(extrait)
[...] L’objectif d’une politique économique digne de ce nom est de créer les conditions les plus favorables à un développement des capacités créatrices d’individus mis en état social (santé, éducation, recherche) d’y parvenir. Le critère économique n’est pas d’acheter pour revendre plus cher et engranger un profit individuel, ni d’acquérir des biens rares que ses semblables ne possèdent pas, mais d’accroître le potentiel de densité démographique relatif de la société, c’est-à-dire la capacité d’accueil rendue possible par l’introduction constante de technologies nouvelles.
Les textes que nous publions ici ont pour objet de faire connaître cette école de l’économie physique, qui s’oppose au monétarisme néo-libéral dominant et constitue ainsi le recours. Pour elle, comme le dit Abraham Lincoln, « l’homme n’est pas le seul animal qui travaille, mais c’est le seul à améliorer sa manière de travailler » Leibniz, Hamilton, List, Carey, et avant eux Montchrétien et tous les bâtisseurs d’Etat-nation depuis Louis XI, sont les principales références de ce système, connu depuis le XIXe siècle comme « le système américain », par opposition au « système anglo-hollandais ».
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