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Vallée du Tescou : S&P aux départementales du Tarn-et-Garonne (82)

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Solidarité & Progrès présente
3 binômes (6 candidats) aux élections départementales des 22 et 29 mars 2015 :

De Labastide à Bruniquel, un jour de campagne

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Mon porte à porte du matin m’ayant amené à croiser bien des supporters dans mon combat contre la finance folle, j’allais cœur vaillant manger sur le pouce au zinc de la place avant de filer à mon rendez-vous de 14h00. La p’tite Panda qu’on m’avait prêtée était également gonflée à bloc : tracts, journaux, professions de foi, seau de colle et paquet d’affiches. Impossible de ne pas remarquer le candidat en route pour le Nouveau monde !

La place où j’allais me garer se situait sur le trottoir de la Mairie, deux personnes étaient déjà là. Mon rendez-vous et sa secrétaire. A peine ai-je mis le pied dehors et refermé la portière que mon rendez-vous fondait sur moi, me prenant dans ses bras, faisant ami-ami épaule contre épaule. En face, de l’autre côté de la route le soleil inondait l’affiche que j’avais collée la veille. Restée encore seule à côté des quatre autres emplacements.. vides, on ne voyait qu’elle et son slogan : « Notre véritable adversaire c’est la finance ! ».

Et le rendez-vous de me dire :

- Alors M. Grichaut ça y est.. on s’est lancé ?
- Oups d’abord c’est Grilhault des Fontaines, ensuite c’est pas un lancement, c’est une bataille politique, sinon moi j’en ai après les banques !

En me relâchant de son épaule, il poursuit :
- Mais arrêtez d’en vouloir aux banquiers, foutez leur la paix, je suis moi-même banquier et assureur...
- Ha ben super, vous allez comprendre de quoi on parle, il y a de bons et des mauvais banquiers.

- Oui mais qu’est-ce que vous leur voulez aux banquiers ? En s’éloignant de moi.
- N’ayez pas peur, les mauvais banquiers spéculent avec notre argent et imposent l’austérité...

- Mais non vous n’avez rien compris ça n’est pas à cause d’eux...
- Les emprunts toxiques et la fraude fiscale de HSBC ou Goldman Sachs en Grèce c’est pas les banquiers ?

En m’invitant à le suivre, il tente l’apaisement :
- Je suis comme ça, ne m’en voulez pas de vous avoir pris par l’épaule...
- Il n’y a pas de soucis mais attendez-vous à la même familiarité de ma part avec vous en retour...

Le décor campé, nous passions la porte d’entrée, le hall, le bureau de la secrétaire, un couloir puis l’entrée à son bureau sans avoir cessé un instant :
- C’est quoi votre problème avec les banquiers ?
- Je vous l’ai dit, il y a les bons et les mauvais banquiers, le problème se sont les mauvais banquiers qui spéculent sur tout...

- Oui mais vous voulez quoi ? Vous voulez faire comment.. sans banquier ? Je suis du Crédit Agricole... (sous-entendu, nous ne faisons pas ça.)
- Oui et alors vous ne spéculez pas sur les matières premières ? Vous ne vous êtes pas engouffré dans les dettes souveraines ?

- Sans nous les entreprises n’y arriveraient pas...
- Vous voulez dire que sans QE et impression de monnaie fictive pour le rachat de vos dettes vous n’y arriveriez pas ?

- Mais non ne dite pas ça, il faut bien soutenir l’activité...
- Par l’affacturage ? Si vous souteniez l’activité on ne serait pas en permanence entrain de vous renflouer, quand on prête à la Grèce c’est pour renflouer les banques...

- C’est vrai qu’il y a eu des problèmes en Grèce mais on en est sorti, nous avons vendu notre filiale on (le Crédit Agricole) était pas dans ça...
- Une fois la trésorerie des filiales avalée vous sortez de là..

- Mais vous ne pouvez pas tout nous mettre sur le dos !
- Qu’avez-vous fait au Portugal, vous détenez nos dépôts et du coup, dès que ça va mal, vous œuvrez par chantage pour obtenir les soutiens des Etats...

- On est aussi sorti du Portugal.
- C’est pas tout de sortir maintenant il faut reconstruire, donner du travail !

- Je comprends ce que vous me dites, mais le Crédit Agricole est vraiment la banque qui fait le plus d’effort pour accompagner l’économie et les gens.
- Bien sûr ! Dans ce cas-là vous accepterez tout à fait qu’on sépare strictement les activités [par un Glass-Steagall Act à la française], pas comme ce qui a été fait par Moscovici... [organisation de filiales sous un même toit.]

- Oui, sur ça je vous rejoins tout à fait, il le faut, je ne peux pas dire le contraire.
- Dans ce cas-là, vous devriez faire passer un vœu au Conseil municipal !

- Heu.. c’est quoi votre projet, ces élections, comment ça se passe ? Qu’est-ce que vous proposez ?
- Des tas de choses, comme un collège Observatoire de l’Espace pour sensibiliser les enfants aux métiers de demain ou encore un Aérotram [tram sur coussin d’air] le long de la coulée vertes à côté d’ici pour améliorer le transport et désenclaver la campagne. Mais ça ne sera possible qu’une fois le système financier assaini.

- Vous aurez besoin d’argent pour ça...
- Oui de crédit public, vous comprenez très bien que le système monétariste ne permet pas l’investissement. Vous ne faites que de la spéculation. Il y aurait de l’investissement, nous ne serions pas en train d’en débattre.. où sont les chantiers ? Quels sont les projets, où est l’emploi ?... Sans émission de crédit public, vous n’avez pas la capacité de faire cela !

- Pendant des années nous avons fait cela, nous savons le faire !
Oui revenir à votre métier premier justement, c’est pour cela que je vous parlez de mauvais et bons banquiers.. Votre expertise sera sans doute utilisée...

- Mais c’est quoi, pour vous, un mauvais banquier ? Nous ne sommes pas responsable de la situation...
- A bon, l’article 104 de Maastricht qui interdit l’utilisation des banques nationales, Chypre et le bail-in [renflouement des banques par la confiscation de l’argent des actionnaires et des déposants] imposé sur toute l’Europe.. Vous connaissez le bail-in ?

- Oui mais ce n’est pas nous qui avons fait cela.
- Vous voulez rire, la puissance du lobby bancaire, Oudea qui singe la faiblesse de la part spéculative de sa banque pendant les auditions pour la réforme bancaire, Draghi monsieur Goldman Sachs.. Non, arrêtez-là.. qui d’autre ?

- Se sont les politiques qui font n’importe quoi, c’est pas nous !
- Pour qu’il y ait des corrompus, il faut des corrupteurs.. si vous n’avez rien à vous reprocher et que votre expertise est efficiente, vous n’avez rien à craindre. Peut-être même pourriez-vous être choisi pour remplacer Pigasse ou qui sait aider aux enquêtes sur la dette ?

- C’est vrai qu’il faut des chantiers, de l’activité.. alors vous allez gagner ? Vous comptez faire quel score ?
- Vous savez, dans ma profession de foi je parle des BRICS qui sont sortis du système FMI, c’est pas rien.. alors non, je ne gagnerai pas de la manière à laquelle vous pensez...

- Ha oui, vous allez vous faire connaitre, c’est bien, vous êtes réaliste !
- Ben oui réaliste, c’est pour ça que je suis partisan de mettre en faillite organisée le système, pas vous ?

- Heu non, déjà séparer les activités...
- Ben vous voyez, on est d’accord !

- Oui mais ce sont les hommes politiques c’est pas nous, c’est à eux de le faire et puis tout ce qui est public ça nous coûte trop cher. Tenez, qu’est-ce que vous pensez des régions, des euro-régions, moi je suis pour !
- Ha, non, je ne suis pas d’accord, vous noyez les choses dans une couche soi-disant supérieure, c’est un saccage du bien commun, de la notion de République, vous ne pouvez pas être d’accord avec ça...

- Mais il nous faut faire des économies, ça devient trop cher, c’est pas possible autrement...
- Forcément s’il n’y a pas d’investissement vous n’avez pas les recettes qui en découlent sur le long terme mais un pays ça ne se gère pas comme une entreprise. Ca ne doit pas être une affaire rentable mais une organisation juste envers les êtres humains. La compétition entre euro-régions, c’est la perte de tout sens du bien commun !

Entre alors la secrétaire pour annoncer le prochain rendez-vous de mon interlocuteur. Interruption, prévision d’une nouvelle rencontre après l’élection et salutations d’usage faites, nous aurons passé 34 minutes dans un épaulé jeté fort révélateur.

Un rendez-vous de campagne électorale comme tout autre ? A la différence que lui comme moi, savons désormais que je peux aisément prendre place au Conseil Général du Tarn et Garonne pour engager le travail à faire, tant économique que social, et redonner de l’optimisme à nos concitoyens.

Toutefois, rien pour moi n’aurait été possible sans avoir amené avec moi, dans ma tête, Pecora, Roosevelt, de Gaulle, la notion de bien commun, Jacques Cheminade, Jaurès et tous les amis qui sont à Solidarité & Progrès.

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