Dossiers
 
 
 
 
 
Héritage de la France républicaine pour combattre aujourd’hui
Version Imprimable Liste de Diffusion RSS

« Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres », disait Charles de Gaulle. Et l’on peut aller plus loin : le patriotisme c’est aimer les autres pays comme on aime le sien.

Face à l’effondrement économique, financier et culturel, nous devons faire revivre ce que la France a fait de meilleur jusqu’ici. Carnot, Jaurès, Colbert, Rabelais… Il est temps de faire revenir ces géants dans le combat politique, c’est notre part d’universel et y renoncer serait s’abdiquer soi-même.

Les dossiers et articles autour de ce thème :
Le serment de Koufra
Droite populiste ? Reconduisons-la à la frontière ! - Politique
Jean Zay, un destin de « chic type » - Histoire

C’est Orléans qui voit naître, le 6 août 1904, Jean Elie Zay. Orléans, c’est la fille de la Loire, l’emblème de la France libérée par Jeanne d’Arc , la ville que Charles Péguy hantait d’un verbe musical que le jeune Zay cherchera tant de fois à imiter. Il faut dire que, fils d’un journaliste et d’une institutrice, un destin d’homme de lettres lui est tout tracé. Aidé de sa soeur Jacqueline, il rédige son premier journal à l’âge de 8 ans, composant toutes les rubriques, y compris la section humoristique ! (Héritage probable de la culture juive de son père). Cependant comme tous les jeunes de son temps, l’insouciance de l’adolescence croise la Première Guerre mondiale, et de la mobilisation des pères naît cet air sombre sur le visage des jeunes hommes (...)

Avec Jean Jaurès,
rallumons tous les soleils !

Jaurès est, sans doute, le personnage de notre histoire le plus à même d’inspirer notre combat aujourd’hui. Et ce, par sa générosité et sa bonté, par son idéal immense de justice pour l’humanité, sa sagesse philosophique, la puissance de son expression poétique et aussi par cette volonté qu’il a toujours eue de tisser l’idéal avec le réel. Les dirigeants socialistes d’aujourd’hui ont souvent à la bouche cette expression de Jaurès, mais c’est uniquement pour justifier leurs compromissions avec le réel, c’est-à-dire l’oligarchie financière au pouvoir.

Passé, présent et futur de la Résistance - Histoire

Jacques Cheminade, juin 1994 - Le 21 juin 1943, Jean Moulin est arrêté à Caluire. Pendant les quelques jours où il pouvait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance fut suspendu au courage de cet homme, qui savait tout. Non seulement il ne parla pas, mais...

Le principe anti-oligarchique de l’exception française - Histoire

Dans un monde où l’empire du monétarisme et de la globalisation s’effondre, où le peuple américain se rebelle contre l’injustice en montant sur la scène politique, où l’on sent venir la colère ici même, on discute sans motif légitime de l’« identité française » comme aux pires heures de notre histoire. La France a trahi sa mission et ses « élites » ont trahi son peuple.

Le droit à la santé, une révolution républicaine - Histoire

En ce début du XXIème siècle, l’hôpital public est menacé de démantèlement, le droit à la santé pour tous n’est plus la priorité des gouvernements. Face à la situation d’effondrement du système financier, à la montée des épidémies, à la guerre, à la dégradation culturelle et morale des élites et de la population, avons-nous encore les moyens de changer cette tendance ?

L’Ecole polytechnique et la science
de l’éducation républicaine
- Histoire

L’histoire de la Révolution française a été si mystifiée que les simples « droits démocratiques » et la « liberté » dont jouissent aujourd’hui les citoyens de France et des autres nations capitalistes européennes passent pour la principale conquête de cette période révolutionnaire, une conquête que nous devrions aux Jacobins, aux sans-culottes et à la prise de la Bastille. Il est grand temps de démonter la supercherie et de jeter aux poubelles de l’histoire ces instruments de la politique britannique, les Mirabeau, Danton et autres Marat tenus aujourd’hui encore pour les grandes figures de la Révolution française. II est surtout grand temps que les hommes qui ont eux dirigé l’authentique Révolution française, relégués à un rang secondaire de l’histoire ou enfouis plus profondément sous des calomnies, soient connus du grand public pour la contribution cruciale qu’ils ont faite au développement de la civilisation humaine.

Musique et formation du citoyen à l’ère de la Révolution Française - Culture

Lorsque le mur de Berlin s’est effondré à la fin des années 80, la musique classique est apparue comme un des instruments clés de la lutte pour la liberté. En Allemagne de l’est ou en Tchécoslovaquie, c’est l’hymne à la Joie de Beethoven et de Schiller qui est devenu le signe de ralliement des peuples en révolution. Et, dès que le mur est tombé, c’est par la plus noble des musiques que les Allemands se sont mis à célébrer leur réunification : des milliers de personnes assistèrent aux concerts publics données spontanément par des artistes venus de partout pour participer à cette grande fête. En entendant toutes ces voix s’élever en faveur d’une culture qui est toute dédiée à l’ennoblissement du caractère de l’homme, on se pose tout de suite la question : serions-nous enfin arrivés à ce moment de l’histoire si bien décrit par le grand poète Schiller, où l’espèce humaine aurait atteint le degré de maturité nécessaire pour constituer l’Etat de Raison ?

Rabelais et l’art de la guerre - Histoire

Cet article fut publié dans Nouvelle Solidarité N° 22 le 20 décembre 2002, c’est-à-dire plus de trois mois avant le début de la guerre contre l’Irak.
Lorsque le mur de Berlin est tombé en 1989 et que le communisme s’est effondré, beaucoup ont pensé, soulagés, qu’enfin une ère de paix allait s’ouvrir dans le monde et que le type de tension qu’on avait connu pendant la guerre froide, avec la terrible menace de guerre nucléaire qui pesait sur la tête de chaque citoyen, était finie à tout jamais. Ce fut un faux espoir. Paradoxalement, on n’a jamais eu autant de guerres que depuis la chute du mur. Pas moins de quatre guerres majeures impliquant presque toutes les grandes puissances en moins de treize ans : la guerre du Golfe, celle des Balkans, celle du Kosovo et celle d’Afghanistan. Les attentats du 11 septembre 2001 ont aggravé encore cette situation, fournissant aux Etats Unis le prétexte pour déclarer une « guerre perpétuelle » contre les réseaux terroristes d’Al-Qaïda, et contre toutes les nations soupçonnées de les protéger ou de se livrer à la production d’armes de destruction massive.

Exemplarité de l’oeuvre d’Henri Grégoire et de Lazare Carnot pour la France et l’Europe d’aujourd’hui - Histoire

La France perd le goût du futur. Les Français ne s’aiment plus comme notre histoire, notre apport au monde, devraient faire que nous nous aimions.
Toute République, l’idée même de République, est fondée sur l’intérêt général, c’est-à-dire sur le service égal rendu à tous ceux qui habitent son territoire et aux générations à naître. C’est ce respect de l’Autre - l’autre parmi nous et l’autre à venir - qui définit les relations sociales permettant d’aimer sa société et de s’estimer soi-même.
Aujourd’hui, au contraire, c’est chacun pour soi, l’autre étant devenu un concurrent ou un adversaire à vaincre, suivant les lois d’une concurrence serve et faussée.

Jean Jaurès éducateur du travail humain - Histoire

Il est des voix et des vies qui ne trompent pas. Nous les connaissons et les entendons, d’abord vaguement, dans le cours de l’histoire, plus ou moins faussées par de longues périodes de silence ou, pire, par une accumulation de commentaires médiocres et trompeurs. Mais nous savons que ces vies et ces voix ont une place et une puissance généreuse. Lorsque nous nous tournons à nouveau vers elles, nous remettant à l’écoute, ce ne peut donc être par souci abstrait, égoïste, de savoir universitaire ou désir rassurant de réentendre une autre nuance de ce que nous avions appris déjà.
Dans une période de profonde crise comme la nôtre, nous cherchons au contraire, au-delà des bégaiements et des lâches soumissions de la scène officielle, l’amitié de vies et d’âmes belles qui nous interpellent et nous guident, nous portant pour ainsi dire plus loin que nous-mêmes et nous révélant des sources de connaissance, de raison et de beauté qui puissent nourrir notre action. Car « le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. »

Lazare Carnot : l’organisateur de la victoire - Histoire

A observer les militaires récemment à l’oeuvre en Irak, on pourrait penser que les soldats sont devenus des hordes de mercenaires qui n’ont cure de la population civile ni de la mémoire des peuples que sont les musées. Le concept militaire dominant ressemble à un mélange de Genghis Khan et de Dracula. La guerre semble être la normalité, la paix, l’exception. Comme sous les Césars de l’Empire romain, l’ordre mondial semble être façonné au gré d’esprits dérangés. Dans ce contexte, il est utile de se tourner vers un personnage historique qui voulait non seulement bannir la bestialité de la guerre, mais parvenir à une véritable paix.

Jean-Baptiste Colbert, Bâtisseur de la Nation ou La Politique du Grand Dessein - Histoire

Le colbertisme n’a jamais été aussi actuel qu’aujourd’hui. Que ce soit dans les pays nouvellement libérés d’Europe de l’Est, dans ceux sur le point de se libérer en Afrique ou en Amérique latine, ou encore dans les Etats « post-industrialisés » victimes du monétarisme sauvage, bâtir une économie nationale solide est et reste une priorité. De jour en jour, les craintes concernant un éventuel krach financier se répandent pendant que partout, les prévisions économiques deviennent de plus en plus catastrophistes. D’un point de vue financier, rien ne correspond plus à la réalité. Les Bourses et les monnaies fluctuent au gré du temps, sans rapport aucun avec l’économie productive réelle. Un bref regard vers les économies des pays du Sud nous confirme, si besoin était, qu’il y a quelque chose de particulièrement pourri dans notre système économique actuel.

Louis XI, créateur de l’Etat-nation - Histoire

Au sortir d’une Guerre de Cent ans dévastatrice, Louis XI (1461-1483) créa le premier Etat-nation moderne, en défiant les seigneurs féodaux qui contrôlaient le royaume. La mission de cet Etat-nation fut d’éduquer la population et d’élever son niveau de vie, au nom d’un « bien commun » à tous sur lequel le monarque doit veiller, conception révolutionnaire qui rompait avec la tripartition traditionnelle (le chevalier, le clerc et le paysan), dans laquelle chaque ordre avait un « bien propre » soumis au monarque.

 
 
 
 
 

 
Syndiquer tout le site  RSS 2.0
  |   contacter le webmestre  |  
  |   SPIP 2