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Accord sur la dette grecque : encore une livre de chair pour les banques

La rédaction

Le 20 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – L’équilibre budgétaire a un prix, et il se mesure en vie humaines ! Après trois années de coupes budgétaires brutales, des conditions sanitaires semblables à celles dominant en Afrique commencent à émerger en Grèce, incluant un accroissement dramatique du Sida, ainsi que l’apparition de la malaria dans diverses régions du pays. La Grèce a subi une réduction du budget de ses hôpitaux de 40 %, ainsi qu’une réduction de 50 % dans le remboursement de l’Etat pour les médicaments, et a vu s’accroître massivement le nombre de sans abris ainsi que la faim dans de très grandes parties de sa population.

Dans un article du Guardian de Londres, la directrice de Médecins sans frontière Rebeka Papadopoulos explique qu’en raison de ces coupes dans la santé, les services sociaux grecs sont « sous de sévères restrictions, sinon dans un état d’effondrement. Ce que nous voyons sont des indicateurs clairs montrant que le système n’est plus en mesure de faire face. » Coïncidant avec ces coupes transversales et « aveugles », il y a eu un accroissement de 24 % dans la demande dans les services hospitaliers, a-t-elle dit, « en grande partie parce que les gens ne peuvent plus se payer des soins privés ».

Papadopoulos a également ajouté « qu’il il y a eu une hausse importante de cas de tuberculose dans la population immigrante, de cas de fièvre du Nil – causant 35 décès en 2010 – et la réapparition de la malaria sous une forme endémique dans plusieurs parties du pays. Le simple fait de voir la malaria réapparaître, avec une centaine de cas dans le sud de la Grèce l’année dernière, et 20 à 30 cas supplémentaires dans le reste du pays, montre que le seuil d’accès aux soins s’est élevé. » « La malaria est traitable, elle ne devrait pas se propager si le système fonctionnait. »

MSF a été active en Grèce depuis plus de 20 ans, là elle avait confiné ses activités à des interventions d’urgence en cas de désastres naturels comme des tremblement de terre, ou fournissant des soins aux groupes les plus vulnérables. Elle se trouve maintenant en train de prodiguer des soins de portée générale à cause de l’effondrement en cours.

Tout ceci n’a pas empêché la Commission européenne, selon un rapport confidentiel obtenu par Reuters, de demander à la Grèce de couper 11,7 milliards d’euros supplémentaires dans son budget pour 2013 et 2014, sous peine de se voir couper les aides internationales. Ceci correspond à 5,5 % de son PIB, et les coupes seront faites dans les retraites, les transferts sociaux, les dépenses en médicaments et soins de santé, en plus de coupes supplémentaires dans la défense et la réorganisation des administrations locales et centrale.

L’effondrement de l’économie grecque est sans précédent. Le ministre du Travail rapporte que plus de 400 000 employés doivent attendre jusqu’à cinq mois pour recevoir leur salaire. Le taux de chômage a atteint 20,7 % au quatrième trimestre de 2011, une hausse de 14,2 % par rapport à 2010. Pour les jeunes de 15 à 29 ans, le taux est de plus de 40 %.

Quant à l’entente sur la restructuration de la dette grecque, maintenant que l’infâme entente a été signée la vérité commence à sortir, montrant qu’il s’agit avant tout d’un immense cadeaux fait aux banques, tout en aggravant encore plus la situation dans laquelle se trouve le pays. L’entente prévoit une réduction de 137 milliards d’euros sur les 368 que doit la Grèce, mais elle doit au préalable emprunter un autre 70 milliards auprès des créditeurs, tout en recapitalisant les banques grecques et les fonds de retraite qui détenaient une grande partie de la dette.

Le fait que le rapport dise que la dette du pays va passer de 116,6 % du PIB à 165 % en 2020 montre bien que cette entente ne résout pas le problème, et qu’elle permet seulement de maintenir certaines banques à flot quelques semaines de plus.

Par ailleurs, selon Kathimerini, plusieurs grandes banques comme Commerzbank et BNP Paribas avaient déjà refilé une grande partie de cette dette à la BCE, qui en avait racheté pour 66 milliards d’euros. L’article cite Peter Tchir, consultant auprès du hedge fund TF Market, disant que l’objectif de l’opération était simplement de protéger les banques : « Toutes les décisions sont faites pour aider les banques zombie à survivre. »

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  • petite souris • 21/03/2012 - 22:38

    Il y a des gens qui veulent gagner de l’argent au lieu de gagner leur vie.
    En conséquence,
    Il y a des gens qui perdent et leur santé et leur vie en espérant survivre..........

    Cherchez l’erreur !!!!

    Les banquiers et nozélites qui sont leurs agiles bras agissants sont donc et coupables et responsables de ce génocide latent qui ne dit pas son nom ...

    Mensonges et fariboles
    Magouilles et petits arrangements ......

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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