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Le NON néerlandais au référendum : une victoire pour les Européens !

La rédaction
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Partisans du "non" à Amsterdam.
Crédit : Reuters

Bruxelles a beau le nier, à chaque fois qu’un référendum est organisé dans un pays de l’Union européenne, celle-ci en sort perdante. Les citoyens des Pays-Bas l’ont à nouveau confirmé le 6 avril dans une consultation populaire sur l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE, considéré comme un premier pas pour son entrée dans l’UE. Le « NON » l’a largement emporté avec 61 % des voix.

Depuis le 1er juillet 2015, la loi néerlandaise permet aux néerlandais d’appeler à un référendum consultatif sur un texte législatif, à condition de recueillir au moins 300.000 signatures. La pétition contre l’accord d’association Ukraine-UE, en a récolté 470 000, un référendum a donc dû être convoqué.

Au moment où les Pays-Bas occupent la présidence tournante de l’Union, ce "NON" à l’accord entre l’Ukraine et l’UE - déjà ratifié par les vingt-sept autres États membres, et approuvé par le Parlement néerlandais – met le gouvernement hollandais dans une situation embarrassante. Dans un rare commentaire sur le sujet, le Premier ministre libéral Mark Rutte, a déclaré concernant le processus de ratification et suite au résultat du référendum :

Il s’agit là d’un processus complexe et d’un tout nouveau phénomène qui ne s’était jamais produit jusqu’à présent. Cela pourrait encore prendre du temps. C’est tout ce que je peux en dire pour le moment.

De leur côté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est dit « attristé » par le résultat exprimé. (Rappelons que c’est le même qui fut durant 12 ans jusqu’à sa promotion à Bruxelles, le Premier ministre d’un des plus importants paradis fiscaux d’Europe, le Luxembourg.), et la Commission européenne prétend que ce résultat restera sans conséquences.

Or, cela pourrait très bien avoir un impact sur le référendum au Royaume-Uni à propos du « Brexit », et si les Britanniques se prononcent pour la sortie de l’UE, cela pourrait déclencher une réaction en chaîne dans d’autres pays. Éclaboussé par le scandale des Panama Papers, un David Cameron visiblement déstabilisé n’a pu dire que : 

J’espère que cela n’aura pas de répercussions sur le résultat de notre référendum, parce qu’il s’agit d’un thème très différent.

Et pourtant, la question essentielle est bien la même. Même si le sujet explicite du référendum hollandais était limité à l’accord avec l’Ukraine – un pays notoirement corrompu dont se sert l’OTAN pour envenimer les relations avec la Russie –, la population néerlandaise, comme partout ailleurs dans l’UE, en a assez des politiques supranationales et technocratiques appliquées par Bruxelles à tous les niveaux. Entre autres, le sauvetage des banques au détriment de l’intérêt général, les désastreux « changements de régime » et les guerres et conflits sans fin imposés par l’empire anglo-américain.

Mais le gouvernement hollandais ne semble pas vouloir entendre la voix de la raison.

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