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Palmyre, la musique classique pour vaincre le terrorisme

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Après des mois de combats acharnés, la ville de Palmyre, conquise par Daech en mai 2015, a été reprise le 27 mars par l’armée syrienne, avec l’appui de l’aviation russe guidée au sol par de jeunes officiers des forces spéciales. L’un d’eux, Alexandre Prokhorenko, se sachant condamné car encerclé par les soldats de Daesh, et refusant de se rendre, dans un acte d’héroïsme peu commun, a indiqué sa propre position à l’aviation russe pour qu’elle vienne le bombarder...

Une ville ravagée

La cité antique de Palmyre, classée au Patrimoine mondial de l’humanité, a subi des dommages irréversibles sous l’emprise des extrémistes pseudo-islamistes : ils ont détruit à l’explosif des monuments antiques tels que l’illustre temple de Bêl ou celui de Baalshamin, ainsi que l’arc de triomphe et le musée, tout en vendant au marché noir les antiquités pillées sur place.

Lors d’une macabre mise en scène, Khaled Asaad, l’un des fondateurs de l’archéologie syrienne et chef du département des antiquités de Palmyre, après avoir été torturé, a été décapité pour avoir refusé d’indiquer où se trouvaient les trésors de la ville. Sa dépouille a ensuite été accrochée à un mât, devant un des bâtiments à la restauration desquels il avait consacré l’essentiel de sa vie. Afin de dissuader les mécréants d’admirer ces vestiges, les images de la destruction de ces édifices figurent dans les films de propagande de Daech.

Une fois la ville libérée, les démineurs russes, aidés de jeunes Syriens, ont travaillé sans relâche pour désamorcer près de 3000 engins explosifs disséminés sur les routes, dans les immeubles d’habitation et les monuments historiques.

Laver la ville de la laideur

Pour laver la ville de la laideur de cette barbarie, la Syrie et la Russie ont eu le génie et la grandeur d’âme d’y faire venir de Saint-Pétersbourg le célèbre chef d’orchestre russe Valeri Guerguiev, pour organiser le 5 mai, dans l’amphithéâtre en ruines, un concert intitulé « Prière pour Palmyre, la musique redonne vie aux murs anciens ».

Après une brève allocution du Président russe Vladimir Poutine, remerciant les soldats mais surtout les musiciens et appelant toutes les forces de la planète à s’unir dans le combat contre le terrorisme, l’Orchestre symphonique du théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg a joué devant 400 habitants de la région, auxquels s’étaient mêlés soldats syriens et russes.

Une quarantaine de musiciens de renommée internationale avaient fait le déplacement, au péril de leur vie. Également dans l’auditoire, parmi de nombreux dignitaires, une délégation de l’UNESCO, le fils de Khaled Asaad ainsi que le ministre russe de la Culture. « Nous pensons que Palmyre aurait pu être sauvée », explique Mikhail Piotrovsky, le directeur du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, qui s’engage à financer une partie de la reconstruction. « Voyez sa situation géographique : l’avance des Américains et des alliés était telle que beaucoup d’objets d’art auraient pu être déplacés. Ceux qui approchaient de Palmyre auraient pu être bombardés facilement. Mais ils ne l’ont pas été. Et nos hommes n’y étaient pas encore. »

Quoi de plus émouvant que la vidéo diffusée sur le site de RT, mêlant images de cet orchestre installé au cœur de l’amphithéâtre antique, entouré de 400 spectateurs, dont des soldats, et vues aériennes de ce site historique, le tout aux sons poignants d’une Chaconne de Jean-Sébastien Bach interprétée par un violoniste russe, suivie de la Première symphonie de Sergueï Prokofiev.

Agacement occidental

Du côté de Londres et Washington, la frustration de voir une fois de plus Poutine emporter la manche a fait rager. D’emblée, pour la presse occidentale, tout cela n’était qu’arrogance russe et pour le ministre britannique des Affaires étrangères, Philippe Hammond, l’évènement n’était qu’une « tentative de mauvais goût de détourner l’attention des souffrances continues de millions de Syriens ». Londres, sans la moindre preuve, accuse le régime syrien d’être responsable de frappes aériennes contre un camp de déplacés, ayant tué au moins 28 civils. « Cela montre que le régime est capable de toutes les bassesses. Il est temps pour ceux qui ont de l’influence sur Assad de dire que ça suffit », a renchéri M. Hammond, en référence à la Russie. Un correspondant de presse britannique a même comparé Poutine à « un Néron jouant de la lyre dans Rome en flammes... ».

Pour Le Figaro, le président russe ne faisait que « mettre en musique sa puissance militaire » et ne cherchait qu’à « asseoir son autorité morale dans le dossier syrien », alors que le nom d’un des musiciens est mentionné dans les Panama Papers !

Ce concert démontre une fois de plus que la musique classique n’est pas un luxe réservée à une élite. Il restera dans l’histoire comme le symbole d’une victoire de la civilisation contre la barbarie.

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