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Allemagne : les élections en Saxe ont changé le paysage politique

La rédaction

Les résultats des élections du 19 septembre pour le renouvellement du parlement du Land de Saxe laissent voir l’amorce d’un changement qualitatif de la politique allemande. L’incapacité à faire face à la crise économique qui ne cesse de s’aggraver a mené à un échec cuisant pour les partis établis, à commencer par la CDU, et dans une moindre mesure, pour le SPD du chancelier Gerhard Schröder et les Verts, partenaires dans sa coalition. Les médias nationaux et internationaux se sont surtout intéressés au vote protestataire, qui a bénéficié aux extrémistes de droite du NPD.

Par contre, ils ont prêté peu d’attention au BüSO (Mouvement des droits civiques-Solidarité) dirigé par Helga Zepp-LaRouche, qui a effectué une véritable percée. S’il n’a obtenu que 0,5% à l’échelle du Land, il a par contre recueilli 2 à 5% des suffrages pour chacun des 21 candidats directs, jeunes pour la plupart. Quelques-uns des résultats par circonscription : Mittweida 57 % ; Schwarzenberg 2,2% ; Zwickau 3,6% ; Chemnitz 3,8% ; Freiberg 2,2% ; Görlitz 2,7% ; Kamenz 2,4% ; Meissen 2,4%. Malgré un financement modeste, la campagne énergique des jeunes militants du BüSo et son programme de création d’emplois - 8 millions de nouveaux emplois productifs grâce à des investissements publics à hauteur de 200 milliards d’euros - ont fait la différence. Mme Zepp-LaRouche a déclaré que les résultats de son parti constituaient une « percée » qui « prouve que nous sommes sur la bonne voie. Nous avons une véritable expansion des idées, réalisée par les jeunes larouchistes et les manifestations du lundi. Les grands partis paient la facture de Hartz IV. S’ils ne changent pas, cela sera pire pour eux . »

Le Premier ministre chrétien-démocrate de Saxe a payé le prix le plus élevé pour la politique économique et sociale néo-libérale poussée par la présidente de son parti, Angela Merkel : la CDU a perdu 15,8% des suffrages par rapport au scrutin de 1999, parce qu’elle a refusé de tenir compte du fait que 75% des électeurs chrétiens-démocrates soutiennent les manifestations du lundi. Elle a également essuyé de grosses pertes le même jour dans le Brandebourg, alors que le PDS post-communiste consolidait ses positions dans les deux Länder. Même si ses pertes en Saxe sont relativement limitées, le SPD n’a obtenu que 9,8% des voix, soit les pires résultats électoraux pour cette formation dans l’Allemagne d’après-guerre.

Les manifestations du lundi, inaugurées par le BüSo avec une marche à Leipzig, le 12 juillet, ont catalysé le débat sur les alternatives économiques aux politiques d’austérité du gouvernement Schröder et des autres partis. Dorénavant, les manifestations du lundi, qui se sont déjà tenues dans 240 villes d’Allemagne, se poursuivent et les pressions populaires sur le gouvernement et les partis de l’establishment vont se renforcer.

Entretemps, le gouvernement Schröder adopte une nouvelle loi d’urgence économique

Le 12 août, le gouvernement allemand a proposé une révision de la section économique de la loi d’urgence de 1968. Le 17 août, la nouvelle « ordonnance de sûreté économique » fut publiée dans le journal officiel allemand, avec la mention « approuvée par le Bundesrat » (la chambre haute). Ainsi, curieusement, c’est sans le moindre débat national et sans la moindre couverture dans les médias que ce texte a acquis force de loi.

Tout comme la version de 1968, cette ordonnance autorise le gouvernement à prendre le contrôle de certains biens produits par le secteur privé, des machines et autres installations utilisées par les entreprises, d’équipements pour la construction et la réparation des bâtiments, d’installations techniques et d’infrastructures. Ces pouvoirs d’urgence ne peuvent être invoqués qu’en cas de guerre ou de circonstances exceptionnelles dans lesquelles les « mécanismes du marché » ne permettent plus de subvenir aux besoins élémentaires de la population. Cette ordonnance diffère de celle de 1968 en ce qu’elle définit plusieurs instruments légaux spécifiques permettant de faciliter l’application de ces pouvoirs.

  • Priorités : le premier instrument est l’émission d’une « déclaration de priorité ». Le gouvernement fédéral, le gouvernement des Länder, les municipalités et les organismes chargés des approvisionnements ou des infrastructures essentiels sont habilités à adresser une telle déclaration à une entreprise privée, l’obligeant à adapter son mode de production à une tâche prioritaire donnée. Si l’entreprise ainsi interpellée a besoin d’approvisionnement d’une autre entreprise pour mener à bien cette tâche, elle sera à son tour autorisée à envoyer de son côté une « déclaration de priorité » à la société en question.
  • Ordre d’obligation : en vertu d’un tel ordre, les pouvoirs publics peuvent obliger des entreprises privées à « fournir ou à recevoir des marchandises », « extraire, produire, traiter ou utiliser certains produits », « fournir des services » et « maintenir, produire, utiliser ou abandonner leurs moyens de production ».
  • Coupons : les ministères fédéraux de l’Economie et du Travail sont habilités à imposer des restrictions sur l’échange de certaines marchandises. Des organismes gouvernementaux peuvent ensuite émettre et distribuer des coupons, autorisant une entreprise donnée à recevoir une certaine quantité de ces biens. Il est interdit de transférer ces coupons à un tiers.

En plus de la loi d’urgence économique, il existe des textes spéciaux d’exception applicables au secteur du pétrole et de l’essence, à la transmission d’électricité et aux livraisons de gaz naturel.

Jusqu’à présent, aucun grand média n’a soufflé mot de cette nouvelle législation. Par contre, le thème est chaudement débattu dans les forums Internet, où l’on se demande si le gouvernement l’a adopté en anticipation d’un état de guerre, d’émeutes de masse ou d’un effondrement du système financier global.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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