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Yémen : avec le soutien de Washington, Riyad vole au secours d’Al Qaïda

La rédaction
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Des civils fuyants les zones de bombardements. Direction Union européenne ?
Crédit : Reuters

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 14 avril une résolution concernant la crise au Yémen, ayant pour effet de légitimer les opérations terroristes de l’Arabie Saoudite mis à mal par l’Iran.

L’Arabie saoudite dirige l’assaut sur le Yémen, lancé le 26 mars en alliance avec quelques pays du Golfe et le soutien logistique des États-Unis et du Royaume-Uni.

La résolution 2216 a été adoptée par 14 votes (incluant celui de la Chine) alors que la Russie s’est abstenue. Ainsi, Beijing et Moscou refont l’erreur qu’ils avaient faite en 2011, lorsqu’ils se sont abstenus sur la résolution autorisant la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, qui a rapidement conduit à l’intervention militaire, au renversement et au meurtre du président Kadhafi.

La résolution 2216 ne dit absolument rien à propos des décès, de la destruction et des souffrances causés par les bombardements saoudiens contres les populations et les infrastructures civiles, ainsi que les dépôts de médicaments et de nourriture. Tout le blâme est reporté sur les rebelles Houthis et leurs alliés, incluant l’ancien président Ali Abdullah Saleh, son fils et les factions de l’armée et de la garde républicaine qu’ils conduisent en coordination avec les Houthis et la majorité des tribus du pays. Cette alliance de forces nationales a permis de débarrasser de larges régions du Yémen des forces associées à al Qaïda et à l’Etat islamique (Daech).

La résolution du Conseil de sécurité prétend vouloir rétablir le gouvernement « légitime » du président déchu Abedrabbo Mansour Hadi, qui bénéficiait de très peu de soutien au Yémen à l’exception d’al Qaïda, ainsi que de certaines factions séparatistes du sud du pays et de milices des frères musulmans. Ces groupes sont actuellement isolés dans le sud et le sud-est du pays, à qui les Saoudiens ont livré par la voie des airs des colis contenant des armes et des munitions.

Les campagnes de bombardement ont ciblé des résidences, des camps de réfugiés et des silos à grain, ainsi que des aqueducs, des réservoirs d’eau potable et stations de pompage, des usines de traitement du lait, des ports, des aéroports, des ponts, des centrales thermiques, des lignes de distribution d’électricité, des stations d’essence et des réservoirs, des raffineries, provoquant des pénuries alimentaires, d’eau potable et de médicaments dans tout le pays. Tout ceci a été décrit de manière détaillée par les organisations d’aide humanitaire et les agences de l’ONU elles-mêmes.

Cette résolution est inacceptable pour les Houthis et leurs alliés, qui bénéficient du soutien de la majorité des Yéménites. Ainsi, les bombardements et les souffrances vont se poursuivre, étant donné l’incapacité des Anglo-saoudiens d’obtenir quelque victoire que ce soit sur le terrain.

Les Saoudiens se sont vantés, au moment de lancer cette campagne, de pouvoir compter sur le soutien de l’Egypte, du Pakistan et de la Turquie, les trois principales puissances « sunnites » capables de fournir des troupes au sol au Yémen. Fort heureusement, la diplomatie et des hommes sages au Pakistan et en Turquie ont temporairement bloqué le déroulement de ce scénario de guerre entre chiites et sunnites. Le Parlement pakistanais a voté la neutralité dans ce conflit, et la Turquie a jusqu’ici soutenu les efforts iraniens pour trouver une solution politique. En Egypte, des voix se sont exprimées avec force dans les médias, ainsi que certaines élites politiques, pour empêcher l’Egypte de tomber dans le piège tendu par les Saoudiens au Yémen.

Quant à l’évacuation des ressortissants étrangers, les États-Unis n’ont toujours pas entamé l’évacuation de leurs ressortissants du Yémen. Le scandale est tel que 41 Américains bloqués au Yémen ont déposé une plainte auprès du tribunal fédéral de Washington contre le Département d’Etat et le Pentagone, réclamant d’être évacués !

De son coté, le navire Priazovie de la Marine de guerre russe a évacué dimanche dernier 308 citoyens de 19 pays : 159 Yéménites, 45 Russes, 18 Américains, 14 Ukrainiens, 13 Jordaniens, 9 Cubains, 9 Biélorusses, 8 Ouzbeks, 5 Britanniques, 5 Azerbaïdjanais, un Bulgare, 6 Estoniens, 3 Turkmènes, 3 Palestiniens, 2 Egyptiens un Bahreïni, un Djiboutien, un Somalien, et un Saoudien.

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