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l’Algérie : ces attentats qui cachent la guerre des matières premières

La rédaction

par Eduardo Garcia

Dans le cadre de la visite d’état de Nicolas Sarkozy en Algérie nous avons décidé de reprendre ici cet article publié dans Nouvelle Solidarité N° 17, XIIIième annéé, du 28 septembre 2007.

Une série d’attentats de plus en plus rapprochés a ensanglanté l’Algérie ces derniers mois, révélant un réveil virulent de la guerre des clans au pouvoir au fur et à mesure que la prochaine élection présidentielle approche, sur fond de lutte entre grandes puissances pour le contrôle des matières premières algériennes, notamment gaz et pétrole. C’est la seule hypothèse possible pour expliquer l’activisme de l’Organisation d’Al-Qaida au Maghreb, née de la fusion, annoncée le 11 septembre 2006, entre l’ancien GSPC (Groupe salafiste de prédication et du combat) et Al-Qaida, revendication reçue avec le plus grand scepticisme par la plupart des experts et politiciens, vu le contexte dans lequel ces attentats sont intervenus.

Le 11 avril 2007, deux attentats suicides avaient visé le Palais du gouvernement à Alger et le Quartier général oriental de la Police à Bab Ezzouar, faisant 30 morts et plus de 200 blessés. Le 6 septembre dernier, c’est le président Bouteflika qui a échappé de peu à un attentat suicide alors qu’il se rendait en visite à Batna, dans l’est de l’Algérie, attentat qui a fait 22 morts et 107 blessés. Un nouvel attentat suicide a été commis le samedi 8 septembre à Dellys, faisant 30 morts et 47 blessés. Plus récemment, le jeudi 19 septembre, dans une vidéo de 80 minutes, le numéro deux d’Al-Qaida, Ayman al Zaouahri, a invité les musulmans à « nettoyer » le Maghreb des Français et des Espagnols, afin d’y rétablir le règne de l’islam. Dès le lendemain, ces menaces étaient mises à exécution : une bombe à faible puissance explosait devant une voiture transportant deux Français et un Italien entre Alger et le barrage de Koudiat Acerdoune, au sud-est de la capitale, pendant que deux employés d’Aéroports de Paris travaillant à Alger ont dû être évacués après avoir reçu des menaces.

Mais les autorités algériennes ainsi que la plupart des experts mettent en doute la véritable identité d’Al-Qaida au Maghreb et dénoncent plutôt des puissances étrangères comme étant à l’origine de ces attentats. Suite à l’attentat qui l’a visé, le président Bouteflika a dénoncé « des capitales étrangères et des dirigeants étrangers », pendant que son ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, précisait que c’est « le retour de l’Algérie sur la scène internationale qui, visiblement, gêne certains intérêts étrangers ».

Le retour de l’Algérie sur la scène internationale

Une analyse de ce que M. Zerhouni appelle le retour de l’Algérie sur la scène internationale révèle en effet un revirement quasi total d’alliances de l’Algérie sur le plan international. Si l’on avait pu parler d’une véritable « lune de miel » entre l’Algérie et les Etats Unis, entre 2003 et 2006, avec les visites de Donald Rumsfeld en février 2006 et de Dick Cheney en avril de la même année, dont l’un des principaux centres d’intérêt avait été la collaboration dans la « Global war on terror », cette alliance privilégiée a été clairement remise en cause par la faction au pouvoir autour du président Bouteflika.

Divers facteurs seraient à l’origine de ce changement. D’abord, l’augmentation considérable de la manne pétrolière, suite à la hausse des prix, qui donne des ailes aux ambitions des uns et des autres. Surtout, on parle de l’affaiblissement relatif des Etats-Unis à cause de ses difficultés en Irak, et a contrario, du renforcement d’autres puissances, notamment la Russie, la Chine, mais aussi le Venezuela ou l’Iran. Et comme pour le Niger, qui a récemment remis en cause le monopole de la France dans l’exploitation de l’uranium sur son territoire, la concurrence entre ces puissances a permis aux factions algériennes de s’affranchir de la toute puissante tutelle américaine.

Rappelons que les enjeux dans ce domaine sont considérables et concernent, au delà de l’Algérie, toute l’Afrique du nord et le Sahel. Selon l’expert pétrolier algérien Hocine Malti, les réserves avérées de pétrole de ces pays sont conséquentes : 39 milliards de barils pour la Libye, 31,5 milliards pour le Nigeria, 11,8 milliards pour l’Algérie, 1 milliard pour le Tchad, 700 millions pour le Sénégal, 563 millions pour le Soudan, 308 millions pour la Tunisie, 300 millions pour le Niger, 200 millions pour la Mauritanie, tandis que le Sahara Occidental aurait un sous-sol très prometteur.

C’est au niveau de la politique énergétique qu’on voit le plus clairement le changement en cours. En mai 2006, l’Algérie décidait brutalement d’abandonner la loi de privatisation des hydrocarbures qu’elle venait d’adopter un mois plus tôt. C’est vrai qu’entre-temps, M. Bouteflika avait reçu la visite d’Etat du président Hugo Chavez, du Venezuela, qui l’en avait dissuadé ! En effet cette loi préconisait le retour à l’ancien système de concession, qui aurait permis aux compagnies pétrolières internationales de disposer presque totalement du sous-sol Algérien.

Mais c’est le réchauffement considérable des relations avec la Russie depuis janvier 2007 qui confirme cette tendance. Avec un contrat d’achat d’armes d’un montant de 15 milliards de dollars signé à cette date, l’Algérie est, en effet, le premier partenaire de la Russie dans le domaine de l’armement, devançant même la Chine. Si ce contrat ne provoque pas d’inquiétude chez les principales puissances, ce n’est pas le cas pour ce qui est de l’idée de la création d’une OPEP du gaz autour d’une alliance algéro-russo-iranienne.

Cette démarche inquiète les Européens, en particulier, qui dépendent de la Russie pour 23 % de leur consommation de gaz, et de l’Algérie pour 13 %. Dans une conférence de presse donnée à Alger le 11 septembre, Christof Ruehl, l’économiste en chef de British Petroleum, déclarait que « la création d’une OPEP du gaz relève davantage de la manœuvre politique que d’une démarche à objectifs économiques », avant de la qualifier de « stupide ». La visite à Alger du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, au cours de laquelle des accords bilatéraux ont été signés notamment dans le domaine énergétique, est venue confirmer que cette option est bel et bien sur la table. La question d’une coopération dans le domaine du nucléaire civil a aussi été soulevée.

A l’arrivée de plus en plus encombrante des sociétés pétrolières et gazières russes (Gazprom, Lukoil, Rosneft, Stroytransgaz...), il faut ajouter celle, plus discrète, des chinoises et indiennes, en revanche très présentes dans les autres pays du Sahel.

Comme au Soudan ou au Niger, la Chine, n’en déplaise à la France qui se voit contrainte d’améliorer les conditions commerciales qu’elle propose à ses anciennes colonies, est de plus en plus présente en Algérie, où elle vient de rafler quelques contrats majeurs pour la construction d’autoroutes et d’un million de logements. Autre enjeu principal où la France avance elle aussi sa propre candidature, la volonté algérienne de faire de l’année 2008 l’année de l’investissement dans le nucléaire civil, un choix appuyé par un important contrat de coopération, signé juin dernier avec les Etats-Unis. L’Algérie possède déjà deux réacteurs nucléaires et la France devra, si elle veut être compétitive, proposer mieux que les Chinois et les Russes, principaux partenaires de l’Algérie dans ce domaine.

Le prétexte pour le déploiement de l’AFRICOM

Dans le domaine sécuritaire et militaire, le renversement des alliances de l’Algérie est là aussi frappant, car de principal allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme dans la région (notamment après la prise d’otages de touristes européens par le GSPC, en janvier 2003), elle serait aujourd’hui la cible d’un terrorisme déployé par l’administration Bush/Cheney et ses contrôleurs en Angleterre.
Les questions fusent à nouveau sur la véritable identité du GPSC/Al-Qaida, car l’augmentation des attentats depuis fin 2006 coïncide étrangement avec cette réorientation de la politique étrangère algérienne, et des médias tels qu’Al Watan ou les auteurs d’Algerie Watch n’hésitent pas à établir un lien entre ces actes de « terrorisme » et les pressions faites par l’administration Bush/Cheney pour obliger les pays du Maghreb à s’aligner et à accueillir des bases militaires américaines.

Pour bon nombre de spécialistes du terrorisme algérien, le GSPC a toujours représenté la faction « dure » du pouvoir - la Direction des renseignements militaires - qui est un relais en Algérie des politiques des Anglo-Américains. Lors de la prise d’otages de 2003, par exemple, le GSPC était dirigé par Abderrezak El Para, un ancien des forces spéciales algériennes et garde de corps du général Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense et membre du Haut Comité d’Etat.

De plus, l’action du GSPC/Al-Qaida à travers tout le Sahel bénéficie d’une aide importante du prince Bandar, ex-ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-Unis et actuel patron de la sécurité dans son pays, dont le Sahel serait la chasse gardée. Le prince Bandar a récemment été attrapé la main dans le sac à financer des groupes rebelles au Darfour et au Tchad. Actuellement, des actions en justice au Royaume Uni et aux Etats-Unis mettent en cause son rôle dans un méga contrat d’armes et de pétrole, conclu entre la monarchie britannique et le régime saoudien à l’époque de Thatcher, impliquant la compagnie anglaise d’aéronautique BAE, contrat qui permet de générer des fonds abondants pour le financement d’attentats et autres sales coups.

L’activisme du GSPC/Al-Qaida à travers tout le Maghreb joue un rôle très utile pour les Américains, leur servant de prétexte pour tenter d’imposer le déploiement de bases militaires américaines à travers toute la région dans le contexte de leur nouveau commandement africain, l’Africom. C’est dans cette visée que les Américains ont conçu leur initiative « Pan-Sahel », devenue début 2005 « Initiative transsaharienne de lutte contre le terrorisme (TSCTI) », destinée à inclure dans une stratégie militaire américaine des pays comme l’Algérie, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Nigeria et la Tunisie.
Très important pour comprendre la nouvelle série d’attentats qui frappe l’Algérie, ce pays a refusé, tout comme la Libye et le Maroc, d’accueillir sur son sol des bases américaines sous couvert de lutte contre le terrorisme et de participer au projet américain de réorganisation du grand Moyen-Orient.

L’Algérie s’attaque directement à Dick Cheney

Notons que dans la même période, Bouteflika a lancé également une attaque frontale contre Dick Cheney, en démantelant Brown, Root and Condor (BRC), une joint venture créée en 1994 par la Sonatrach (Société nationale des hydrocarbures) (41 %), le CRND (Centre de recherche nucléaire de Draria) (10 %) et KBR (Kellogg Brown & Root) (49 %), filiale d’Halliburton dont le vice-président américain est toujours actionnaire.

C’est en octobre 2006 que le gouvernement algérien a lancé une enquête pour corruption à l’encontre de cette société, gérant des contrats pétroliers et d’armement. Riche en rebondissements, l’enquête a révélé, entre autres, que BRC avait sous-traité un contrat sur le gisement de Rhourde-Nouss à une société israélienne, Bateman Litwin, propriété du milliardaire israélien Benny Steinmetz, proche de la droite israélienne. Révélatrice aussi de la guerre d’influence que se livrent différentes puissances en Algérie, ce sont les services russes qui ont révélé au gouvernement algérien que des équipements de communication sophistiqués, commandés par BRC aux Etats-Unis pour le compte de l’Etat-major général algérien, étaient connectés en permanence aux systèmes d’intelligence électronique américains et israéliens ! En septembre dernier, KBR a été contraint de céder à la Sonatrach ses parts dans BRC.

Nous avons essayé, en rassemblant tous les éléments ci-dessus, de dépeindre l’environnement international complexe dans lequel est intervenue la récente vague d’attentats en Algérie. Que certaines factions au pouvoir en Algérie soient sorties des griffes de l’administration Bush/Cheney est une bonne chose.

Cependant, le tout n’est pas de jouer les uns contre les autres, mais de rétablir une politique orientée vers le bien commun, où les ressources seront développées pour le plus grand bien de l’Algérie et de ses générations futures. Avec ses quelque 100 milliards d’euros de réserves et en travaillant de concert avec la Russie, la Chine, l’Inde et les grands pays d’Amérique du Sud pour refonder l’actuel système économique et monétaire international, l’Algérie aura une chance de sortir de la crise dans laquelle elle est plongée depuis de trop longues années.

Bibliographie :


  • Al-Qaida au Maghreb et les attentats du 11 avril 2007 à Alger, par François Gèze et Salima Mellah, dans Algeria Watch (21 avril 2007).
  • Madjid Laribi, « Brown & Root Condor : une holding “militaro-énergétique”« , Le Maghrébin, 13 novembre 2006.
  • « Le P-DG de BRC sous mandat de dépôt », Le Jour d’Algérie, 1er avril 2007.
  • Madjid Laribi, « Que cache le dossier Brown Root & Condor », Le Maghrébin, 9 octobre 2006.
  • « L’un des kamikazes était un compagnon d’El Para », Le Jour d’Algérie, 14 avril 2007.
  • Hocine Malti, « De la stratégie pétrolière américaine et de la loi algérienne sur les hydrocarbures », Le Quotidien d’Oran , 9-10-11 juillet 2005.

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