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Alors que la crise économique empire, la santé ne serait plus un droit ?

Depuis 2001, vos dépenses de santé ont augmenté de 50%, hors remboursement de la sécurité sociale. D’ici à 2012, le gouvernement prévoit 20 000 suppressions de postes médicaux et soignants et 110 fermetures de blocs opératoires dans l’hôpital public. En matière de santé, Barack Obama et Nicolas Sarkozy sont sur la même ligne : si on ne diminue pas les dépenses de santé publique, l’Etat tombera en faillite. Il y a cependant une nuance dans leur manière d’atteindre ce but : en France, on n’ose pas proposer de « comité indépendant » chargé de rationner les soins sur profil, on veut simplement confier le mécanisme d’assurance maladie aux assureurs privés. Le résultat sera toutefois le même, et la « réforme » dispose du soutien des grands groupes d’assurance, dédiés à faire entendre aux Français qu’ils doivent abandonner « leur » sécu, prête à sombrer, pour n’assumer que leurs propres dépenses. Mais êtes-vous prêts à rayer de la carte l’héritage du Conseil national de la Résistance et de son comité médical ? Etes-vous prêts à vous débrouiller seul si le diabète ou Alzheimer vous frappe ? Pouvez-vous vivre dignement avec cette idée en tête ?

Non à la « francetélécomisation » de l’hôpital

Depuis la rentrée de septembre 2009, l’on assiste à une véritable offensive publicitaire et médiatique des assureurs privés et des cabinets de conseil spécialisés pour faire entendre insidieusement que vous seriez plus en sécurité avec une bonne assurance privée qu’en continuant à vous fier à un système public vétuste et déficitaire.

Pendant ce temps, des centaines de médecins des hôpitaux publics se battent contre une pénurie de soins organisée par le nouveau système de tarification à l’acte (T2A) [*] et le Plan santé territoire. Les têtes « pe(n)santes » du ministère de la Santé (qui ne sont probablement pas toutes issues du public, vu le vocabulaire employé) imposent une réorganisation au forceps des hôpitaux : réduction d’effectifs, fermetures d’établissements et de blocs opératoires, suppressions et regroupements arbitraires de services. 900 médecins de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont 425 chefs de service, 118 chefs de pôle et 31 présidents de Comité consultatif médical (CCM), sont entrés en résistance et menacent de démissionner de leurs fonctions administratives si les suppressions de postes sont confirmées. Car on a organisé dans leur dos une véritable « francetélécomisation » du service public hospitalier : « rentabilité », « flexibilité », « fluidité », « task force », « production de soins », etc. La réforme engendrée par la T2A, qui met le public en compétition avec les cliniques privées, impose une réorganisation répondant à une logique purement financière et n’incluant aucunement la mission de l’hôpital public de soigner tous les patients « non-rentables » pour les établissements privés : maladies chroniques ou graves et patients les plus modestes ou en difficulté sociale.

Et comme les déremboursements de médicaments, les franchises médicales et l’augmentation du forfait hospitalier ne comptent que pour 10% des objectifs d’économie fixés, le gouvernement s’attaque à ces dépenses lourdes faites au nom d’une minorité d’assurés : il veut supprimer le système des ALD (Affectations de longue durée) qui permet actuellement à plus de 7 millions de Français d’être couverts à 100% s’ils sont touchés par des formes graves et invalidantes de 30 maladies longues prises en charge par ce programme (cirrhose, sclérose, diabète, accident vasculaire cérébral, Parkinson, hypertension, épilepsie, polyarthrite, infarctus, etc.).

Il y a « réforme » et réforme

« Nos hôpitaux sont à l’agonie, déclare Denis Devictor, président de CCM. Tous les jours nous avons des difficultés à faire tourner la structure faute de personnel ». « On se demande comment on va soigner de la même manière avec moins de monde », s’inquiète Céline Blondiaux, infirmière syndiquée à la CFDT, en précisant qu’un grand nombre d’agents n’arrivent déjà pas à prendre leurs jours de congés ou de RTT. « Dans de nombreux services, on voit des soignants en épuisement professionnel, qui ont le sentiment de ne plus pouvoir assumer leurs missions », constate Yannick Sybelin, secrétaire CGT de l’hôpital de Roanne. En tant que patients, pouvons-nous accepter que ceux qui se dévouent pour nous soigner soient traités ainsi ? Comment pourraient-ils continuer à nous soigner avec attention s’ils sont victimes au quotidien du mépris administratif et financier ?

L’hôpital public souffre d’un manque de personnel. Au nom de ce manque, on le dit incapable d’assurer certains services, que l’on voit ainsi être réorganisés, réduits ou fermés. De ce fait, l’hôpital peut encore moins soigner et se voit retirer ses moyens.
Pourtant, les médecins et soignants ne sont pas contre une réforme, au contraire. Ils dénoncent pour la plupart la vétusté des hôpitaux et le retard d’investissement trentenaire. Puisque depuis 30 ans, les gouvernements successifs ont accepté de vivre avec un coûteux chômage de masse, sans jamais remettre en cause le système de mondialisation financière qui a détruit l’emploi productif, tout en s’endettant pour cela auprès des marchés, l’enveloppe des hôpitaux n’a pas suivi le rythme démographique, les mouvements géographiques et le progrès médical. La première victime de cette politique a été l’investissement. C’est seulement lorsque les responsables politiques auront entrepris l’effort de revenir sur 30 années de compromis que le personnel hospitalier acceptera une réorganisation, qui se fera selon des critères strictement médicaux et reposant sur les besoins de la population.

« Trinquons »

L’hôpital public n’est pas fait pour être rentable. Il est fait pour soigner tout le monde et le mieux du monde. Si chaque citoyen devrait se penser dans la vie publique comme s’il était le président, il a aussi le droit d’être soigné comme le serait le président.
Faisons qu’en 2010, le vœu que tout le monde souhaitera à ses proches en trinquant pour le réveillon ne soit pas un mot vide de sens mais une promesse qui nous engage tous. Santé !


Vidéo :

Articles :


[*La T2A consiste à tarifer les soins selon les pathologies. Ainsi, les actes médicaux simples deviennent rentables alors que les soins lourds et longs font perdre de l’argent. Pour maintenir leur revenu, les hôpitaux publics doivent donc concurrencer les cliniques privées sur ces soins rentables. Ce système ne tient absolument pas compte de la mission de service public qui consiste à soigner tout le monde et toutes les pathologies.

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  • roudaut • 21/12/2009 - 13:11

    ce commentaire est le comble de l’absurdité . Devant les déficits colossaux de la sécu. et alors que chaque année les dépenses progressent , il est URGENT de gérer .
    si chacun gérait ses dépenses de santé , comme il gère son propre budget , nous n’en serions pas là .
    Les Gaulois etaient déja indisciplinés et vellleitaires .
    Il faut arreter 1 groupe de professionnels (médical) de taper dans la caisse , sans limitation !!
    qui pousse à la consommation , dans ce pays !!

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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