www.solidariteetprogres.org | BP27 92114 Clichy cedex | 01 76 69 14 50

Accueil >Actualité >Guerre

La Nouvelle route de la soie passe par New York et Copenhague

La rédaction
1267 visites
JPEG - 78.1 ko
Helga Zepp-LaRouche lors de son intervention à New-York.
Crédit : Schiller Institute

Depuis le début de l’année, nos alliés de l’Institut Schiller mobilisent les forces vives de part et d’autre de l’Atlantique pour rallier l’Occident à la dynamique gagnant-gagnant des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

New-York

Près de deux cents personnes assistaient à la conférence de l’Institut Schiller à New York, le 28 mars dernier, sur le thème : « Nouvel âge de ténèbres ou nouvelle Renaissance ? Les BRICS, une option sûre pour éviter une troisième guerre mondiale. »

Ouvrant la conférence, Helga Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller et alliée politique de Jacques Cheminade en France, décrivit de façon dramatique mais entièrement factuelle, la menace de troisième guerre mondiale qui pèse aujourd’hui sur le monde en raison de la géopolitique occidentale en Ukraine.

A l’origine de cette menace, la dérive des États-Unis, à travers leur relation privilégiée avec l’Empire britannique, après la chute du mur de Berlin en 1989. A l’époque, se prenant pour les grands vainqueurs de la Guerre froide et sous l’influence des cercles néoconservateurs autour de Bush père et fils, les États-Unis se mirent à rêver d’un Empire mondial à une seule tête.

Selon leur doctrine, énoncée par le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) créé en 1997 et reprise à son tour par Obama, aucune puissance ne doit se reconstituer dans les zones d’influence de l’ancienne URSS et en Asie de l’Est ou du Sud-ouest, susceptible de remettre en cause l’hégémonie des États-Unis.

Or, comme l’expliqua Mme LaRouche, la Russie s’est relevée de sa chute, la Chine est désormais la deuxième puissance économique du monde et les BRICS représentent, avec leurs alliés, plus de la moitié de la population mondiale. Il serait pourtant facile d’éviter une telle conflagration mondiale !

Il suffirait que les États-Unis rejettent les théories d’Empire que leur allié britannique leur souffle à l’oreille et rejoignent la dynamique de croissance économique et infrastructurelle, lancée par les BRICS à Fortaleza en juillet 2014.

Helga Zepp-LaRouche décrivit le basculement saisissant du monde vers cette perspective : la myriade d’accords économiques signés entre tous ces pays et surtout, la création d’institutions bancaires, comme la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII), la Nouvelle banque de développement (NBD) des BRICS, etc., pour financer ces projets vitaux.

Elle développa ensuite les bases philosophiques de leur approche westphalienne du monde, issue des conceptions de Nicolas de Cues à la Renaissance : des États-nations, tels des microcosmes, travaillant en harmonie dans ce macrocosme qu’est le monde – et les points communs de cette philosophie avec les idées confucéennes chinoises.

SON DISCOURS COMPLET (en anglais)

Deux messages importants furent reçus, émanant de la conférence annuelle du Forum mondial russe, organisée au Sénat américain le 26 mars pour célébrer le 70e anniversaire de la victoire dans la Deuxième guerre mondiale.

Le premier, adressé par Edward Lozansky, président de l’Université américaine à Moscou :

C’est la trente-cinquième fois que nous nous rencontrons au Sénat pour discuter des questions importantes concernant les relations États-Unis/Russie. Je pense que nous sommes à une époque très dangereuse. Je ne me souviens de rien de pire, même durant la Guerre froide. Il est donc temps pour tous ceux qui veulent éviter une catastrophe, d’agir. Ne restez pas passifs. Tâchez de faire quelque chose : une conférence, des éditoriaux, envoyez des lettres à vos congressistes... Car nous approchons d’un moment de non retour. (…) Rejoignez ce groupe !

L’autre d’Igor Okunev, de l’Institut public des relations internationales de Moscou (MGIMO) et vice-doyen de l’École des sciences politiques, pour qui il est préférable,

que dans l’arène internationale, on n’assiste pas à un monologue d’Etat ; mieux vaut un dialogue entre États, au cours duquel nous (…) trouverions des solutions acceptables par toutes les parties.

Accueillis par Dennis Speed, de l’Institut Schiller de New York, d’autres orateurs prirent ensuite pris la parole : James Chie Hsuing, professeur de politique et de droit international à l’Université de New York, le père Thémistocle Adamopoulos, missionnaire en Sierra Leone, le Dr Abdul Alim Muhammad, directeur du centre médical Abundant Life, et Megan Beets, de l’équipe scientifique de Lyndon LaRouche.

Copenhague

JPEG - 35.4 ko
A la conférence de l’institut Schiller de Copenhague : l’auteur danois Jens Jørgen Nielsen (à gauche) et Tom Gillesberg (Président de l’Institut Schiller au Danemark).
Crédit : Schiller Institute

« Guerre avec la Russie ou coopération avec les BRICS ? » Tel était le thème du séminaire organisé conjointement le 27 mars à Copenhague par l’Institut Schiller et la communauté russe danoise. Parmi les 85 participants, des représentants de six ambassades, dont plusieurs pays asiatiques, des sympathisants de l’Institut Schiller et des membres de la communauté russe.

Le premier orateur était le conférencier Jens Jørgen Nielsen, auteur du livre På egne præmisser – Putins nye Rusland (Selon ses propres prémisses – la Nouvelle Russie de Poutine). Pour cet ancien correspondant du journal danois Politiken, si le monde court aujourd’hui le risque d’un affrontement nucléaire, c’est essentiellement à cause des erreurs occidentales.

La première erreur, précise Jensen, fut la volonté occidentale d’élargir sans limite l’UE et l’OTAN vers l’Est et de mettre en place un système anti-missile dirigé contre la Russie. Autre cause de tension, Nielsen pointe du doigt le coup d’Etat à Kiev, largement téléguidé par les Occidentaux.

Il décrivit dans quel état de faillite se trouvait la Russie suite au pillage d’Eltsine, l’homme des Occidentaux. Ayant hérité de cette situation catastrophique, Poutine tente de redresser la barre. Son souhait est de faire à nouveau de la Russie une grande nation, coopérant avec les Etats-Unis, l’UE et l’OTAN, mais les Occidentaux lui rendent la tâche impossible, conclut Nielsen.

Tom Gillesberg, président de l’Institut Schiller au Danemark, évoqua à son tour l’occasion historique qu’offre l’interférence entre la dynamique des BRICS et la campagne de l’Institut Schiller pour que l’UE et les États-Unis abandonnent leurs visées géopolitiques afin de s’engager dans une politique de paix par le développement mutuel.

Les deux orateurs furent submergés de questions et de commentaires. Il faut dire que l’enjeu d’un conflit nucléaire avec la Russie s’était brutalement invité dans la vie politique danoise une semaine plus tôt, lorsque l’ambassadeur de Russie à Copenhague avait précisé à la presse que si le Danemark s’associait activement au bouclier anti-missile de l’OTAN, il devait prendre conscience que ses navires deviendraient instantanément des cibles potentielles pour les missiles nucléaires russes.

  • 2525€
  • 5050€
  • 100100€
  • 250250€
  • 500500€
  • 10001000€
  • 20002000€
 
Pages spéciales
Guerre mondiale, il est minuit moins cinq

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus
Notre avenir est avec les BRICS

Cette nouvelle dynamique des BRICS est le fruit d’un combat international pour le droit au développement mené par Solidarité et progrès en France et l’Institut Schiller à l’international.

En savoir plus
Le choix de la rédaction
Autres articles
Plus d'articles

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Notez que votre message n'apparaîtra qu'après avoir été validé par notre équipe.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Vous pouvez utiliser les boutons pour enjoliver votre texte. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires

« Le parti a pour objet de combattre, en France et dans le monde, pour la paix par le développement économique et l'égalité des chances et contre l'usure financière et les idéologies du sol, du sang et de la race. Il défend pour chacun et entre les peuples le progrès matériel, intellectuel et moral. A cet effet, il participe à la vie politique de notre pays, notamment lors des échéances électorales. Il peut apporter son soutien politique et financier à des partis et associations dont l'objet concorde avec celui-ci. »

Extraits des statuts - Article 2 - Objet