« Comme le mal provoque les êtres humains à faire le bien, c’est en ces heures sombres, si l’on veut en prendre conscience et se regarder en face, que l’homme de caractère trouve en lui les ressources d’un nouveau départ.
Celui-ci implique nécessairement un changement de système, le passage à une société fondée sur l’investissement à long terme, l’esprit de découverte et le développement mutuel, en arrachant le pouvoir à une perspective financière prédatrice et remettant à la barre des hommes et des femmes vivant de porter plus haut les limites de la pensée et de la vie, sans laisser personne au bord de la route.
Utopie ? Non, car c’est ce que portent au fond d’eux-mêmes les quatre grands courants de l’humanisme engagé de notre pays : socialisme républicain, celui de Jean Jaurès et de Charles Tillon, christianisme social, celui des abbés démocrates bretons et de Marc Sangnier, radicalisme de progrès, celui de Jean Zay et de Jean Moulin, et gaullisme patriote, celui de tous ceux qui arrivèrent à Londres en laissant leur patrimoine derrière eux. Mon projet a pour but de les faire converger et revivre, en bousculant leurs héritiers administratifs pour leur substituer des hommes et des femmes fidèles à leur élan passé et se situant à la frontière de notre avenir.
Et d’abord des jeunes, à qui cet avenir a été volé et qui entendent le retrouver. C’est à eux que je voue ma campagne, ses repères et ses pistes. Car je suis convaincu qu’avec eux, si nous menons ensemble le combat au nom des principes qui ont guidé les grandes découvertes de la science et inspiré la beauté des oeuvres d’art, une société de la connaissance, de la compassion et de la justice pourra renaître demain. Cette société ne sera pas suscitée par les tièdes. Je m’engage pour elle avec l’âpre joie d’être responsable. »
Jacques Cheminade dans Mon projet contre les puissances de chantage du fascisme financier, rédigé pour les élections présidentielles de 2007
Voici quelques références du passé pour passer à l’action :
Et pour l’Histoire présente :