Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Russie et Chine organiseront des manœuvres anti-missiles communes

La rédaction
visites
1342
JPEG - 130.3 ko

Suite à la visite du ministre chinois de la Défense Chang Wanquan à Moscou, les deux pays ont décidé de renforcer de façon spectaculaire leur coopération militaire. D’après la presse chinoise, cette coopération accrue prendra la forme de manœuvres communes prévues fin mai lorsque militaires russes et chinois travailleront ensemble pour simuler une riposte commune devant une attaque de missiles lancée contre eux par accident ou par des puissances ennemies. Selon Chang, afin de faire face aux dangers posés en Asie, la Chine et la Russie travailleront de pair pour « une unité plus grande et un effort commun ».

Ces manœuvres, sans précédent historique dans les relations sino-russes, indiquent l’escalade et la polarisation des tensions entre les Occidentaux et les pays émergents. Elles viennent directement en réponse à l’installation prévue sur le territoire sud-coréen, du système américain de défense anti missile THAAD (Terminal High Altitude Defense), déploiement dont le principe a été imposé fin mars par les États-Unis sans la moindre consultation avec la Russie et la Chine.

JPEG - 256.9 ko

Le prétexte nord-coréen

Après les démentis de 2015 sur le début de négociations avec Washington, et alors qu’il y a encore peu Séoul donnait plutôt le sentiment de vouloir développer son propre système, le ministère de la défense sud-coréen affirmait le 29 janvier dernier, qu’un déploiement antibalistique américain serait souhaitable.

Dix jours plus tard, immédiatement après le lancement nord-coréen d’un satellite, le Pentagone confirmait que Séoul et Washington avaient commencé les négociations pour le renfort en Corée du sud des batteries de missiles Patriot MIM-104 déjà opérationnelles dans le pays. Alors que les autorités chinoises se sont contentées de « noter et regretter » la mise en orbite du satellite de Pyongyang, elles se sont déclarées « vivement préoccupées » par les projets THAAD, ajoutant qu’ils ne contribueront ni à la stabilité régionale, ni à la solution du problème coréen. Et, pour bien marquer que les deux problèmes étaient pour la Chine les deux faces d’une même inquiétude stratégique, le ministère des Affaires avait, à la fois, convoqué le représentant de Séoul et celui de Pyongyang.

Officiellement, le système est supposé protéger cet allié américain contre la Corée du Nord, pays qui enchaîne les tests de missiles dont certains ont le potentiel de porter des ogives nucléaires. En réalité, le THAAD, un système de défense anti-missile capable de détruire des missiles balistiques dans la phase de rentrée dans l’atmosphère mais d’usage double, vise aussi bien la Chine que la Russie. Le ministère chinois des Affaires étrangères a martelé :

Une fois déployée, le système poserait une menace directe à la sécurité stratégique de la Chine et de la Russie.

Comme Moscou, opposé à la mise en place d’un tel ensemble en Europe de l’Est, Beijing souligne que les déploiements américains affaibliraient la dissuasion nucléaire chinoise.

Suite aux provocations américaines et convaincues qu’il s’agit d’une politique d’encerclement, Russie et Chine passent aujourd’hui de l’agacement à la riposte.

Contactez-nous !