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Allemagne : le Büso soutient la révolte des médecins

La rédaction

29 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) — Lors de leur Assemblée générale du 17 mai, nos amis allemands de notre parti frère, le Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo), ont adopté un manifeste pour les élections européennes du 7 juin, auxquelles ils participent avec une liste de 27 candidats. Outre l’urgence d’adopter un nouveau système de crédit international et d’assurer une relance réelle et rapide de l’économie physique, ils mettent au premier plan la défense du système de santé publique, durement attaqué de partout en Europe, sans parler des Etats-Unis.

Après le discours d’ouverture de la présidente du parti, Helga Zepp-LaRouche, un dialogue avec la salle s’instaura, marqué par des propositions d’action concrètes. Ensuite, la parole fut donnée aux représentants de notre mouvement dans d’autres pays, notamment Jacques Cheminade, président de Solidarité et Progrès en France, Ulf Sandmark, responsable du Parti ouvrier européen en Suède, et Tom Gillesberg, qui dirige l’Institut Schiller au Danemark.

Tous ont polémiqué contre le culte de la prétendue « maîtrise » des dépenses de santé et la doctrine de l’utilitarisme, qui mesure la vie humaine uniquement en termes d’argent. C’est à une véritable renaissance en Europe, faisant appel aux meilleures traditions culturelles, scientifiques et politiques, de chacun de ces pays, que les dirigeants du mouvement larouchiste ont appelé.

Le manifeste de Francfort, adopté à l’issue de la conférence, affirme d’emblée : « L’émergence de nouveaux fléaux et pandémies, à côté des maladies connues qui continuent à sévir, montre clairement que la mondialisation, par son mépris de l’homme, a précipité le monde dans cette crise d’ampleur historique.
« Lorsqu’un milliard de gens dans le monde sont menacés de faim et deux à trois milliards d’une nouvelle vague de grippe, lorsque des millions d’emplois productifs sont supprimés dans l’industrie, lorsqu’une multitude de PMI sont acculées à la faillite, lorsque les gouvernements organisent des plans de sauvetage à hauteur de millions de milliards pour les banques, tout en faisant des coupes claires dans les soins médicaux, aux dépens de la population, lorsque l’hyperinflation menace d’engloutir l’épargne du citoyen ordinaire, alors le moment est venu de changer radicalement de politique ! »

Parmi les recommandations, le manifeste appelle à mettre en place un nouveau système de crédit international entre Etats souverains, à doubler la production alimentaire mondiale, à « une offensive au niveau de la recherche médicale et un volte-face de la politique sociale et de santé, afin d’assurer des soins optimaux pour la population et de protéger l’humanité contre les pandémies connues et nouvelles. »

Quelques jours après l’AG, les militants du BüSo eurent l’occasion d’adresser ce message à la Journée nationale du médecin, qui s’est tenue à Mayence du 19 au 21 mai. Dans un tract intitulé « L’intérêt général des gens passe avant l’intérêt financier », le BüSo appelle les médecins à reconnaître la réalité de la crise financière et économique et à se mobiliser pour exiger une autre politique, celle d’un « Nouveau Bretton Woods ».

Dans une interview exclusive accordée à Helga Zepp-LaRouche, le président de l’Association des médecins, Jörg-Dietrich Hoppe, résumant les mots d’ordre qu’il venait de donner aux manifestants, critiqua sévèrement la politique du gouvernement en matière de santé. « Nous, les médecins, ne voulons pas de rationnement, ni de réduction des services médicaux, mais nous ne voulons pas non plus être tenus pour responsables du manque de soins dans les cabinets et les cliniques. »

Contrairement aux idées en vogue, il a catégoriquement rejeté toute forme d’euthanasie, y compris le « suicide assisté », ainsi que le système américain d’assurance médicale privée (HMO) qui cherche à faire du profit pour les compagnies d’assurance. Pour ces entreprises, « 14 à 18 % de profit, c’est la norme », précisa-t-il.

Mme LaRouche, qui participait à cette journée médicale, est revenue sur le démantèlement du secteur hospitalier dans une déclaration rédigée le 22 mai. Depuis 1992, note-t-elle, quelque 100 000 emplois ont été supprimés, le nombre total de lits a chuté de 665 000 à 510 000, passant de 8,3 pour 1000 habitants à seulement 6,2. Globalement le système d’assurance maladie marche à trois vitesses : les patients possédant une assurance privée obtiennent d’excellents soins, alors que ceux qui adhèrent à une caisse publique (la grande majorité des Allemands) ont dû accepter des remboursements revus à la baisse, tandis que les chômeurs et les précaires ne reçoivent que des soins minimalistes, ce qui se traduit d’ailleurs par un recul de l’espérance de vie.

Entre-temps, les vautours financiers s’apprêtent à dévorer tout ce qui leur semble rentable parmi les débris du système public et de grandes chaînes d’hôpitaux privés s’étendent à travers le pays, comme Rhoen Clinics, Asklepios, Helios et Sana, dont les directeurs n’ont pas la moindre expérience du monde médical.

Mme Zepp-LaRouche appelle les électeurs à se réveiller pour mettre fin au cauchemar et à voter pour ceux qui veulent défendre l’intérêt général. Elle souligne à nouveau la nécessité de rejeter l’euthanasie (plus jamais ça !) et de ne pas tomber dans le panneau de ceux qui, comme la ministre de la Santé Ulla Schmidt, essaient de faire porter le chapeau aux médecins, accusés à tort d’être responsables du déficit.

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  • dra • 31/05/2009 - 19:00

    à lire absolument : Gilbert Sinoué, Avicenne où la route d’Ispahan !

    Répondre à ce message

  • sonjaline • 30/05/2009 - 20:37

    révolte des médecins ? pourquoi ? parce qu’ils ne gagnent plus assez d’argent ?
    ne me dites pas que l’intérêt des médecins, dans leur majorité, est de "soigner", "prendre soin" de leurs malades, malheureusement, trop nombreux sont ceux qui ont choisi de gagner de l’argent et appliquent une technologie sans s’occuper de la personne... je l’ai subi assez souvent...
    il faut revoir la formation des médecins : moins de techniques, plus de psychologie et la mort au programme, avec son cortège de souffrances, qui pour moi sont intolérables, ce qui suppose qu’on accorde l’aide à mourir en douceur à ceux qui vont mourir et réclament une mort douce
    mais cela les médecins préfèrent l’ignorer, pour leur majorité, formés à la vie coûte que coûte, sans psychologie, sans autre désir que de montrer que la technique (très coûteuse en plus) est formidable
    dommage
    quand les médecins s’occuperont-ils enfin des gens avant (ou en même temps) de se préoccuper de leurs maladies ?
    c’est de cette médecin, à l’ancienne, dont nous avons besoin
    la médecine ne nous empêchera pas de mourir, malgré son rêve !

    • Senec • 31/05/2009 - 18:32

      Il n’y a plus rien qui fonctionne à l’ancienne. Le socialisme a pénétré et perverti tous les rouages de la société ! Pour que le système à l’ancienne revienne, il faudrait supprimer la gestion de la protection sociale par les socialistes !

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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