X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Afghanistan : alors qu’Obama avance, la France résiste devant le piège britannique

La rédaction

30 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — A l’heure où nous écrivons, le débat est clos. Après des mois de tergiversations et un lobbying intense des Républicains, Barack Obama annoncera le 1er décembre sa décision d’augmenter les troupes dans le bourbier afghan. Et ce, non seulement contre l’opinion publique américaine, qui estime de plus en plus que cette guerre « ne vaut pas le coup d’être menée », mais contre les voix les plus sages de la diplomatie américaine, notamment celle de son propre vice-président Joe Biden, partisan d’une stratégie minimaliste, et de l’ambassadeur américain à Kaboul, Karl Eikenburry, pour qui il ne sert à rien d’envoyer des renforts tant que le Président afghan Hamid Karzaï n’a pas réglé le problème de la corruption qui gangrène le pays.

Obama agit également contre une fraction de son propre parti. Fin septembre, 57 parlementaires démocrates ont signé une lettre refusant l’envoi de troupes sans stratégie de sortie, tandis que d’autres proposaient une taxe dont ne seraient redevables que les plus riches, pour financer la guerre.

Lyndon LaRouche, qui n’a cessé de mettre le Président américain en garde contre tout engagement terrestre dans la région, estime que par cette décision, qui s’ajoute à sa politique calamiteuse de renflouement bancaire et d’une réforme de la santé au détriment des plus nécessiteux, Obama renonce inéluctablement à un deuxième mandat.

Digne de l’époque de George Bush, le conseil de guerre qui vient de se tenir a vu arriver un nouveau participant : le responsable du Budget, Peter Orszag. Fanatique partisan de la maîtrise des dépenses de santé, Orszag ne s’oppose en rien à une guerre qui a déjà coûté au contribuable américain 3,6 milliards de dollars par mois depuis 2001.

Ce qui a filtré dans la presse suggère que le président américain augmentera les effectifs américains de 30à 34000 hommes (un tiers de plus) et demandera 10000 soldats supplémentaires aux pays membres de l’OTAN. Hillary Clinton est chargée de plaider cette cause lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, les 3 et 4 décembre à Bruxelles.

D’après une source militaire citée dans Le Monde, les alliés annonceront des renforts de 4000 à 5000 soldats, une fois confirmée la décision américaine. Il s’agirait en premier lieu de « maintenir sur place au moins 1500 hommes envoyés à titre temporaire le temps de l’élection présidentielle ». Pour d’autres pays, notamment la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne, il s’agit de compenser ceux qu’ils retirent.

Pourtant, en Allemagne, la guerre est de moins en moins populaire. Le 27 novembre, Franz-Josef Jung, ancien ministre de la Défense jusqu’en octobre et actuel ministre du Travail d’Angela Merkel, a démissionné, conséquence d’une frappe meurtrière controversée en Afghanistan, le 4 septembre, qui avait coûté la vie à 69 talibans et 30 civils, bavure qui aurait fait jusqu’à 142 morts selon l’OTAN. La veille, le gouvernement avait annoncé la démission du chef d’état-major et d’un secrétaire d’Etat à la défense, après que le quotidien Bild eut révélé la dissimulation de preuves dans l’enquête sur ce ratage.

Faute de combattants, Obama compte impliquer une douzaine d’Etats qui ne sont pas même pas membres de l’OTAN, comme la Géorgie qui a déjà près de mille personnes sur place, ou encore la Corée du Sud.

Obama a même dû prendre son téléphone pour forcer la main à Silvio Berlusconi et Hillary Clinton a appelé son homologue Franco Frattini pour parler de la « contribution italienne ».

En France, à l’initiative de l’opposition communiste et socialiste, et contre le souhait du gouvernement, le président du Sénat, Gérard Larcher, a demandé la tenue d’un débat dans cette enceinte. Un consensus s’est fait jour entre sénateurs de droite et de gauche pour exiger qu’on donne à l’ONU un nouveau mandat politique permettant d’impliquer les grands acteurs régionaux, chinois et russes notamment, dans la résolution du conflit.

Tous déplorent le bilan de la coalition internationale. « Depuis 2003 et le passage sous commandement de l’OTAN de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS), la stratégie de "guerre contre le terrorisme" et son volet politique, la "démocratisation" de l’Afghanistan (...), ont montré leur incohérence, leurs limites et leur échec », déplore le président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel. Pour Michèle Demessine, du PCF, « si la stratégie globale de l’OTAN est erronée et inefficace, il ne s’agit plus de l’adapter mais bien d’en changer ».

Josselin de Rohan, le président UMP de la commission des Affaires étrangères et de la défense du Sénat, constate pour sa part que « l’Etat afghan, miné par la corruption, le trafic de l’opium et le tribalisme, peine à se reconstruire » et que « les sommes très importantes consenties pour l’aide au développement n’ont pu être utilisées pour les fins qui leur étaient assignées ».

Pour le sénateur (UMP) Jacques Gautier, il « convient de fixer avec l’ONU et l’OTAN un calendrier contraint et réaliste pour un retrait progressif du pays ». « Quatre ou cinq ans me semblent une perspective raisonnable même s’il est certainement nécessaire de prévoir à plus long terme une présence militaire minimale d’encadrement des troupes afghanes, de soutien aérien et de renseignement », a-t-il poursuivi. Même le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, interrogé par les sénateurs, concède qu’un calendrier de sortie progressive, calculée et programmée des troupes françaises doit être fixé.

Selon Le Monde, le dernier sondage (non public) effectué par le ministère de la Défense indique que les Français ne sont plus que 30 % à approuver l’engagement en Afghanistan, même s’ils continuent de soutenir leurs soldats. Ce décrochage est intervenu après la farce de l’élection « démocratique » du président Karzaï.

Comme sur l’Italie, Washington semble exercer des pressions sur la France pour qu’elle change de position. « Les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils souhaiteraient que Paris expédie au moins 1000 soldats supplémentaires », a indiqué la source militaire citée dans Le Monde. Pour l’instant, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a répété le 26 novembre la position exprimée par le président Nicolas Sarkozy, à savoir que Paris ne fournirait « pas un soldat de plus ».


Article de Jacques Cheminade : Algérie-Afghanistan : l’inéluctable échec de la contre-insurrection


Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard