Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Appel dramatique de Jacques Attali contre la menace d’un fascisme à venir

La rédaction

Paris, le 3 décembre (Nouvelle Solidarité)—L’avertissement de Jacques Attali dans sa dernière chronique de L’Express (27/11) est dramatique. « Si les socialistes européens ne sont pas capables » de faire face à la crise économique gravissime qui arrive, « la faillite de l’économie libérale ouvrira la voie, une fois de plus, à des caricatures de socialisme, c’est-à-dire, à des Etats totalitaires empruntant à la social-démocratie ses idées économiques (grands travaux et nationalisations) et en lui ajoutant des privations de liberté et des boucs émissaires. »

Cherchant à mettre fin aux tendances « suicidaires » de l’actuelle direction du Parti socialiste, Jacques Attali dresse un tableau brutal de la situation et dénonce la « solution du pire » adoptée par un certain nombre. « Ceux qui sont plus informés que les autres des catastrophes à venir prennent des dispositions, encore très discrètes, dont les effets désastreux seront bientôt visibles », avertit Attali. « Ainsi, les banques utilisent tous les prétextes pour se faire rembourser par anticipation leurs prêts aux PME – les contraignant à la faillite – et aux particuliers – détruisant le secteur du logement. Les grandes entreprises arrêtent les recrutements et préparent de vastes plans de licenciement. (…) Et comme on compense tout cela par d’immenses injections monétaires, sans contrepartie, s’annoncent des menaces épouvantables. Dans l’ordre, un chômage considérable, une dépression puis une inflation massive. C’est-à-dire, à l’échelle du monde, ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 1920. »

« Les partis sociaux-démocrates devraient n’avoir qu’une idée en tête : se doter d’un programme commun très ambitieux pour les prochaines élections européennes », fondé sur « un fonds souverain continental de 1 trillion d’euros pour financer de grands travaux ; une politique industrielle et une reconversion écologique majeure », qui, seule, « pourra sauver la démocratie. Mais qui s’en soucie ? »

Bien que nous partagions entièrement l’analyse de Jacques Attali concernant à la fois la gravité de la situation et la folie suicidaire du Parti socialiste, son projet nous laisse songeurs à deux titres :

1) Il ne propose rien d’essentiel par rapport à la masse de titres spéculatifs circulant au niveau international, qui représentent des millions de milliards de dollars. Or, dans la faillite du système néolibéral comme dans toute faillite, ces titres purement spéculatifs chercheront à se rembourser, tout comme les dettes publiques et privées encourues pour des raisons réelles. Avec un montant estimé de l’ordre de 1,4 million de milliards de dollars pour ces titres spéculatifs (produits dérivés, titrisations, etc.), comparé aux 55000 milliards que représente la somme de tous les produits nationaux bruts (PNB) des pays du monde, il est clair que toutes les créances spéculatives ne pourront être remboursées, à moins que ce ne soit au détriment de des facteurs réels de l’économie (investissements productifs, salaires, etc.). C’est pourquoi nous disons dans ce journal qu’avant d’investir un centime de plus dans un système moribond, il faut d’abord éliminer la mauvaise dette et ne garder que celle qui concerne les activités productives. Dégager d’abord le terrain est nécessaire pour reconstruire.

2) D’où viendra ce trillion d’euros avec lequel M. Attali compte doter son fonds souverain continental, alors que l’Allemagne refuse d’investir un centime de plus que les 32 milliards qu’elle a déjà engloutis dans son économie ces dernières semaines, et que la France, la deuxième économie continentale, peine à mettre 20 milliards dans son propre Fonds stratégique ? Avoir recours au marché serait suicidaire. Même si les taux actuels sont bas, il faudrait qu’ils le soient encore plus et qu’ils le restent à très long terme. Ce type de montant ne peut être généré que si l’on restaure le crédit productif public du New Deal et de la reconstruction d’après guerre, par lequel les Etats, via leurs banques nationales, émettent du crédit ex nihilo à long terme et à bon marché en faveur de la recherche dans les domaines de pointe, des applications industrielles et des grands projets d’infrastructures.

Fort de son expérience, Jacques Attali ne peut pas l’ignorer, encore moins que les dirigeants socialistes qu’il somme d’agir. Il serait essentiel, pour échapper à l’horizon noir qu’il voit venir, qu’il mette tous les problèmes de fond sur la table avec ceux qui partagent son diagnostic.

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • Christophe Paquien • 05/12/2008 - 15:00

    Robin,

    Moi, je ne sais pas pourquoi LaRouche et Cheminade parlent des "britanniques", et pas des "anglo-saxons".

    Ce que je sais, c’est qu’ils attaquent une idéologie et des groupes de pression associés qui ont migré de Venise à la City.

    C’est vrai qu’ils pourraient utiliser d’autres termes. Mais en même temps, je me dis que peut-être "britanniques" réfère à quelque chose de spécifique...? Par exemple un Empire, partit d’Angleterre, qui a annexé l’Écosse et le Pays de Galles (avant d’aller plus loin). Et de ce point de vue, "britannique" n’a rien a voir avec la population et est donc approprié.

    • Nico • 05/12/2008 - 15:48

      Coco pour répondre à ton message, effectivement le terme britanniques ne désignent pas le peuple de grande-bretagne mais bien la minorité dirigeante dans ce pays.

      Lorsqu’on parle de l’oligarchie financière, il faut toujours garder à l’esprit qu’on parle d’une élite peu importe le pays dans lequel elle agit, ces gens là ne sont pas attachés à une patrie spécifique. c’est d’ailleurs pour ça qu’il peuvent laisser couler les états-unis sans un seul remord.

      Ceci dit c’est vrai que je trouve le terme anglo-saxons moins ambigu, parce que la réalité des choses, c’est que ces gens pilotent l’empire depuis londres et wall-street, alors oui je suis de ton avis, anglo-saxons est plus vrai à mon sens.

    Répondre à ce message

  • Senec • 05/12/2008 - 06:02

    A qui ou à quoi se fier, désormais ?
    La Tour de Babel dans toute sa splendeur !

    Répondre à ce message

  • Christophe Paquien • 04/12/2008 - 14:32

    Je ne comprends pas pourquoi S&P cite ce type dont ont connait la dangerosité.

    Quand je vois Attali, je vois Mitterrand et toutes ses magouilles, ses mensonges, et surtout son âme qu’il a vendu, il y a bien longtemps, à l’oligarchie.

    Qu’attendez-vous de ce type ?

    Il va nous faire pleurer avec son analyse tout en cynisme, pour ensuite nous faire prendre par derrière.

    Je ne comprends pas que vous ne vous en rendiez pas compte ?

    Eh, Oh, c’est comme ça qu’agit la synarchie !

    Répondre à ce message

  • France Furby • 03/12/2008 - 19:40

    "Los Angeles demeurera le centre culturel,technologique et industriel du pays ;Washington la capitale politique et New-York la métropole financière.Les Etats-Unis garderont longtemps encore le contrôle des technologies de la défense,du transport des données, de la micro-électronique, de l’énergie, des télécommunications,de l’aéronautique,des moteurs,des matériaux,des systèmes de guidage. Ils maintiendront durablement leur part dans la production mondiale ;leurs déficits continueront de fonctionner comme des machines à développer la consommation aux Etas-Unis et ailleurs. Au total,pendant les deux prochaines décennies au moins , et même si la croissance américaine pourrait être provisoirement interrompue par des crises financières, des récessions ou par des conflits,l’essentiel des évènements culturels,politiques,militaires,esthétiques,moraux et sociaux de la planète accentuera la suprématie des Etats-Unis...." Une brève histoire de l’avenir Jacques Attali publié en 2006 ; p 167

    • Bertrand Buisson • 03/12/2008 - 20:50

      Ca confirme mon hypothèse : Attali dit autant de choses que possible pour être sûr de ne jamais être à côté de la plaque.

      C’est peut-être une tronche mais politiquement il ne vaut rien du tout.

      Au passage on peut se demander où est-ce qu’il a pompé cette analyse qui ne correspond en rien à ce qu’il a pouvait dire il y a un an.

    • Nico • 04/12/2008 - 14:11

      Effectivement on se demande d’où sortent ces jolies phrases ! (suivez mon regard)

      Je pense que le père jako doit commencer à avoir peur que sa tête ne reste pas éternellement à sa place s’il continue ses bêtises néo-libérales, et il prépare le terrain pour pouvoir dire un jour : "vous voyez, je l’avais dit, je suis avec vous mes amis, laissez moi !!!!!!!"

      Maintenant j’attends de voir s’il est toujours chaud pour son super gouvernement mondial de banquiers ? est-ce que sur les solutions aussi il a changé d’avis ?

    Répondre à ce message

  • ybabel • 04/12/2008 - 13:36

    Les réponses sont quelques articles plus bas sur le même blog...
    Il propose la mise en place d’un organisme pour nettoyer les CDS

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard