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Affaiblissement du soutien américain à Sharon

La rédaction

Sous prétexte de « crise terroriste » en Israël, le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a brusquement annulé son voyage à Washington, où il comptait « discuter de ses réserves concernant la feuille de route » avec le président George W. Bush. La véritable raison de sa décision pourrait plutôt être l’affaiblissement manifeste du soutien dont il bénéficie aux Etats-Unis.

En fait, le gala de célébration du 55ème anniversaire d’Israël, prévu le 19 mai pour soutenir Sharon, a été annulé avant les derniers attentats. Les causes de cette annulation sont, d’une part, la faiblesse du nombre de participants inscrits, d’autre part, le fait que l’événement était un signe de chantage politique trop manifeste vis-à-vis du président Bush concernant le vote juif et les dons à sa campagne.

Les 17 et 18 mai, à peine 200 personnes ont assisté à la plupart des sessions du Interfaith Zionist Leadership Summit à Washington, réunissant des sionistes chrétiens et juifs. L’échec fut donc patent, d’autant plus que la conférence était parrainée par une vingtaine d’organisations dont le Jewish Institute for National Security Affairs, la Christian Coalition, le Christian Broadcasting Network, la Religious Roundtable, la Zionist Organisation of America et la Coalition for Americas Values de Gary Bauer.

Les organisateurs comptaient ainsi soutenir Ariel Sharon dans son opposition à la feuille de route et à toute idée de « récompenser le terrorisme palestinien par un Etat ». Ils prétendaient également « documenter la responsabilité de l’Iran, de la Syrie, de la Libye et de l’Arabie saoudite dans le soutien au terrorisme islamique » et consolider l’« alliance des sionistes juifs et chrétiens ».

Le principal orateur sur le thème du terrorisme fut Michael Ledeen, de l’American Enterprise Institute. Il attendit la session de l’après-midi, à laquelle assistaient 150 à 200 personnes de plus que le matin, pour prendre la parole. On a remarqué l’absence des élus nationaux ayant rencontré deux semaines plus tôt le ministre israélien du Tourisme, Benny Elon, un allié de Sharon, pour discuter de la feuille de route. Même Tom Delay ne s’est pas montré.

Des organisations juives américaines soutiennent la feuille de route

Tandis que le soutien à Ariel Sharon s’amenuise, d’importantes personnalités juives américaines ainsi qu’un groupe bi-partisan de la Chambre des représentants ont lancé une campagne de soutien à la feuille de route.

C’est notamment le cas du fondateur de l’Israel Policy Forum (IPF), le philantrope juif Jonathan Jacoby qui soutient fermement le processus d’Oslo. Il a envoyé une lettre aux candidats démocrates, signée entre-temps par plus de 100 personnalités juives, dont la plupart sont donatrices au Parti démocrate, leur demandant de soutenir le président Bush sur la question de la feuille de route.

Selon Jacoby, ces candidats auraient tort d’espérer s’assurer le vote juif en attaquant la feuille de route de Bush. Il avait aussi envoyé une lettre au Congrès, le 30 avril, demandant aux élus de ne signer aucune résolution s’opposant à ce plan de paix préliminaire. Une telle résolution, même si elle peut apparaître comme un geste de soutien à Israël, affaiblirait en réalité ses intérêts à long terme, écrit-il. C’est la première fois depuis l’élection d’Ariel Sharon qu’une importante composante de la communauté juive américaine s’oppose ouvertement aux politiques fascistes des faucons et du Premier ministre israélien.

L’Israel Policy Forum avait également soutenu les négociations de paix conduites par le président Clinton. La politique de ce forum a été résumée par le plus connu de ses intellectuels, Stephen Cohen, lors d’une réunion du Middle East Policy Council à Washington, le 11 avril dernier. Il affirmait alors qu’il fallait « briser le monopole » sur la voix politique des Juifs américains et que la communauté juive cherche, avec les arabes et les musulmans, de nouveaux moyens de s’exprimer et de travailler ensemble. « Nous sommes déterminés à aboutir à la solution de deux Etats (...) dès maintenant », dit-il. Et si les Etats-Unis s’engagent sur cette voie, ceci activera des forces en Israël pour exiger un changement. Comme la majorité des autres orateurs à cet événement, Cohen s’est ouvertement opposé aux néo-conservateurs.

Autre signe de résistance aux faucons américains soutenant Sharon, la députée démocrate de Californie, Lois Capps, diffuse actuellement dans le Capitole une lettre favorable à la feuille de route. Après trois paragraphes rappelant ce que les Palestiniens font et doivent faire, elle conclut : « Nous partageons votre conviction que la feuille de route doit également être mise en oeuvre par Israël, dans le but ultime, comme vous l’avez plusieurs fois déclaré, de "deux Etats vivant côte à côte" dans la paix et la sécurité . »

Capps cite une lettre ouverte au Congrès, rédigée fin avril par 16 dirigeants juifs qui soutiennent avec enthousiasme la feuille de route présentée par le président Bush et s’inquiètent de l’opposition qu’elle rencontre. Conduits par Edgar Bronfman, du Congrès juif mondial, et Larry Zicklin, de la Fédération de New York, les signataires comptent aussi certains collecteurs de fonds pour les organisations juives. Selon Jacoby, cette lettre est importante dans la mesure où elle brise l’idée selon laquelle la communauté juive américaine est hostile à la feuille de route.

La lettre de Capps a été soutenue par 44 parlementaires des deux partis, dont le député républicain Darrell Issa, un Arabo-Américain de Californie, le député Barney Frank, parlementaire juif de haut rang, et le député démocrate John Lewis, qui participa à des manifestations avec Amelia Boynton Robinson.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

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L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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