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Aggravation de la crise monétaire globale

La rédaction

La chute rapide du dollar, accompagnée depuis cinq semaines par celle de la livre sterling, et la hausse concomitante de l’or ont provoqué une crise monétaire globale qui ne peut en aucun cas être surmontée dans le cadre des politiques monétaires et financières actuelles. On en a eu à nouveau la preuve lors de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales des 20 principales économies mondiales (G-20), les 19 et 20 novembre à Berlin. Les participants se renvoyaient la responsabilité du désastre monétaire, sans envisager pour autant la moindre action pour traiter cette crise. A ce stade, seule une réforme en profondeur du système monétaire international de type Bretton Woods pourrait renverser le processus.

La cause immédiate de la crise monétaire internationale est le gigantesque déficit du compte courant américain, qui fait que les Etats-Unis ont besoin de taux d’intérêt élevés pour attirer des capitaux étrangers. Or, la moindre augmentation des taux risque de faire éclater les monstrueuses bulles financières - notamment sur les marchés obligataires et immobiliers. Même le président de la Réserve fédérale Alan GREENSPAN a dû admettre que la situation actuelle est intenable.

Prenant la parole au Congrès bancaire européen 2004, le 19 novembre à Francfort, Greenspan a averti que les investisseurs étrangers pourraient ne pas financer éternellement le déficit américain. « La question à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés est de savoir quelle ampleur le déficit du compte courant américain peut atteindre avant que la résistance à acquérir de nouvelles créances auprès des résidents américains mène à des ajustements. »

Pour le moment, constata-t-il, les banques centrales étrangères continent à faire de « lourds achats » de dollars. « Cependant, les créances nettes contre les résidents des Etats-Unis ne peuvent continuer à augmenter sans cesse au rythme actuel dans les portefeuilles internationaux. A un moment donné, les investisseurs ne voudront plus accroître leurs titres libellés en dollars. (...) Les créances transfrontalières nettes auprès des résidents américains se montent actuellement à près d’un quart du PIB américain annuel. »

Même si l’on devait continuer à financer le déficit du compte courant actuel, en termes de pourcentage du PIB, estime Greenspan, la part de titres libellés en dollars dans les portefeuilles des investisseurs atteindra des niveaux de risque inacceptables. A ce moment-là, les investisseurs internationaux « ajusteront leur accumulation d’avoirs en dollars ou rechercheront des rémunérations plus élevées en dollars [à savoir une hausse de taux] afin de compenser les risques de concentration, élevant le coût du financement du déficit du compte courant américain et le rendant de plus en plus intenable. » On ne sait pas quand ni dans quelle mesure les répercussions se feront sentir, d’après Greenspan, mais au vu de l’ampleur du déficit du compte courant américain, on peut être certain que les achats de titres en dollars diminueront. La seule alternative « constructive » proposée par Greenspan était une « réduction du déficit du budget fédéral », c’est-à-dire une austérité massive.

Suite aux remarques de Greenspan, le dollar a plongé vers un niveau plancher depuis quatre ans par rapport au yen (102,70) et proche d’un nouveau record par rapport à l’euro. Le prix de l’or a atteint un pic à 448,50 dollars l’once sur le New York Mercantile Exchange, son plus haut niveau en 16 ans.

Lors de la réunion du G-20, les représentants européens et asiatiques ont exprimé leurs « fortes préoccupations » par rapport au déficit du compte courant américain, au déclin du dollar et aux implications pour l’économie mondiale. Le secrétaire américain au Trésor, John Snow, s’est contenté de répéter son credo suivant lequel seuls les marchés doivent déterminer les taux de change. A Londres, il déclara à des journalistes le 17 novembre : « Nous pensons que le monde fonctionne au mieux avec le libre-échange et les flux libres de capitaux. » Pour ce qui est de l’Asie, Snow a demandé une plus grande flexibilité monétaire, c’est-à-dire que les pays asiatiques abandonnent leurs efforts pour empêcher ou limiter la hausse de leur devise par rapport au dollar. La paralysie du G-20 signifie que la crise monétaire globale ne fera que s’aggraver dans les mois à venir.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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