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Wall Street menace de couper les fonds aux candidats pro-Glass-Steagall

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Les militants du Comité d’action de Lyndon LaRouche (LPAC), lors d’une semaine d’action à Washington pour le rétablissement du Glass-Steagall.
Crédit : LPAC

Conspiracywatch, le site français (comme l’indique son nom) qui traque avec passion les « complotistes » de tout poil qui menacent notre belle démocratie, va-t-il partir en guerre contre l’agence de presse Reuters ?

C’est la question qui se pose depuis la publication d’une dépêche le 27 mars 2015 par l’agence, intitulée : « Fâchées par Warren, les banques américaines envisagent de couper les dons aux campagnes ».

Bien renseignée, Reuters affirme que des représentants de Citigroup, JP Morgan, Goldman Sachs et Bank of America, se sont rencontrés à Washington pour affiner une stratégie visant à forcer l’aile progressiste du parti démocrate, en particulier la sénatrice Elizabeth Warren du Massachussetts et le sénateur Sherrod Brown de l’Ohio, de « baisser le ton » à l’égard de Wall Street !

Priver de leurs généreuses donations les candidats du Parti démocrate qui dérangent la finance folle, poursuit Reuters, n’était pas ouvertement au programme de la réunion, bien que l’idée ait été intensément débattue en coulisses.

D’après Reuters, « des représentants de JP Morgan se sont entretenus avec des responsables du Parti démocrate pour souligner qu’il existe une relation entre la contribution annuelle (de la banque) et le besoin d’une attitude plus amicale envers les banques ».

Par le passé, JP Morgan faisait en une seule fois un don global au Parti, mais cette année, jusqu’ici, elle n’a avancé qu’un tiers de la somme. Goldman Sachs, parmi les plus gros contributeurs d’Obama, reconnaît avoir participé à la réunion. Interrogée, la banque nie avoir discuté de l’arrêt des donations. Pour sa part, la porte-parole de Bank of America précise que le choix des donations de son institution « se fera en fonction de la compréhension des membres des deux partis du rôle important que nous jouons pour l’économie réelle ».

Lyndon LaRouche

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En vérité, c’est l’influence croissante du Comité d’action de l’économiste américain Lyndon LaRouche (LPAC), depuis des décennies en campagne pour rétablir le Glass-Steagall Act, qui irrite au plus haut point Obama et ceux qui le financent à Wall Street.

De 1933 jusqu’à son abrogation en 1999, cette loi séparait de façon stricte les activités bancaires : d’un coté des banques ordinaires (dépôts, crédit, etc.) et de l’autre des banques d’affaires (spéculation, etc.). Dans ce système, en cas de faillite, les premiers bénéficient d’une protection de l’Etat alors que les seconds doivent assumer eux-mêmes les conséquences de leurs errements, ce qui met le citoyen et l’Etat à l’abri de la finance folle. Pour LaRouche, rétablir le Glass-Steagall n’est que le premier acte d’une réorganisation financière et monétaire beaucoup plus vaste, notamment le retour à une politique de « crédit productif public » dans la tradition d’Alexander Hamilton.

Elizabeth Warren

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Une source au sein de Citigroup confesse à Reuters que pour les élections sénatoriales, la banque a déjà gelé ses dons au Comité de campagne démocrate, estimant qu’ils risquent de renforcer encore un peu plus Warren et des gens ayant le même discours.

Bien qu’elle n’ait pas la moindre intention de se présenter à la présidentielle, Warren dénonce depuis plus d’un an la pseudo-réforme bancaire Dodd-Frank et, pour mettre fin à la menace que font peser les banques « too big to fail » sur l’épargne, les dépôts et l’économie réelle, elle préconise de les couper en deux. A cet effet, elle a déposé au Sénat une proposition de loi, le « Glass-Steagall du XXIe siècle ».

Warren, qui se bat contre l’appauvrissement des classes moyennes américaines, n’a pas hésité à exiger la suspension de la licence bancaire ou encore des peines de prisons contre les dirigeants de banques américaines s’étant livrées à des activités criminelles.

Ce que la presse américaine et Reuters appellent « le populisme économique » et la détermination à toute épreuve de Warren l’ont rendu extrêmement populaire parmi la gauche américaine. Une pétition demandant qu’elle se présente aux élections présidentielles a recueilli 300 000 signatures.

O’Malley, la vraie menace pour Wall Street

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Rétablir la loi Glass-Steagall pour couper les banques en deux est la mesure phare du pré-candidat démocrate Martin O’Malley, ancien gouverneur du Maryland.
Crédit : LPAC

Cependant, il est à souligner que le moment choisi pour ces attaques démontre que si Wall Street part en guerre aujourd’hui contre Warren et l’aile gauche du Parti démocrate, c’est surtout parce que le pré-candidat Martin O’Malley, l’ancien gouverneur du Maryland, vient de lancer sa campagne présidentielle. O’Malley a décidé de faire du Glass-Steagall la mesure phare de son programme, une vérité que Reuters prend bien soin d’ignorer.

Or O’Malley n’est pas une figure isolée ou simplement en campagne pour satisfaire son ego. Derrière lui, se retrouvent une partie des élites démocrates, en particulier de l’Etat de New York, désireuses de se défaire de l’héritage Bush-Obama. Pour eux, Hilary Clinton, en se salissant avec Obama, a perdu l’envergure nécessaire pour emporter l’élection présidentielle du 8 novembre 2016.

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