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La reconstruction de la Syrie, une arme dans la guerre contre le terrorisme

La rédaction
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En tant que représentant de l’Institut Schiller, Ulf Sandmark, également correspondant à Stockholm de l’Executive Intelligence Review (EIR), le magazine fondé par l’économiste américain Lyndon LaRouche, a pu se rendre sur le terrain en Syrie. Récit.

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Ulf Sandmark (à gauche) avec Hussein Askari, président du EAP suédois.
Crédit : EIR

En entrant dans Damas, la capitale de la Syrie, il y avait des gens dans la rue, une circulation dense, les boutiques étaient ouvertes. Le scène n’était guère différente de Beyrouth, d’où nous sommes partis en voiture le matin même, ou de n’importe quelle autre ville du sud de l’Europe, avec les palmiers bordant les rues et les immeubles proprement alignés.

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Rues de Damas
Crédit : Institut Schiller

Le contraste avec les images de la Syrie diffusées par les médias occidentaux était saisissant. Nous avions face à nous une société fonctionnelle et les rues étaient, comparées à celles du Liban, propres.

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Étales fournies à Damas
Crédit : Institut Schiller

Alors que nous marchions quelques heures plus tard dans les rues de les rues de la ville, je pouvais voir des boulangeries aux étagères pleines et autres boutiques bien garnies en termes de légumes, d’olives, d’épices, de viande et de friandises. Les gens faisaient leurs courses comme le font mes propres concitoyens chez moi, en Suède.

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Le pain est accessible à tous grâce à des prix subventionnés
Crédit : Institut Schiller

Un pain coûte encore 15 cents US, au prix subventionné par l’État. J’ai demandé au boulanger s’il lui manquait quelque chose pour fabriquer son pain, et il m’a répondu qu’il avait tous les ingrédients.

J’ai eu la même réponse d’autres boulangers, même si certains on fait part de leur souhait de voir la situation revenir à la normale. Tous s’exprimaient avec calme ou sans agressivité. Il y avait une calme détermination et une confiance de voir la Syrie triompher.

J’ai vu comment il faut s’y prendre pour gagner une guerre contre une organisation terroriste comme l’Etat islamique (EI). L’armée nationale, avec l’aide de l’Iran, du Hezbollah et de la Russie mènent cette guerre sur le front militaire, repoussant des milliers de terroristes venus de l’étranger ainsi que leurs collaborateurs syriens.

Bombarder les terroristes, ou même regagner du terrain, ne suffit pas cependant à reprendre le contrôle de la situation ; pour vaincre, il faut rétablir une société et une économie fonctionnelles.

C’est à cette manière de gagner une guerre dont j’ai assisté tout au long de mon séjour, qui a duré une semaine.

La délégation suédoise à Damas

Ma visite en Syrie a eu lieu dans le cadre du voyage d’une délégation suédoise appartenant au Comité syrien de soutien à la démocratie, dirigée par son président, George Makdesi Elias. Ce comité avait organisé dans le passé des manifestations pour défendre la Syrie contre l’agression étrangère, des manifestations au cours desquelles j’avais pu prendre la parole.

Le voyage a été organisé dans le but de développer les relations entre des institutions civiles, des associations et des entreprises des deux pays. Les treize membres de la délégation étaient principalement des militants suédois d’origine syrienne. La communauté syrienne compte cent mille personnes, des gens qui vivent en Suède depuis des décennies. Par rapport à sa population totale, la Suède est le pays européen qui accueille le plus de réfugiés en provenance de Syrie.

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Autre membre de la délégation, Greger Ahlberg (à gauche), un architecte, urbaniste et artiste suédois renommé.
Crédit : Institut Schiller

Il y avait deux suédois d’origine dans la délégation. Moi-même, représentant l’Institut Schiller et l’aspect politique de la vie suédoise, et Greger Ahlberg, un architecte, urbaniste et artiste suédois renommé, qui souhaitait faire des contacts pour un projet de reconstruction en coopération avec des professionnels syriens en Suède et en Syrie.

Il avait monté des projets semblables avant, pour la reconstruction de capitales ravagées par la guerre comme Sarajevo et Bagdad. Il est connu en Suède pour être à l’origine de l’édifice le plus célèbre de toute la Suède, le Globe Arena de Stockholm, exhibant un air de cité spatiale futuriste. Il est aussi plus que familier avec l’Institut Schiller puisqu’il avait été invité comme orateur lors d’une conférence sur l’Afrique organisée à Paris par la Fondation pour l’énergie de fusion. Parmi d’autres personnalités composant la délégation, il y avait l’homme d’affaires Tomas Abda, qui avait fait connaître au monde des affaires suédois les besoins économique de la Syrie. Puis le Dr Ibrahim, qui a fourni l’expertise nécessaire pour l’expédition de fournitures médicales en Syrie, avec le Comité, de concert avec une ONG syrienne.

La Syrie semblait être un pays très organisé, bien avant le début de la guerre : en venant depuis le Liban, la route se transforme dès l’entrée dans le pays en autoroute à quatre voies, toujours en bon état. La route était éclairée tout au long jusqu’à Damas, et l’urbanisme ressemblait à ce que l’on trouve dans un pays à forte influence socialiste comme la Suède.

Je fus très vite frappé par la dimension historique du pays. Les routes que nous empruntions remontaient à une époque précédant l’ère chrétienne. J’ai pu visiter la maison d’Ananie, où Saint Paul avait été conduit après avoir été aveuglé, lors de la conversion sur la route de Damas. C’est d’ici qu’il entreprit sa mission vers le reste du monde, pour convertir les gens au christianisme. Les rues et les maisons sont bien préservées, et restaurées tout en respectant les vieilles techniques.

La mosquée principale, la magnifique Grande Mosquée des Omeyyades, fut construite à l’origine en tant que temple par le roi Hazael vers 805 av. J.-C., détruit par les Assyriens et reconstruit en tant que temple romain dédié à Jupiter. Il fut enfin converti en église, celle de Saint-Jean Baptiste. Après la conquête musulmane, il accueillit tant des chrétiens que des musulmans, dans deux halls séparés, jusqu’à sa reconstruction en tant que plus grand monument de la période Omeyyade. Il abrite encore aujourd’hui les reliques de Saint Jean-Baptiste.

A l’ancienne porte de Saint-Thomas, Bab Tuma, à quelque cent mètres de la maison d’Ananie, j’ai pu voir des traces de la guerre, les plus sensibles de tout mon séjour. Des grenades lancées depuis le district de Jobar, non loin de là, avaient pu pénétrer dans la vieille ville. Je pouvais voir les traces de balle sur la coupole d’une église, et tout à côté l’infirmerie dévastée par une grenade.

Lors d’une réunion avec le ministre du Tourisme, le député Besher Yazji, la délégation a visionné un diaporama sur les dommages causés par la guerre aux monuments historiques, visiblement le résultat d’une volonté de destruction délibérée, tout comme celle des Talibans en Afghanistan. Quatre des dix villes les plus anciennes du monde sont en Syrie.

Les monuments de toutes les religions ont été ciblés par une destruction consciente. Les pires dommages ont lieu dans la ville d’Alep, vieille de douze mille ans. C’est l’une des plus anciennes villes encore habitées dans le monde aujourd’hui. La citadelle et des parties de la vieille ville ont été endommagées, incluant la Grande Mosquée Omeyyade d’Alep, datant du VIIIe siècle, et dont le minaret a été entièrement détruit.

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La Grande Mosquée Omeyyade d’Alep, avant et après les dommages.
Crédit : ministère du Tourisme

Au ministère de la Santé, le ministre, le Dr Nizar Yazigi, nous a montré comment soixante-quatorze grands hôpitaux ont été endommagés, la plupart ciblés délibérément, représentant soixante à soixante-dix pour cent des hôpitaux de plus de trois cents lits. Trente sont entièrement détruits, dont des hôpitaux d’envergure nationale comme l’hôpital de Damas consacré aux accouchements.

Dix-huit usines pharmaceutiques ont été détruites où démantelées et pillées. L’embargo imposé par l’Occident a des effets néfastes sur l’approvisionnement en médicaments, en particulier pour le traitement du cancer. J’ai rencontré dans la soirée un homme qui revenait de funérailles d’une jeune fille de douze ans, qui a succombé à la leucémie. Il ne pouvait pas comprendre comment on pouvait nier aux enfants l’accès aux médicaments. Sa colère était profonde, même s’il connaissait l’Occident, en tant que citoyen canadien vivant une partie de l’année au Canada.

Le Grand mufti de Syrie, Badr Al Din Hasson, nous a dit le lendemain que la « destruction des églises et des mosquées ne signifie rien par rapport à la perte d’un enfant ». Il a une connaissance profonde de toutes les religions et analyse toujours la situation du point de vue de milliers d’années d’histoire universelle. C’est quelqu’un qui est à la fois simple, chaleureux et profond, et lorsqu’un membre de notre délégation lui a dit en blaguant qu’il allait se convertir à l’Islam, il a répondu que les musulmans étaient eux aussi chrétiens. Cet homme, qui a un accès direct au président de la République, est un exemple vivant de la tradition œcuménique en Syrie, où les mosquées et les églises traversent les siècles côte à côte.

Reconstruire la société

Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les efforts de réconciliation qui sont conduits dans l’esprit de ce qu’on a vu en Afrique du Sud et au Rwanda, mais ils ont été lancés ici alors que la guerre n’est pas encore terminée. Les médias syriens sont remplis de rapports montrant des groupes de cinquante, cent ou plusieurs centaines de rebelles qui rendent les armes et reviennent à la vie civile. Le gouvernement a nommé un ministre de la Réconciliation chargé des relations avec les rebelles d’origine syrienne, en s’inspirant de la tradition de relations œcuméniques millénaires de ce pays. Pour chaque groupe rebelle, le ministre fait appel à des conseillers pour explorer les moyens d’atteindre ces gens. Il peut s’agir d’ancien camarades de classe, d’hommes sages, d’analphabètes ou de parents. Suite à des négociations sensibles, un groupe accepte de rendre les armes et ses membres sont dirigés vers des emplois qui les éloignent des combats et de l’influence de l’EI. Ceux qui ont commis des crimes sont condamnés à une peine de prison, mais pas à la peine de mort. Ainsi, même les criminels rendent leurs armes et acceptent d’aller en prison plutôt que de se battre contre leurs concitoyens.

Nous avons rencontré la ministre des Affaires sociales et du Travail, Mme Kinda Al-Shammat, une femme énergique portant un foulard. Elle travaille étroitement avec le ministre de la Réconciliation pour impliquer les femmes activement dans le processus. Elle a décrit ses efforts de la manière suivante : « A l’avenir, la mère d’un martyr doit pouvoir d’asseoir aux côtés de celle de son meurtrier. C’est un travail difficile, qui demande du temps. La reconstruction des personnes humaines doit avoir la priorité. Avant de revenir à la paix, il nous faudra trouver la réponse à beaucoup de questions sur les causes de la guerre. Sinon, la vie civile ne pourra jamais retrouver son cours et nous ne pourrons arrêter les combats. »

La ministre Al-Shammat a souligné que l’embargo frappe les plus pauvres, car les riches et les puissants arrivent toujours à le contourner. Les femmes syriennes étaient les plus éduquées de tout le monde arabe, et maintenant elles se retrouvent aux mains de l’EI et vendues en esclavage. Dans la ville de Racca, des dizaines de milliers de femmes se sont suicidées pour éviter de tomber aux mains de l’EI. Les filles sont interdites d’école, et le gouvernement travaille dur pour convaincre les parents qui ont peur d’envoyer leurs filles à l’école, ou même de les faire éduquer à la maison, de peur des représailles de l’EI ; les gens sont obligés de prendre les armes, mais le gouvernement cherche à garder les enfants loin des armes, a-t-elle expliqué, car « il s’agit pour nous d’une ligne rouge ».

Pour rétablir l’unité du pays, le gouvernement cherche la réconciliation dans toutes les directions, même en corrigeant les erreurs du passé. Ainsi, les Kurdes n’avaient pas le droit d’enseigner leur propre langue à l’école, et n’avaient pas été traités de manière juste. « Il est temps, a-t-elle poursuivi, que tous les enfants de Syrie apprennent à mieux connaître leurs compatriotes kurdes ».

Contrairement à la Tunisie et à l’Égypte, où les révolutions furent en partie récupérées par l’Occident, la Syrie était dirigée par un jeune président, qui avait amené avec lui plusieurs jeunes ministres. Ils ont fait plusieurs réformes pour répondre aux demandes de l’opposition. Comme l’a expliqué le colonel Corvez lors d’une récente conférence de l’Institut Schiller en Allemagne :

Il faut cesser de parler de dictature en faisant l’amalgame, toujours porteur de mensonges, avec le régime précédent qui avait l’immense avantage de barrer la route aux islamistes et avec lequel tous les états parlaient. La nouvelle Constitution votée au cœur de la crise en 2012 par les Syriens est totalement démocratique, préservant les libertés fondamentales, et le gouvernement, en même temps qu’il combat les fanatiques djihadistes, s’efforce de réconcilier toutes les tendances modérées de la nation, avec succès puisque de nombreux opposants soutiennent désormais le gouvernement légal, conscients qu’il est le seul rempart contre les terroristes.

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Ulf Sandmark offrant le rapport de l’EIR sur le Pont terrestre eurasiatique à la présidente de l’Agence syrienne de l’investissement, Halah Ghazal (AIS)
Crédit : Institut Schiller

Le développement économique et les BRICS

Dans le domaine économique aussi, ce pays clairement socialiste s’ouvre à l’investissement étranger, surtout pour les PME. Une agence spéciale, l’Agence syrienne de l’investissement (AIS), avait déjà été créée avant la guerre sous la responsabilité directe du Président. La délégation a pu rencontrer sa jeune présidente, Halah Ghazal, ingénieur de formation, et son nombreux personnel s’occupant de toutes les branches de l’économie. Tout comme pour les efforts visant à atteindre tous les groupes de citoyens, l’AIS cherche à promouvoir l’activité économique et la création d’entreprises à tous les niveaux. Elle cherche en particulier à atteindre les syriens vivant à l’étranger et à simplifier les procédures d’investissement depuis l’étranger, afin d’obtenir leur assistance dans la reconstruction du pays.

Dans toutes les réunions avec les ministères, j’ai soulevé la nouvelle situation mondiale et le potentiel associé aux BRICS et à la Nouvelle route de la soie. Au ministère des Affaires étrangères, on m’a répondu que « le gouvernement est à 100 % avec les BRICS ». Le pays est situé au carrefour de l’ancienne Route de la soie et sa mémoire est encore vivante dans le pays, où des festivals de la Route de la soie étaient organisés chaque année dans plusieurs villes avant la guerre. L’optimisme associé à la Nouvelle route de la soie est un outil indispensable pour mobiliser les jeunes et les maintenir à l’écart du terrorisme, ai-je fait remarquer. Avec des grands projets de développement, la science et l’exploration spatiale, on peut inspirer les jeunes et créer les conditions d’une vie meilleure au service des objectifs communs de l’humanité. La Nouvelle route de la soie est également un bon outil pour convaincre les ennemis qu’ils gagneraient plus à perdre la guerre contre la Syrie, qu’ils se retrouveraient gagnants au final.

Déjà, le Président Bachar al-Assad a indiqué qu’il avait un tel plan pour réconcilier les forces des pays voisins. Baptisé le Plan des cinq mers, il consiste à relier l’océan Indien avec la Méditerranée, la mer Noire, la mer Rouge et la mer Caspienne, via la Syrie. Ceci s’apparente clairement aux ancienne et Nouvelle Route de la soie. Si ce plan aboutit, la Syrie se retrouvera au cœur de la nouvelle dynamique des BRICS, pour contrer les guerre régionales par le développement économique.

Dans des discussions portant sur le financement de tels projets, la question d’un système de crédit public national a été soulevée, ainsi que la manière dont l’Egypte a mobilisé ses ressources financières nationales pour la construction du second Canal de Suez et autres projets d’infrastructure, dans un souci de protéger la souveraineté du pays et d’éviter de sombrer sous le joug de la dette étrangère.

La guerre

Au cours de notre séjour à Damas, quelques uns d’entre nous ont entendu quelques signes de la guerre, des bruits d’explosions lointaines. Il n’y avait aucun bruit d’explosion la nuit car les terroristes évitent d’ouvrir le feu pour ne pas divulguer leur position, nous a-t-on expliqué. Un jour, un responsable dans un ministère nous a dit que c’était la première fois que l’on n’entendait aucune explosion de toute la journée. Il y avait de nombreux barrages routiers et des soldats dans la vieille ville, mais moins dans le reste de la ville, à l’exception des ministères, des stations de télévision et des garnisons. Nous avons également vu des soldats à la frontière. On nous a maintenus à l’écart des zones dévastées par la guerre.

On nous a également expliqué que les djihadistes restent la plupart du temps dans des souterrains. Un rebelle capturé par l’armée syrienne a affirmé qu’il n’avait pas vu le ciel une seule fois en six mois. Des équipements lourds et coûteux ont été introduits en Syrie pour creuser des tunnels, assez larges pour laisser passer trois hommes de front et même des camions par endroit. L’on doute fortement que les forces aériennes américaines arriveront à vaincre ces djihadistes, car ils ont adapté leur tactique de guerre à la supériorité de la force aérienne syrienne.

Un parlementaire syrien représentant la communauté kurde, Omar Ossy, qui dirige l’Initiative nationale pour les Kurdes syriens, m’a raconté dans une rencontre privée que les terroristes de l’EI autour de la ville de Kobane, dans le nord du pays, étaient au nombre de huit mille. L’EI a fait venir quinze chars américains Abrams, capturés à Mossoul en Irak, des chars qui ont dû être certainement identifiés par les satellites américains, a-t-il ajouté, mais qui n’ont jamais été attaqués. M. Ossy ne croit pas que les Etats-Unis combattent réellement l’EI.

Le ministre de l’Information Ahed nous a présenté un registre contenant les noms et photos de milliers de terroristes venus de l’étranger, divisé par pays, le volume le plus important étant consacré à l’Arabie saoudite. L’un de ces volumes portait les drapeaux de la plupart des pays européens, ainsi que ceux des Etats-Unis, du Canada et de l’Australie. Ils ont été présentés au Conseil de sécurité de l’ONU, qui les a rejetés. Leur existence n’a jamais été mentionnée dans les médias occidentaux.

Quiconque désire gagner la guerre contre l’EI serait heureux d’utiliser ces données pour cartographier l’ensemble du réseau de l’EI à l’échelle internationale, ainsi que ses alliés d’al Qaïda. Le refus de l’Occident d’utiliser ce matériel démontre que le caractère factice des efforts occidentaux pour combattre le terrorisme islamique.

Dans les banlieues suédoise par exemple, les parents et responsables locaux forment des groupes spéciaux pour empêcher les jeunes de se joindre à l’EI. Les parents qui font appel à la police n’obtiennent aucune assistance, même lorsque leurs enfants se trouvent à l’aéroport sur le point de prendre l’avion pour la Turquie. Les responsables locaux cherchent à organiser des activités de nature diverse et à créer des emplois pour maintenir les jeunes à l’écart de la sous-culture associée à l’idée de devenir un « djihadiste ». Mais sans la vision optimiste des BRICS pour sortir les économies occidentales de la crise et transmettre à ces jeunes un sens de l’avenir, ces efforts resteront futiles, car ces jeunes baignent dans une culture nihiliste.

L’effort international pour se défaire de l’EI ou al Qaïda ne peut réussir sans l’aide de la Syrie, qui se trouve sur le front, ainsi que celle de ses alliés comme la Russie et la Chine. Tant la Syrie que l’Irak doivent être soutenus en tant que pays. L’Iran et l’Egypte peuvent aussi jouer un rôle crucial pour stabiliser l’ensemble de la région. La Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, qui se sont prêtés aux tactiques géopolitiques de l’Empire britannique en acceptant l’usage du terrorisme comme instrument de guerre, doivent être amenés à changer leur politique.

La calme détermination et la confiance du peuple syrien dans sa capacité à prévaloir face à l’agression m’ont convaincu de la possibilité de construire une société stable, où se côtoient des gens de diverses religions. Il serait temps que certains dirigeants occidentaux prennent le chemin de Damas : peut-être seront-ils frappés par un quelconque éclair d’inspiration.

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