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2013-1931 : La confiscation des dépôts, un parfum de déjà-vu

La rédaction

La Troïka vient de confisquer les dépôts des citoyens chypriotes pour « sauver le système bancaire ». Aux Etats-Unis, la confiscation des dépôts fut appliquée dès 1931...

Dennis Mason, pour le Comité d’action politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche (LPAC) s’est entretenu avec Paul Gallagher, rédacteur économique de l’Executive Intelligence Review (EIR). Extrait.

Dennis Mason : En ce qui concerne la nouvelle procédure de mise en faillite des établissements financiers, dite plan de « résolution » qui, au lieu de faire appel au renflouement par les Etats, opèrera par une procédure de « bail-in » (valorisation des ressources propres des banques allant jusqu’à la confiscation des dépôts), il s’avère qu’au début des années 1930, les mêmes pratiques avaient été constatées et condamnées en justice par le procureur américain Ferdinand Pecora nommé par le Président Franklin Roosevelt à la tête d’une commission d’enquête sur la crise financière.

Aujourd’hui, le rapport du Conseil de stabilité financière des Etats-Unis (FSB) affirme qu’avec le bail-in, on peut offrir des titres (actions, etc.) de la banque aux clients, en échange de leurs dépôts. Seulement, une fois l’échange effectué on procède à une dévaluation massive des titres.

Ainsi, on s’empare de l’argent des citoyens afin de maintenir la banque en vie, comme nous le voyons aujourd’hui avec ce qui se passe en Nouvelle-Zélande. Les banquiers ont programmé les ordinateurs pour rendre cette procédure entièrement automatique. Si la banque a besoin d’une procédure de « résolution ouverte » [procédure de mise en faillite ordonnée sans fermeture de la banque] dans la nuit, les ordinateurs déterminent de combien ils ont besoin, et retirent ce qui est disponible dans la banque, pour que le lendemain matin, la banque continue à fonctionner. Peux-tu développer à ce sujet ?

Paul Gallagher : Grâce aux enquêtes menées par Ferdinand Pecora sur la période de 1926-1930, nous savons que les déposants ont été transformés d’office en actionnaires, comme cela est fait aujourd’hui avec certains déposants à Chypre où pour compenser les montants des dépôts qu’on prenne aux gens, on leur offre des actions de leur banque en faillite ! L’Espagne fournit un autre exemple : les déposants de six caisses d’épargne [regroupées dans Bankia] ont été bernés suite à la transformation il y a trois ans de leur épargne en actions de leur « nouvelle » banque, Bankia. Or, il y a deux semaines, la valeur de ces actions s’est effondrée, alors que Bankia est toujours ouverte !

Ce dernier exemple est exactement de la même nature que ce qui a suivi le krach de 1929. A l’époque, ce type de pratiques donna lieu à la vindicte populaire, puis à l’audition des banques par Pecora en 1933. Cela a commencé en 1932, et lorsque Pecora prit la tête des investigations, il se concentra sur la National City Bank, la plus grande banque commerciale de l’époque, avec des succursales partout dans le pays. Cette banque organisa une campagne intensive via la National City Corporation, sa filiale, présente sur tout le territoire pour forcer les déposants et les employés à acheter des actions de la National City ! Puis, on les a obligés à acheter d’autres stock-options de la National City Compagny, qui servaient aux initiés de la banque à spéculer et faire de l’argent. Quand le Krach est arrivé en 1929, et particulièrement l’année suivante 1930, puis début 1931, la plupart des déposants qui avaient converti leurs dépôts en actions, perdirent tout leur argent, et se firent plumer de la même façon.

Mason : Cela représente les économies de toute une vie ! Tout ce pourquoi ils avaient travaillé, disparut !

Gallagher : Oui, c’est ça. Le rapport du 6 juin 1934, qui est le rapport final du comité bancaire du Sénat dirigé par Pecora, qui mena au Glass-Steagall Act (loi de réforme bancaire), est plein d’anecdotes de personnes dont les économies de toute une vie disparurent, incluant des gens qui avaient pas mal d’argent au départ, mais qui ont tout perdu au final, alors que la National City Bank était non seulement restée ouverte, mais jusqu’aux auditions du Sénat, avait gardé une réputation aussi excellente que celle de JP Morgan aujourd’hui, celle d’une banque remarquablement gérée, irréprochable. Jusqu’au jour où Pecora coinça Charles Mitchell, le PDG de National City, et ruina sa réputation en montrant exactement ce que sa banque avait fait pour rester ouverte en utilisant de tels procédés.

Le rapport final du Sénat reprend d’ailleurs les termes exacts de la loi Glass-Steagall pour faire en sorte que ce type de pocédés soit rendu non seulement illégal mais impossible dans la pratique. C’est là qu’on retrouve l’affirmation claire qu’il doit exister l’obligation de séparation entre banques d’affaires et banques de dépôt. Cette ligne de séparation fut imposée par le gouvernement central, pour toutes les banques qui étaient sous l’autorité de la Réserve fédérale, comme les banques commerciales.

Ce grand « nettoyage » (Commission Pecora et Glass-Steagall) a été opéré suite au hold-up de la National City Bank sur les dépôts de ses propres clients. Pourtant, il s’agissait de la première banque de cette époque, une banque d’une réputation irréprochable.

Espérons qu’aujourd’hui, suite au hold-up sur Chypre et sur les épargnants espagnols, un nouveau Glass-Steagall voit le jour.

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  • petite souris • 09/04/2013 - 23:05

    les mêmes causes produisant les mêmes effets ..........
    Peccora, Glass & Steagall revenez vite !

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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