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Ce que révèle l’offensive militaire russe contre Daech

La rédaction
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Tir de missile russe Kalibr en mer Caspienne.
Crédit : Twitter

La campagne militaire russe en Syrie, coordonnée avec des unités de l’Armée syrienne et des forces d’appoint des Gardiens de la révolution iraniens, du Hezbollah et des volontaires irakiens, a fait d’importantes avancées dans le Nord de la Syrie, reprenant certaines villes et régions occupées depuis longtemps par l’État islamique (Daech) et le Front al-Nosra.

Le ministère russe de la Défense s’est dit prêt à augmenter les sorties aériennes quotidiennes contre les forces djihadistes si nécessaire, tout en précisant que celles-ci sont cantonnées au nord de la Syrie. Les forces des rebelles dans le sud, près de la frontière avec la Jordanie, poursuivent de leur côté leurs opérations, puisqu’elles font majoritairement partie de l’Armée syrienne libre et ne comptent aucun combattant djihadiste venu de l’étranger.

Alors que les commentateurs américains s’amusent à prédire que les Russes s’enliseront en Syrie, comme jadis en Afghanistan, la réalité est que la Russie est bien mieux positionnée pour gagner la guerre contre les djihadistes que les Etats-Unis et leurs alliés, qui cherchent avant tout à renverser le gouvernement el-Assad.

Des analystes militaires américains admettent être stupéfaits par l’amélioration de l’équipement militaire russe et de son efficacité depuis la guerre de 2008 en Géorgie.

Le lancement de missiles de croisière par quatre navires russes depuis la mer Caspienne contre des cibles de l’IS (État islamique) a véritablement choqué nombre de stratèges militaires américains, qui en concluent que les Russes sont plus avancés que les Américains dans certains systèmes d’armement.

C’est également ce que constate l’analyste Gustav Gressel, dans un rapport de l’European Council on Foreign Relations (ECFR) du 12 octobre intitulé « La révolution militaire tranquille de la Russie et ce qu’elle signifie pour l’Europe ».

Pour sa part, la revue américaine Defense News souligne que les Russes ont démontré pouvoir tirer des missiles de très haute précision en utilisant des vaisseaux de taille modeste comme des corvettes, peu onéreux et situés à une grande distance de l’objectif, et que ces vaisseaux peuvent être déployés tant sur le système fluvial interne qu’en mer.

Ainsi, explique Defense News :

Si peu de stratèges regardaient la flotte russe en mer Caspienne comme faisant partie d’unités significatives dans l’ordre d’une bataille, (…) cela a changé le 7 octobre, lorsque quatre vaisseaux russes dans la mer Caspienne ont tiré 26 missiles de croisière Kalibr SS-N-30A sur des cibles situées en Syrie, à quelque 1000 miles nautiques de distance.

Un sous-marin russe de dernière classe, le tout nouveau Novorossiysk, entré en service en 2013, vient par ailleurs de franchir le Bosphore, escorté par un navire turque, en route vers la Méditerranée.

Ce bâtiment fait partie d’un groupe de six sous-marins stationnés en mer Noire, propulsés par des moteurs diesels et équipés de torpilles mais aussi de missiles Klub S semblables à ceux qui ont été tirés vers la Syrie le 7 octobre. Selon une description de RT en juin 2014, ces sous-marins (Project 636.3) sont les plus silencieux du monde, et ont été baptisés par l’OTAN de « trous noirs ».

Defencenet rapporte de son côté que les Russes ont également déployé leur système de guerre électronique Karasukha 4, opérant depuis le sol, à leurs bases de Lataquié et de Tartouse en Syrie. Le système peut brouiller les systèmes de détection et de commandement aéroportés (AWACS en anglais) et autres systèmes du même type, et endommager de manière permanente les dispositifs radio-électroniques, tout en affectant les satellites évoluant en orbite basse ainsi que les drones.

Tous ces éléments permettent d’affirmer que ce n’est pas Russie qui est une guerre en retard...

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