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Afghanistan : McCrystal a été nommé par les forces pro-drogue

La rédaction

5 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) — Cette courte chronologie, écrite par Michele Steinberg de l’Executive Intelligence Review (EIR), magazine fondé par Lyndon LaRouche, documente par quel processus l’OTAN et Obama ont fini par cesser l’éradication de l’opium en Afghanistan et se sont alignés sur la politique de l’Empire britannique.


Printemps 2008 : les enquêteurs de l’EIR dénoncent la politique de protection de l’opium afghan, en s’appuyant sur des témoignages détaillés recueillis auprès de vétérans de la guerre d’Afghanistan, qui décrivent comment, dans le cadre du règlement de l’OTAN en vigueur pour les forces engagées là-bas, toute opération militaire contre les barons de la drogue, les trafiquants, les champs de pavot et les laboratoires d’héroïne est rigoureusement interdite. Seuls les « terroristes » et les « insurgés » contre l’occupation par les forces de l’OTAN peuvent être pris militairement pour cible. Précisant que seule une décision du conseil de l’OTAN pourrait changer les règles d’engagement, ces sources ont confirmé que l’équipe Bush-Cheney-Rumsfeld avait pleinement soutenu la politique britannique d’occupation visant à protéger le trafic d’opium.

En 2006, l’Afghanistan atteignait un niveau inégalé de production – 8000 tonnes d’opium en un an – plus que l’ensemble de la production mondiale de tous les temps.

27 juillet 2008 : Thomas Schweich, ancien haut responsable de la lutte anti-drogue au département d’Etat, écrit dans le New York Times : « En deux ans [à partir du 1er juillet 2006], j’ai découvert à quel point le gouvernement afghan s’est profondément impliqué dans la protection du trafic d’opium en le dissimulant sous les politiques définies par les Américains. S’il est vrai que les ennemis talibans de Karzaï se financent à partir du trafic de drogue, il en est de même pour ceux qui soutiennent le président. Pendant ce temps, certains de nos alliés dans l’OTAN se sont opposés à l’offensive contre l’opium, parmi eux notre propre département de la défense… Le problème est que les combats ne sont pas prêts de s’arrêter tant que les talibans peuvent se financer avec l’argent de la drogue, et tant que le gouvernement de Kaboul dépend de l’opium pour rester au pouvoir. »

30 juillet 2008 : le général américain à la retraite Barry McCaffrey, ancien dirigeant de l’Office of Drug Abuse Policy (bureau de la politique contre les abus de stupéfiants) sous la présidence Clinton, remet son rapport sur l’Afghanistan au colonel Michael Meese, à West Point.

7 août 2008 : l’EIR publie l’analyse de McCaffrey pour qui « l’Afghanistan est un désastre, à moins d’y envoyer le Génie ». L’article rapporte que« selon McCaffrey, l’Afghanistan est réduit à la misère. 68% de la population n’a jamais connu la paix, l’espérance de vie n’y est que de 44 ans et le taux de mortalité des femmes lors de l’accouchement y est le plus élevé du monde… Le climat de terreur ne pourra pas être dissipé par des moyens militaires. Nous ne pourrons pas gagner par une guerre d’usure… Le problème afghan ne pourra pas être résolu en ajoutant deux ou trois brigades de combat américaines à notre armée en décomposition croissante. »

McCaffrey suggère au contraire que la formation des forces de sécurité afghanes aille de pair avec des mesures économiques. Il demande le déploiement d’une « brigade de cinq bataillons de génie civil de l’armée américaine… La guerre sera gagnée lorsque nous aurons reconstruit le système agricole afghan qui emploie 82% de la population (…) lorsque la communauté internationale demandera l’éradication des champs de pavot et de cannabis, et qu’ elle soutiendra vigoureusement le développement d’activités économiques alternatives. » McCaffrey met en exergue la croissance vertigineuse des cultures de pavot depuis l’invasion américaine de 2001 et prévient qu’« à moins de faire face à cet immense cancer, il ne faut pas espérer que nos efforts en Afghanistan ne soient finalement ruinés. »

Août 2008 – janvier 2009 : l’EIR publie de longs articles détaillant les liens entre le terrorisme et le trafic d’opium/héroïne afghan, notamment dans les attentats de Bombay en 2008, perpétrés par des narcoterroristes islamiques. En même temps, l’organisation de LaRouche pousse les élus et les professionnels de l’armée et du renseignement à forcer un changement des règles d’engagement de l’OTAN, afin de faire adopter le démantèlement des réseaux de trafic de drogue comme seul moyen de stopper le renforcement des insurgés talibans/Al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan.

16 janvier 2009 : l’EIR publie un numéro spécial intitulé « jetons les narcotrafiquants hors des Amériques », incluant un « Appel à une guerre anti-drogue mexico-américaine », basé sur un second rapport du général McCaffrey, ainsi que divers articles : « La Colombie a failli disparaître en négociant avec les narcoterroristes » ; « Comment les drogues peuvent être détruites, en totalité », un rapport de l’EIR de 1996 sur les hautes technologies qui permettraient de saisir et d’éradiquer les cultures de pavot, ainsi que de stopper le blanchiment de l’argent de la drogue ; « Le plan de LaRouche en quinze points pour mener une guerre à la drogue », datant de 1985, et « George Soros, parrain de la guerre de l’opium britannique contre les Amériques. »

Janvier 2009 : le général Bantz John Craddock, commandant en chef des forces alliées de l’OTAN en Europe (SACEUR) et plus haut gradé militaire en Europe, donne son approbation à des opérations militaires de l’OTAN contre les trafiquants, les barons de la drogue, les raffineries et les laboratoires en Afghanistan. Mais cette victoire est de courte durée. Le 28 janvier 2009, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel publie un mémorandum confidentiel de l’OTAN, dans lequel Craddock approuve une opération contre les narcotrafiquants, avec un bombardement ciblé de laboratoires de narcotiques. Avec le départ de Craddock à la retraite, l’offensive anti-drogue est arrêtée net.

Mars 2009 : à Bruxelles, Richard Holbrooke, ancien ambassadeur étasunien à l’ONU, ancien secrétaire d’Etat sous l’administration Clinton et actuellement envoyé spécial d’Obama en Afghanistan et au Pakistan, annonce la fin de l’effort d’éradication des champs de pavot afghans, prétextant que c’est un « gâchis » et que cela conduit les fermiers afghans, dont on détruit ainsi les sources de revenus, à se jeter « dans les bras » des talibans.

Minimisant l’importance du rôle de l’argent de la drogue dans le financement de l’insurrection, Holbrooke fait croire que les Etats-Unis et l’OTAN vont se concentrer sur l’interdiction des convois de narcotiques et l’arrêt du blanchiment de l’argent sale. On attend toujours.

Le site internet pro-légalisation de George Soros, www.stopthedrugwar.com, accueille très favorablement les déclarations d’Holbrooke contre l’éradication des champs de pavot, les qualifiant de victoire dans la marche vers la légalisation de la drogue. Détail non négligeable, Holbrooke est depuis 2001 un partenaire en affaires du mégaspéculateur américain George Soros via le Perseus-Soros Biopharmaceutical Fund.. Dès la fin de ses fonctions officielles, en 2001, Holbrooke devint vice-président de Perseus LLC, un hedge fund spécialisé dans le capital-investissement. Holbrooke fut le troisième de ce hedge fund à financer la campagne d’Obama.

11 mai 2009 : Obama remercie soudainement le général David McKiernan, commandant en chef en Afghanistan, pour le remplacer par le général Stanley McChrystal. D’après l’EIR, McKiernan était favorable à la décision du commandant Craddock (SACEUR) de s’attaquer au trafic de drogue et aux laboratoires.

Dès lors, toutes les opérations des Etats-Unis et de l’OTAN contre le trafic de drogue en Afghanistan, qui finance le terrorisme de l’islamisme radical au Nord-Caucase, à Moscou et à Bombay, sont interrompues.

28 mars 2010 : Obama fait une visite surprise à Kaboul dans le but de tancer le président Karzaï pour la corruption de son gouvernement. En critiquant tout, sauf le trafic d’opium, Obama garantit que l’on ne changera rien à ce problème.


Articles : Jacques Cheminade : sortir du bourbier afghan par le développement mutuel du continent asiatique


Voir les 4 commentaires

  • petite souris • 06/04/2010 - 15:34

    Tout est limpide comme le cristal !!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Répondre à ce message

  • michel49 • 05/04/2010 - 17:16

    A la fin de la guerre du Vietnam, de 50 à 60 % de GI se droguaient...

    • gdfontaines • 05/04/2010 - 23:26

      .. je dirais même plus,
      de nos jours, à travers le monde, les meilleurs réseaux de distributions (gros) sont vietnamiens .. forcément vu le passif ça aide.
      Ainsi nous y sommes, mis sur les rails par ses comparses, le prédestiné général américain passe à table : « nous aurons bientôt de la méthamphétamine (crystal) chez McDo, un autre genre de paté impérial »

    Répondre à ce message

  • Marc Fievet • 05/04/2010 - 21:50

    Chronologie reprise et mise en ligne sur l’Aviseur International.
    Cordialement

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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