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Soudan, Egypte et Ethiopie se partageront les eaux du Nil

La rédaction
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Lors de la signature sur le partage des eaux du Nil le 23 mars à Khartoum : de g. à dr., le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, son homologue soudanais Omar el-Béchir et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.
Crédit : Reuters

Lors d’une cérémonie au Palais de la république nouvellement construit à Khartoum, le président soudanais, Omar Bashir, le président égyptien, Abdul Fattah Al-Sissi et le Premier ministre éthiopien, Haile Mariam Dessalgn, ont signé un accord pour la construction du barrage de la Renaissance en Ethiopie. L’occasion de souligner leur engagement à travailler ensemble et à coopérer pour le bien de leurs peuples en particulier et de la région au sens large.

L’Ouganda, le Rwanda et le Soudan du Sud ont envoyé des représentants de haut niveau à la cérémonie.

L’Egypte, qui par le passé s’était opposée au projet, a obtenu par cet accord des garanties que le barrage ne modifierait pas sa part des eaux du Nil, soit 55 milliards de mètres cubes par an. Al-Sissi a rappelé que le « Nil est la vie de l’Egypte ».

Les Éthiopiens ont le droit de se développer mais doivent également prendre en considération le fait que la vie de l’Egypte dépend du Nil. Quant au Soudan, il a toujours soutenu le projet, l’Ethiopie s’était engagée à lui fournir l’énergie électrique à des prix préférentiels.

Dans une déclaration avant la cérémonie de signature, le Premier ministre Dessalegn a précisé que l’Ethiopie est engagée à coopérer pleinement avec l’Egypte et le Soudan sur tous les aspects liés à l’eau du Nil dans la région.

Reprenant la philosophie des pays des BRICS et de la Chine, il a déclaré que l’accord montrera que la construction du barrage est « une situation gagnant-gagnant » pour tous les trois pays, que le projet sera bénéfique à plus de 200 millions de personnes vivant dans les trois pays.

M. Béchir a souligné qu’il s’agit d’une « une étape bénie sur la route pour cimenter la coopération entre nos peuples et renforcer la confiance et l’assistance mutuelle d’une manière qui se reflète positivement sur la stabilité, la sécurité et la coopération économique ». Il a qualifié l’accord d’« historique et sans précédent » dans les relations entre les trois pays et les pays de la région, car c’est la première fois qu’ils sont seuls ensemble et trouvent un accord sans avoir à recourir à des étrangers pour régler leurs problèmes internes.

Le barrage de la Renaissance

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Le barrage « Grande Renaissance » coûtera au total 4,5 milliards d’euros. Une somme financée à la fois par l’Etat et les Ethiopiens via un emprunt obligataire lancé par le gouvernement. Conçu par l’italien Salini Impregilo Spa, son objectif principal est de produire de l’électricité.

Il permettra notamment à l’Ethiopie d’exporter de l’électricité chez ses voisins. Les deux Soudan, Djibouti, le Kenya, le Yémen, tous sont intéressés par cette électricité à bas coût et dont l’exportation rapportera à l’Ethiopie 700 millions d’euros par an.

Outre l’électricité, le barrage va permettre à l’agriculture irriguée de faire un bond en avant. Aujourd’hui, seuls 3 % des terres agricoles sont irriguées. Dans deux ans, les agriculteurs auront à disposition une partie des 74 milliards de mètres cubes d’eau retenus par le barrage.

En 2017, il sera le plus imposant de tous les barrages hydroélectriques d’Afrique. Il aura une puissance de 6000 mégawatts d’électricité, soit trois fois celle du barrage d’Assouan, ou encore huit fois la production totale d’électricité du Sénégal, sept fois celle de la Guinée. Le barrage se classera au 8e rang dans le monde en ce qui concerne sa production d’hydro-électricité. Le premier barrage est le barrage des trois gorges en Chine, qui produit 22 500 mégawatts.

Selon les statistiques publiées par l’Unité du barrage, la capacité de stockage globale du barrage de la Renaissance est de 74 milliards de mètres cubes et produira 15 700 gigaWatt/h par an.

Tout en reconnaissant l’importance de cette étape, Abdel Fatah al-Sissi a tenu à insister sur le travail qui reste à accomplir. « Nous avons choisi de coopérer, et de nous faire confiance mutuellement dans l’intérêt du développement », a commenté le président égyptien à Khartoum, rappelant qu’il « s’agit d’un accord de principe qui doit être complété ». L’accord final, selon M. Sissi « sera bénéfique à l’Éthiopie, sans nuire aux intérêts de l’Égypte et du Soudan ».

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