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Xi Jinping : les fondements culturels de la Nouvelle route de la soie

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Le Président chinois Xi Jinping lors de son intervention devant l’UNESCO à Paris.

Discours prononcé par le Président de la République populaire de Chine Xi Jinping au siège de l’UNESCO

Paris, 27 mars 2014

Madame la Directrice générale Irina Bokova,
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

Bonjour !

Je suis très heureux d’avoir l’occasion de venir au siège de l’UNESCO. Je tiens tout d’abord à vous exprimer, Madame la Directrice générale, mes sincères félicitations pour votre réélection à la tête de cette institution. Je voudrais également rendre un vibrant hommage à l’UNESCO pour son éminente contribution à la promotion des échanges et de l’inspiration mutuelle entre les civilisations.

L’UNESCO est née il y a 69 ans des cendres de la guerre mondiale antifasciste. Les conséquences tragiques de la guerre ont amené l’humanité à reconsidérer le sens de la guerre et de la paix. Depuis des siècles et des siècles, l’humanité rêve toujours d’une paix durable, mais la guerre hante constamment l’humanité tout au long de son histoire. En ce moment même, nombreux sont les enfants vivant dans la terreur de la guerre. Nous avons encore à faire des efforts pour que la guerre s’éloigne et que tous les enfants de ce monde puissent grandir dans la paix et le bonheur.

Sur le mur du Square de la Tolérance, devant le siège de l’UNESCO, est gravée en plusieurs langues une inscription :

Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.

Tant que les peuples s’attachent fermement à l’idéal de la paix et portent haut levé le drapeau de la paix, ils construiront un rempart solide pour prévenir et combattre la guerre. Les gens souhaitent, à travers les échanges culturels, l’accès égal à l’éducation et la diffusion de la science, éliminer les incompréhensions, préjugés et hostilités et semer les graines de la paix. Tel est le but initial de la fondation de l’UNESCO.

Une telle attente et une telle aspiration sont toujours à défendre fermement à notre époque. Et en plus, il nous faut développer des activités éducationnelles, technico-scientifîques et culturelles au-delà des frontières, du temps et de l’espace et entre les civilisations pour que l’idée de la paix s’enracine et germe dans tous les esprits, et que les forêts de la paix prospèrent partout sur notre planète.

Depuis sa création en 1945, l’UNESCO, toujours fidèle à ses nobles missions, a déployé des efforts inlassables pour renforcer la connaissance et la confiance mutuelles entre les peuples et promouvoir les échanges et l’inspiration réciproque entre les différentes civilisations dans le monde. La Chine accorde une grande importance à sa coopération avec l’UNESCO, et entend accroître sa participation à diverses activités de l’institution. Pour témoigner du soutien et de l’aide à l’égard de l’Afrique, nous avons décidé de porter, de 25 à 75, le nombre de bourses que nous mettons chaque année à la disposition de l’UNESCO à travers le programme de bourses - La Grande Muraille en faveur des pays en développement dont les pays africains. Nous allons également travailler ensemble avec l’UNESCO pour poursuivre les activités du fonds fiduciaire pour l’Afrique.

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Les échanges et l’inspiration mutuelle font l’épanouissement et l’enrichissement des civilisations, et constituent un moteur important pour le progrès de la civilisation humaine ainsi que pour la paix et le développement dans le monde.

Pour promouvoir les échanges et l’inspiration mutuelle entre les civilisations, il convient d’adopter une attitude et des principes judicieux. L’essentiel, à mon avis, est de s’en tenir aux points suivants :

Premièrement, les civilisations sont diverses, et cette diversité donne un sens à leurs échanges et à leur inspiration mutuelle. Tout comme la lumière solaire qui compte sept couleurs, notre monde est multicolore. La civilisation d’un pays et d’une nation est leur mémoire collective. Au cours de sa longue histoire, l’humanité a créé et développé des civilisations aussi diverses que variées. De la vie primitive à la culture du champ, de la révolution industrielle à la société de l’information, c’est tout un rouleau grandiose de l’histoire des civilisations et tout un concert émouvant des brillantes civilisations de l’humanité.

Une fleur ne fait pas le printemps. Quand cent fleurs s’épanouissent, le printemps envahit tout le jardin.

S’il existait une seule espèce de fleur dans ce monde, quelque belle qu’elle soit, le monde serait monotone. Qu’il s’agisse de la civilisation chinoise ancienne ou de toute autre civilisation dans le monde, elles monde, quelque belle qu’elle soit, le monde serait monotone. Qu’il s’agisse de la civilisation chinoise ancienne ou de toute autre civilisation dans le monde, elles sont sans exception les créations de l’humanité.

J’ai été au Musée du Louvre de France et au Musée du Palais impérial de Chine où sont conservés des dizaines de milliers de trésors d’art, ils doivent leur attrait à la richesse des civilisations qu’ils présentent. Les échanges et l’inspiration mutuelle entre les civilisations ne peuvent avoir comme préalable d’adorer ou de rabaisser exclusivement une telle ou telle civilisation. Il y a plus de 2 000 ans, les Chinois réalisaient déjà qu’« II est naturel que les choses sont différentes ». Promouvoir les échanges et l’inspiration mutuelle entre les civilisations permet de donner plus d’éclats aux civilisations de l’humanité, de faire réjouir aux peuples des différents pays d’une vie spirituelle plus riche et de leur offrir plus de possibilités dans l’avenir.

Deuxièmement, les civilisations sont égales, et cette égalité fait naître la base de leurs échanges et de leur inspiration mutuelle. Les différentes civilisations de l’humanité sont égales en valeur, et chaque civilisation a ses atouts et faiblesses. Il n’existe pas de civilisation parfaite dans le monde, ni de civilisation bonne à rien. Aucune civilisation n’est supérieure ou inférieure aux autres.

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La mosquée de Samarcande en Ouzbékistan.

J’ai visité pas mal d’endroits dans le monde. Ce que j’aime le plus dans le voyage, c’est de découvrir différentes civilisations des cinq continents, de connaître les différences de ces civilisations et leurs spécificités, et de connaître la conception du monde, de la vie et des valeurs des populations locales. J’ai été à Chichen Itza, site emblématique de la civilisation maya, et à Samarcande, ville ancienne de l’Asie centrale aux vives couleurs islamiques. J’ai le profond sentiment que, pour connaître le véritable sens de chaque civilisation, il y a lieu d’adopter une attitude d’égal à égal et humble. Si nous regardons une civilisation de haut, il est impossible d’en saisir l’essence et de vivre en bons termes avec elle. L’histoire et la réalité ont toutes prouvé que l’orgueil et les préjugés constituent les plus grands obstacles aux échanges et à l’inspiration mutuelle entre les civilisations.

Troisièmement, les civilisations sont inclusives, et cette inclusivité fait la force motrice de leurs échanges et de leur inspiration mutuelle.

La mer doit sa grandeur à sa capacité d’accueillir tous les cours d’eau.

Les différentes civilisations de l’humanité sont les fruits du travail et de la sagesse de l’homme. Chaque civilisation est unique. De ce point de vue, l’imitation servile et l’adaptation forcée sont impossibles, surtout fort nuisibles. Tout acquis de civilisation mérite le respect et est à chérir.

L’histoire nous enseigne que seuls les échanges et l’inspiration mutuelle assurent la pleine vitalité d’une civilisation. Tant que nous nous en tenons à l’esprit de l’inclusivité, le « choc des civilisations » n’aura pas sa place dans ce monde, et les civilisations coexistent en harmonie. C’est comme ce que disent souvent les Chinois : « Navet ou chou, à chacun son goût. »

Marquée par la continuité tout au long de son histoire cinq fois millénaire, la civilisation chinoise incarne la plus profonde des aspirations spirituelles de la nation, constitue le symbole spirituel spécifique des Chinois, et nourrit abondamment le renouvellement perpétuel et l’épanouissement de la nation chinoise. Notre civilisation, bien que née sur la terre chinoise, est ce qu’elle est aujourd’hui à travers une interaction enrichissante et continue avec les autres civilisations.

Au 2e siècle av. J.-C., la Chine a commencé à frayer la Route de la Soie qui menait aux Contrées occidentales. Sous la dynastie des Han, Zhang Qian, émissaire chinois, s’y est rendu deux fois, respectivement en 138 et 119 av. J.-C. Il y a diffusé la culture chinoise et a ramené avec lui en Chine des produits comme raisin, luzerne, grenade, lin et sésame. À l’époque des Han de l’Ouest, des flottes chinoises sont arrivées en Inde et à Sri Lanka où elles ont échangé de la soie chinoise contre du verre Liuli et des perles. La dynastie des Tang est une époque très dynamique dans l’histoire de la Chine en termes d’échanges avec l’extérieur. Selon les récits historiques, la Chine des Tang échangeait des émissaires et entretenait des relations d’amitié avec plus de 70 pays. À Chang’an, capitale chinoise de l’époque, affluaient des émissaires, commerçants et étudiants étrangers. Ces vastes échanges ont contribué à la diffusion de la culture chinoise dans le monde, et à l’introduction en Chine des cultures et des produits de divers pays.

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Entre 1405 et 1433, une armada de plusieurs centaines de navires chinois, commandée par l’amiral Zheng He, s’est rendue jusqu’au Kenya en Afrique en passant par l’Inde, le Sri Lanka et le golfe persique. Ces maquettes montrent la taille des navires chinois en comparaison avec les caravelles d’exploration (au premier plan) utilisées par Christophe Colomb à la fin du XVe siècle.
Crédit : http://poseidonsciences.scienceblog.com

Au début du 15e siècle, sous la dynastie des Ming, le célèbre navigateur chinois Zheng He a effectué sept expéditions en mer, et s’est rendu dans plusieurs pays de l’Asie du Sud-Est et jusqu’au Kenya, à la côte est du continent africain, laissant une belle histoire des échanges amicaux entre la Chine et les peuples de ces pays. À la fin de la dynastie des Ming et au début de la dynastie des Qing, les Chinois se sont lancés activement dans l’apprentissage des sciences et technologies modernes.

L’astronomie, la médecine, les mathématiques, la géométrie et la géographie, introduites de l’Europe en Chine, ont élargi l’horizon des connaissances des Chinois. Depuis, les échanges et l’inspiration mutuelle entre les civilisations chinoise et étrangères se sont multipliés, accompagnés parfois de conflits, de contradictions, de doutes et de refus, mais surtout, d’apprentissage, d’assimilation, d’intégration et d’innovation.

Le bouddhisme est né en Inde antique. Après son introduction en Chine, il s’est développé en interaction avec les cultures confucéenne et taoïste au cours de sa longue évolution pour donner finalement naissance à une culture bouddhique à la chinoise et laisser des traces profondes dans les croyances de sa longue évolution pour donner finalement naissance à une culture bouddhique à la chinoise et laisser des traces profondes dans les croyances religieuses, la philosophie, la littérature, l’art, les rites et les us et coutumes des Chinois. Le voyage très éprouvant vers l’Ouest fait par le moine Xuanzang, de la Chine des Tang, pour rapporter dans le pays des classiques bouddhiques illustre la persévérance des Chinois dans l’apprentissage des cultures étrangères. Le roman mythique Le Pèlerinage vers l’Ouest, inspiré de ce voyage, est connu de tous. À partir de leur propre culture, les Chinois ont développé les pensées bouddhiques pour former des théories bouddhiques spécifiques, et permis de diffuser le bouddhisme au Japon, en Corée et en Asie du Sud-Est.

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Le carillon du tombeau du marquis Yi de Zeng (Ve siècle av. JC). Ces 65 cloches couvrent 5 octaves et demie et comptent déjà 12 demi-tons. La musique chinoise classique utilise une gamme pentatonale, mais deux demi-tons furent ajoutés en 600 av. J.C. tandis que sous la dynastie des Ming, en 1596, furent inventés les "Douze liu tempérés"... soit un siècle avant l’adoption en Europe de la gamme chromatique tempérée.
Crédit : chinesecio.com

Depuis l’introduction successive en Chine du bouddhisme, de l’islam et du christianisme il y a plus de 2 000 ans, la musique, la peinture et la littérature chinoises se trouvent sans cesse enrichies avec des apports culturels étrangers. Née de l’interaction créative de la peinture traditionnelle chinoise et de la peinture à l’huile occidentale, la peinture à l’huile chinoise à grands traits est une expression artistique unique dans son genre. Les oeuvres de grands maîtres comme Xu Beihong sont largement appréciées.

Les quatre inventions de la Chine - papier, poudre à canon, imprimerie et boussole -, ont contribué à la mutation du monde et à la Renaissance en Europe. La philosophie, la littérature, la médecine, la soie, la porcelaine et le thé de la Chine ont été introduits en Occident et ont pénétré dans la vie quotidienne des Occidentaux. La relation de Marco Polo a suscité en Occident un vif intérêt pour la Chine.

Vous savez tous qu’il y a en Chine les statues de guerriers et de coursiers en terre cuite, appelées aussi « armée souterraine » de l’Empereur Shihuangdi des Qin. Selon le Président Chirac, on n’a pas vraiment été en Égypte à moins de visiter les pyramides, et on n’a pas vraiment été en Chine à moins de visiter les statues de guerriers et de coursiers en terre cuite. En 1987, ce fleuron de la civilisation chinoise endormi sous la terre pendant 2 000 ans a été classé au patrimoine culturel mondial. Et il y a encore une grande quantité de fruits de la civilisation chinoise inscrits sur les listes du patrimoine culturel mondial et du patrimoine culturel immatériel mondial ainsi que sur le registre international « Mémoire du monde » de l’UNESCO. Ici, je tiens à exprimer mes sincères remerciements à l’UNESCO pour sa contribution à la préservation et à la diffusion de la civilisation chinoise.

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Nous vivons aujourd’hui dans un monde composé de cultures, races, couleurs de peau, religions et systèmes sociaux différents. Les peuples des divers pays sont désormais interdépendants, formant une communauté de destin. divers pays sont désormais interdépendants, formant une communauté de destin.

Les Chinois sont très tôt conscients de « l’harmonie dans la diversité ». Il y a 2 500 ans, l’historien chinois Zuo Qiuming, dans son ouvrage Commentaire de Zuo, a noté des propos de Yan Yîng, Premier Ministre du Royaume de Qi, sur
l’harmonie :

L’harmonie est un peu comme préparer une soupe. On cuit du poisson et de la viande avec de l’eau, du feu, du vinaigre, de la sauce, du sel et des prunes. (...) La musique, c’est comme le goût. Elle est un mélange d’air, de corps, de catégorie, de matériel, de son, de règles, de mélodie, de style et de chants. (...) Si on assaisonne l’eau avec de l’eau, qui veut en boire ? Si on joue de la musique avec un seul ton, qui la supportera ? »

II existe dans ce monde plus de 200 pays et régions, plus de 2 500 ethnies et de nombreuses religions. Il est impensable qu’il n’y ait qu’une façon de vivre, une langue, une musique et un style vestimentaire dans le monde.

Comme l’a dit Victor Hugo :

Il y a un spectacle plus grand que la mer, c’est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c’est l’intérieur de l’âme.

Et face aux différentes civilisations, nous avons besoin d’une âme plus grande que le ciel. La culture est comme l’eau qui pénètre les choses, très finement et sans bruit. Il nous faut favoriser le respect mutuel et la coexistence harmonieuse entre les différentes civilisations et faire des échanges et de l’inspiration mutuelle entre les civilisations un pont d’amitié entre les peuples, un moteur de progrès pour la société humaine et un trait d’union pour la paix dans le monde. Nous avons intérêt à nous nourrir de la sagesse des différentes civilisations pour apporter aux populations des appuis spirituels et des réconforts ainsi que pour relever, la main dans la main, les défis communs de l’humanité. En 1987, ont été exhumés dans le palais souterrain du temple Famen, au Shaanxi en Chine, vingt ustensiles magnifiques en verre Liuli, qui avaient été introduits en Chine de l’Empire romain d’Orient et des pays islamiques sous la dynastie des Tang. Émerveillé par ces antiquités étrangères, je me disais : Face aux différentes civilisations, nous devons, au-delà d’admirer leurs belles réalisations et d’apprécier la représentation artistique de la vie d’antan, essayer de comprendre l’esprit culturel de ces réalisations et de le faire revivre.

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Selon Napoléon Bonaparte, il y a deux forces dans le monde : épée et pensée. À la longue, la pensée l’emporte toujours sur l’épée. Nous devons développer activement le secteur de l’éducation, et œuvrer, en généralisant l’accès à l’éducation, à inspirer la sagesse, à transmettre le savoir et à cultiver le sens de la moralité, pour faire mieux connaître aux gens la valeur des différentes civilisations grâce à un processus continu d’acquisition de connaissances à travers des études et mettre l’éducation au service de la continuation des civilisations grâce à un processus continu d’acquisition de connaissances à travers des études et mettre l’éducation au service de la continuation des civilisations et de la création. Nous devons développer énergiquement le secteur des sciences et technologies pour, à travers les progrès et les innovations technico-scientifiques, connaître nous-mêmes, connaître le monde, transformer la société, permettre à l’homme de mieux maîtriser les connaissances et compétences technico-scientifiques dans la pratique continue, et mettre les sciences et technologies au service de l’humanité. Nous devons promouvoir avec énergie le secteur culturel, pour rapprocher les coeurs, élargir l’horizon et accroître le consensus à travers les échanges culturels, et permettre à l’homme d’élever sa qualité à travers une imprégnation culturelle continue, ainsi qu’à la culture de contribuer au progrès de l’humanité.

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Le peuple chinois œuvre actuellement pour réaliser le rêve chinois, celui du grand renouveau de la nation chinoise. Faire de ce rêve une réalité, c’est de réaliser la prospérité du pays, le redressement de la nation et le bonheur du peuple. Cela incarne profondément l’idéal des Chinois d’aujourd’hui, et reflète parfaitement la glorieuse tradition chinoise, celle de rechercher inlassablement des progrès depuis l’antiquité.

La réalisation du rêve chinois implique le développement équilibré et le renforcement mutuel des civilisations matérielle et spirituelle. Sans la continuation et le développement de la civilisation, sans le rayonnement et la prospérité de la culture, il ne serait pas question de réaliser le rêve chinois. Nos ancêtres aspiraient depuis longtemps à un monde de Grande Concorde où les gens vivent à l’abri du besoin avec une grande moralité. La civilisation chinoise préconise depuis toujours l’intégration de la vie spirituelle de l’homme dans ses idéaux pour la vie et pour la société. Ainsi, la réalisation du rêve chinois s’inscrit dans un processus de développement sur les plans tant matériel que spirituel. Avec le développement socio-économique sans discontinuer de la Chine, la civilisation chinoise ne manquera pas d’évoluer avec son temps et de manifester une vitalité plus vigoureuse.

Chaque civilisation porte en elle l’âme d’un pays et d’une nation. Elle doit être transmise et préservée de génération en génération, et évoluer avec le temps avec le courage d’innover. Par la réalisation du rêve chinois, le peuple chinois contribuera, à la lumière de nouveaux progrès de l’époque, à l’adaptation créative et au développement innovant de la civilisation chinoise, à sa redynamisation et au rayonnement de l’esprit culturel à charme éternel et à valeur moderne transcendant les limites du temps, de l’espace et des frontières, pour redonner la vie aux antiquités conservées aux musées, aux patrimoines exposés sur la terre vaste et aux écritures des œuvres anciennes, et pour pour redonner la vie aux antiquités conservées aux musées, aux patrimoines exposés sur la terre vaste et aux écritures des œuvres anciennes, et pour permettre à la civilisation chinoise d’apporter à l’humanité, ensemble avec les autres civilisations du monde, riches et diversifiées, une bonne orientation spirituelle et une force motrice spirituelle puissante.

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Vous connaissez facilement le vent printanier, comme la floraison aux
milles couleurs éclatantes fait le printemps.

L’année prochaine marquera le 70e anniversaire de l’UNESCO. J’ai la conviction que sous votre direction, Madame la Directrice générale, cette organisation ouvrira de nouvelles perspectives dans la promotion des échanges et de l’inspiration mutuelle entre les civilisations humaines et de la paix dans le monde.

Je vous remercie.

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