https://www.youtube.com/playlist?list=PLPs6Ld260e3EqXuHuI6uQpTCSNe1W8EyF

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Solidarité & progrès, le projet

12 janvier
Notre politique
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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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