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AIG/Geithner : le scandale qui pourrait faire tomber l’administration Obama (suite)

La rédaction

29 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – Convoqué mercredi à la Chambre des représentants, le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner a dû répondre, sous serment, de son rôle dans le renflouement obscure du géant de l’assurance AIG et de ses contreparties. Si lors de la séance il n’a pas été confondu grâce une ligne de défense pourtant fragile, les nouvelles pièces produites après l’audition par la Commission de surveillance et de réforme de l’Etat, démontrent qu’il s’est parjuré. Malgré le soutien affiché du Président, l’homme de Wall Street dans l’administration Obama pourrait bien être celui qui précipitera sa chute.

AIG n’est pas seulement le plus gros assureur américain, mais est aussi l’un des plus gros dealer sur le marché mondial des produits dérivés spéculatifs. 100 des 180 milliards de dollars de renflouement fournis entre septembre et novembre 2008 par la Réserve fédérale de New York (NY Fed), présidée à l’époque par Tim Geithner, sont allés directement au remboursement de dérivés de crédit contractés par les grandes banques américaines et européennes, dont la Société générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole (via sa filiale spéculative Calyon). Non seulement la NY Fed a remboursé sans négociation ces titres à 100% de leurs valeurs, alors que dans le cas de Lehman Brothers elle n’a rien remboursé, mais elle a assorti sa prestation d’un secret sur les destinataires qui s’étendait originellement jusqu’en 2018.

Le principal point de tension est l’alibi de Geithner, qui a dit et répété qu’il n’était pas au courant des conditions de ce renflouement et qu’il n’avait joué aucun rôle dans le processus décisionnel. Comment celui qui était légalement responsable d’un renflouement qu’il a lui-même qualifié de plus important de toute l’histoire, pourrait n’avoir rien fait, ni vu, ni entendu ? Geithner s’est d’abord défaussé sur ses seconds en disant qu’ils étaient habilités à prendre de telles décisions sans lui en référer, puis qu’à partir de novembre, il s’était désengagé de ses fonctions exécutives pour se préparer à son poste actuel. La député démocrate Marcy Kaptur lui a alors demandé de fournir une copie de sa lettre de désengagement, mais Geithner a du concéder qu’il n’y en a jamais eu mais que ses collaborateurs peuvent témoigner que son retrait était réel. Hélas pour Geithner, l’inspecteur général du Plan de renflouement TARP, Neil Barofsky, a témoigné plus tard devant la même commission que les employés de la NY Fed lui ont dit avoir pris leurs instructions auprès de Geithner ! De plus, plusieurs courriels du mois de novembre 2008 montrent que Geithner était pleinement impliqué dans le processus décisionnel sur AIG. L’on sait aussi, par des registres de présence, qu’il a participé à six réunions du conseil de la NY Fed entre le 4 et le 21 novembre, lorsque le renflouement d’AIG, comme il l’a lui-même dit, était l’objet de tous les débats dans cette institution.

L’autre polémique qui a agité l’audition sont les liens de Geithner avec la banque d’affaires Goldman Sachs, première bénéficiaire du renflouement avec 12,9 milliards de dollars versés. Les députés démocrates Kucinich et Kaptur ont lourdement insisté sur ce point et ont fait dire à Geithner que son chef de cabinet est un ancien de Goldman Sachs, comme son prédécesseur Henry Paulson avec qui il a coordonné le renflouement d’AIG, ainsi que le mystérieux Dan Jester, un stratégiste financier ayant fait carrière à Goldman Sachs avec qui Geithner a eu le plus de conversations téléphoniques pendant le renflouement, devant Lloyd Blankfein, le Pdg de Goldman Sachs, mais derrière Ben Bernanke, le gouverneur de la Réserve Fédérale américaine.

C’est d’ailleurs sur ce dernier que la Commission s’apprête à jeter son dévolu : d’après des documents gardés secrets par la Fed mais que le sénateur républicain Jim Bunning a pu consulter, Ben Bernanke a joué un rôle central dans la mise en place du renflouement d’AIG. Le numéro 2 de la Commission, le républicain Darrell Issa, a d’ores et déjà demandé à son président, le démocrate Edolphus Towns, d’émettre une injonction à la Fed de produire ces pièces et a fait part de sa volonté de convoquer Bernanke devant la Commission. Ces documents avaient été gardés secrets jusque-là pour préserver les chances de réélection de Bernanke devant le Sénat avant que son mandat n’arrive à échéance. Bernanke a été réélu hier mais 30 sénateurs s’y sont opposés (11 démocrates, un indépendant et 18 républicains), un nombre jamais atteint auparavant. Mais cette réélection ne le met pas à l’abri pour autant.

Cette offensive contre les responsables du renflouement qui encadrent le président Obama est la conséquence de la pression populaire qui s’exerce sur les élus. Comme on l’a vu lors de l’élection du Massachusetts, la colère du peuple américain contre Wall Street et Washington monte et la politique d’austérité annoncée par le Président dans son discours sur l’état de l’Union ne peut que précipiter l’inévitable clash.


Rendez-vous : Intervention de Lyndon LaRouche en direct de Washington ce samedi


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  • FreeDem • 29/01/2010 - 18:30

    bjr

    on s’approche du coeur du pb (FED, Banksters) avec cette audition de geithner

    "La Chambre des représentants américaine veut forcer la Réserve fédérale de New York à lui soumettre des documents qui pourraient montrer que la Fed de New York, alors dirigée par l’actuel Secrétaire (ministre) au Trésor, Timothy Geithner, a incité l’assureur AIG à taire certaines informations relatives à des paiements à des banques".

    Mais j’ai peu d’espoir de voir évoluer positivement les choses par voie démocratique...
    Trop d’intérêts réciproques en jeu entre Banksters et élus, trop de corruption.

    Et Bernanke qui vient d’être reconduit à la tête de la FED, finalement sans trop de pb.

    N’oublions pas ce qu’est la FED et d’où elle vient
    http://www.blogg.org/blog-78244-billet-l__escroquerie_de_la_reserve_federale_procent-1005369.html

    D’excellents décryptages sur tout ce qui pourri nos sociétés (FED, Banksters, CFR, Bilderberg, propagande médiatique,...) sur le forum suivant :

    LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents)
    http://www.pro-at.com/forums-bourse/bourse-1-30072.html

    voir le dernier message de Labourse, du 20 janvier
    "Le gouvernement nous pisse dessus, les médias nous disent qu’il pleut..."
    http://www.pro-at.com/forums-bourse/bourse-74-30072.html

    OUVRIR LES YEUX, COMPRENDRE OU VA LE MONDE, AGIR POUR MODIFIER LA DONNE

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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