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Sortir du nucléaire signifie désindustrialisation et dépopulation mondiale

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Comme saisis par une folie collective, le gouvernement d’Angela Merkel et la plupart des partis politiques allemands se précipitent vers leur propre mort et celle de l’Allemagne en tant que nation industrielle. Le consensus en faveur de l’abandon du nucléaire reflète un instinct de conservation à peu près aussi développé que celui dont font preuve les fameux moutons de Panurge en se jetant tous dans la mer, dans le célèbre conte de Rabelais. Car l’abandon de l’énergie nucléaire, alors que nous sommes dans la phase terminale de l’effondrement du système financier international, mènera à court terme à la désindustrialisation de l’Allemagne et à la désintégration du tissu social. Dans un monde où la faim et la misère sont en pleine expansion, le démantèlement des capacités industrielles allemandes se traduira tout simplement par un génocide.

Même les experts en énergie semblent avoir quelques difficultés psychologiques à envisager le coût de cette aventure, tandis que la population, abasourdie par le constant matraquage des médias, en vient à refouler collectivement la perspective de la chute du niveau de vie qu’impliqueraient ces mesures. Et bien que les gestionnaires de réseau prévoient déjà une menace réelle pour l’approvisionnement en électricité en période de grand froid, et que le Bureau d’évaluation technique du Parlement allemand craint, en cas d’importante coupure de courant, des conséquences comparables à une « catastrophe nationale » , pouvant aboutir à interrompre en quelques heures l’approvisionnement de la population, l’attitude reste : « Fonçons tête baissée ! »

Viennent d’abord les coûts directs, sous forme de lourds investissements dans la construction de parcs éoliens offshore et autres, de réseaux électriques transfrontaliers, nouvelles centrales à charbon et au gaz, centrales géothermiques, centrales de stockage par pompage hydraulique, etc., qui feront monter les prix à la consommation. A cela, il faut ajouter les coûts indirects découlant de l’augmentation des coûts de production.

On parle d’environ 200 milliards d’euros de coûts supplémentaires pour reconvertir les sites d’ici 2020 et d’une augmentation de 40 à 80 euros par ménage et par an. On prétend qu’il y aura des « gagnants », à savoir les artisans, les filières de l’énergie solaire et éolienne, etc., et des « perdants », les industries à forte intensité énergétiques comme l’aluminium, l’acier, le papier, etc. Mais les prétendus coûts, calculés en termes monétaristes, c’est-à-dire en euros, ne permettent en rien de comprendre l’ampleur du problème.

Qu’est-il advenu des avertissements du commissaire à l’énergie de l’UE, Günther Oettinger, qui avait déjà critiqué le gouvernement allemand le 27 février dernier – soit moins de deux semaines avant Fukushima – pour la cherté de l’électricité. Cela mène, dit-il, à une « désindustrialisation insidieuse » , dans la mesure où les entreprises délocaliseront leur production à l’étranger, non plus pour cause de salaires, mais de coût de l’électricité importée. Sur quelle base au juste le gouvernement se dit-il confiant que les groupes énergétiques voudront encore investir en Allemagne, après avoir été pénalisés sur le plan financier par l’abandon du nucléaire ? Cette désindustrialisation insidieuse risque de devenir fulgurante.

Du point de vue de l’économie physique, les coûts réels ne se calculent pas seulement en euros et en entreprises délocalisées, mais bien plus en termes de chute de la productivité globale, étant donné que la densité de flux énergétique des énergies renouvelables est inférieure de plusieurs ordres de grandeur à celle du nucléaire. Cette chute entraînera à son tour celle de toutes les valeurs de l’ensemble de ce système complexe, et nous en arriverons alors effectivement à la « grande transformation » prônée par le WBGU de Hans-Joachim Schellnhuber, c’est-à-dire la désindustrialisation de l’Allemagne qu’il appelle explicitement de ses vœux.

La culture « cleptocratique » des élites

Dans le contexte de la crise financière, Wolfgang Hetzer, qui dirige le Centre des renseignements, évaluations et analyses stratégiques du Bureau européen de lutte anti-fraude (OLAF), a accordé une interview forte intéressante à Die Welt le 1er juin à Bruxelles, où il accuse les responsables de la crise d’être une mafia financière dont les seules motivations sont la cupidité, les privilèges et l’enrichissement personnel. Tout aussi responsables de la crise, cependant, sont leurs « complices dans le monde politique » qui ont abandonné la rédaction de lois censées réguler la finance aux juristes de l’industrie financière (entre autres, ajouterais-je, l’ex ministre Karl-Theodor Guttenberg, les cabinets Linklaters et Freshfield, etc.). A travers ces lois, comme l’a reconnu Norbert Blüm, l’Etat s’est fait « le complice de l’activité des flambeurs » .

Il est indéniable, comme le dit Hetzer, que les politiques se sont laissé mener par le bout du nez par le monde financier, qui voit dans la ruée vers les énergies renouvelables et la vente de ces « nouvelles indulgences » que sont les droits d’émission de CO2, la perspective d’une nouvelle bulle fort lucrative.

Que les hedge funds et les banques d’affaires, avec les fabricants d’éoliennes et de panneaux solaires, les revendeurs de droits d’émissions de dioxyde de carbone et les experts de la contreculture écologique soient les bénéficiaires de cette nouvelle « orgie d’enrichissement », est tout à fait révélateur. Il suffit de jeter un coup d’œil à la liste des partenaires de financement de la Fondation européenne pour le climat (ECF) du Pr Schellnhuber pour voir dans quel sens souffle le vent. Et comme d’habitude, les « complices politiques » sont sur la scène.

Nous savons aujourd’hui que la théorie du changement climatique provoqué par l’homme et les thèses des prétendues limites à la croissance sont des inventions de cette oligarchie financière. Le climat terrestre n’est pas déterminé par les émissions négligeables de CO2 produites par l’homme, mais par les longs cycles de notre galaxie et leur impact sur notre système solaire, à l’origine de l’augmentation de l’activité sismique, volcanique et météorologique que nous connaissons aujourd’hui. Or, du fait que les investissements dans la recherche ou dans les satellites de surveillance et d’observation ne sont pas porteurs financièrement, l’Union européenne a, comme l’administration Obama, amputé ces secteurs d’activité.

Au regard de cette véritable menace qui ira croissant dans les années à venir, la « grande transformation » de Schellnhuber, fondement de la politique de sortie du nucléaire adoptée par le gouvernement allemand, est la voie garantie pour le suicide de l’espèce humaine, car elle va mener nos capacités industrielles et scientifiques dans une impasse idéologique, alors qu’il faudrait les mobiliser de toute urgence en vue de mieux comprendre les principes scientifiques à l’œuvre dans notre univers. Le désarroi politique et la désorientation des hôpitaux privés face à la bactérie e. coli, qui a causé, en quelques jours, « plus de malades et de morts en Allemagne que l’énergie nucléaire en soixante ans » , comme l’écrit le Frankfürter Allgemeine Zeitung , illustrent combien ces aberrations peuvent être fatales. La santé est certainement le secteur qui ne doit, sous aucun prétexte, être privatisé ni soumis à des motivations pécuniaires. Malheureusement, il s’agit là d’un des aspects de la dérive tolérée par ce que Hetzer appelle « la culture des élites cleptocratiques » de ces quarante dernières années.

Les pays étrangers n’ont pas été dissuadés

Heureusement, des pays comme la Russie, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, la France et d’autres ne se sont pas laissé intimider par la folie collective qui a saisi certains Allemands, et ont, au contraire, intensifié leurs recherches et investissements dans les hautes technologies et l’énergie nucléaire (notamment dans le réacteur à haute température et la fusion), les vols spatiaux habités et les systèmes d’alerte précoce aux éruptions volcaniques et aux tremblements de terre.

Le mot irréversible est bien placé pour devenir le « mot le plus laid de l’année 2011 »
 [*], car ni la sortie du nucléaire, ni l’Union monétaire européenne, ni la politique de renflouements, ni la globalisation ne sont irréversibles. Ce ne sont que différents aspects d’une politique oligarchique dont l’échec est patent, comme l’illustre la mobilisation de plus en plus importante de la jeunesse grecque, espagnole, portugaise, irlandaise, italienne et d’autres pays, qui se dresse contre cette politique qui leur a confisqué toute possibilité d’avenir. Aux Etats-Unis, le projet de loi H.R. 1489 de la représentante au Congrès Marcy Kaptur (démocrate de l’Ohio), visant à réintroduire les normes Glass-Steagall – un système bancaire dans la tradition de Franklin D. Roosevelt, où les métiers de banque d’affaires et ceux de banques de crédit et de dépôt sont catégoriquement séparés – draine un solide soutien dans les deux Chambres, sur une base non-partisane, ainsi que dans les syndicats, chez les entrepreneurs, les maires, les conseils municipaux, et même chez certains banquiers et membres de la Réserve fédérale. Si cette loi est adoptée – et elle le sera probablement très vite – le contrôle oligarchique du monde et le pouvoir des élites cleptocratiques seront brisés.


[*une « compétition » qui existe depuis 1994.

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