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Après Dubaï, Goodbye ! Adieu l’euro ?

La rédaction

22 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — On vient de découvrir que les mille et une « richesses » de Dubaï, fascinantes « par leur splendeur et la profusion de luxe à outrance », n’étaient qu’un vulgaire mirage construit sur une vaste bulle spéculative fondée sur les services financiers, le tourisme et l’immobilier. Bulle des tulipes, bulle internet, bulle des subprimes ou affaire Madoff : la cupidité rend fou et surtout aveugle.

Nos dirigeants européens le sont-ils autant devant la « bulle de l’euro » ? Ils devront apprendre qu’aucune bulle n’est éternelle. Dans « un scénario catastrophe que personne ne veut envisager », Libération imagine que le 31 mars 2010, la Grèce, en proie au surendettement, sortira de l’euro : « Athènes, palais présidentiel. Le Premier ministre, avec une courte majorité au Parlement, vient d’annoncer son intention de quitter la zone euro. Et de ressusciter le drachme (…) "La Grèce vient de déclencher un Lehman Brothers public à la puissance dix", explique un économiste. »

Car, avec la baisse de la note des obligations d’Etat de la Grèce et de l’Espagne, c’est tout le mythe de la zone euro, censée être une zone monétaire homogène où les obligations d’Etat ont la même qualité partout, qui tombe. Et même plus qu’un mythe, puisque, face à l’explosion des déficits et de l’endettement, les membres de l’UE sont totalement démunis, les traités européens leur interdisant toute aide directe d’un Etat à un autre, et toute avance de la BCE vers les Etats !

Paradoxalement, pour les spéculateurs, la « crise » a été une fantastique opportunité pour continuer leur sale besogne. Devant la menace d’un remake de « la grande dépression de 1929 », les Etats, la BCE et la Fed ont consenti à injecter des liquidités astronomiques à des taux de rêve : rien qu’en 2009, les banques européennes ont pu disposer de 500 milliards d’euros à 1% d’intérêt ! Et pas un centime réinvesti dans l’emploi, l’industrie ni les PME-PMI. Pour réduire les émissions de CO2, rien de mieux que les dictats de la finance : cessez de respirer !

Oeil des banques, les grandes agences de notation (Standards Poor’s, propriété du cartel média McGraw-Hill), Moody’s (sous contrôle du milliardaire Warren Buffett) et Fitch (appartenant à la Financière Marc Ladreit de la Charrière) montent la garde et menacent. SP’s a même décroché le téléphone pour sommer le Premier ministre grec de se soumettre à un plan de rigueur pire que celui de l’Irlande. En France, Moody’s a fait savoir que « le grand emprunt » risquait de faire baisser la note de la dette souveraine !

La BCE, qui avait annoncé vouloir mettre fin, d’ici fin 2010, aux « politiques monétaires non-conventionnelles », notamment la prise en pension de titres « toxiques » en échange de liquidités de bonne qualité pour les banques, a dû, elle aussi, faire marche arrière devant la « menace d’une explosion de la zone euro » et les plaintes de Goldman Sachs.

Ainsi, vouloir « sauver l’euro », tout autant que vouloir son « explosion »et le chaos pour pouvoir spéculer, sont deux formes de folie irresponsables et dangereuses. Car ceux qui veulent « sauver » à tout prix un euro condamné exigent une véritable « thérapie de choc » ultralibérale détruisant l’emploi, les infrastructures, les retraites et les soins médicaux. Pour l’imposer, les banques allemandes, qui comptent dans leurs actifs 40 milliards d’euros de titres souverains grecs, exigent d’en finir avec la démocratie des Etats membres : « La question se pose : de quelle autorité l’Europe dispose pour dire aux parlements nationaux ce qu’ils doivent faire afin d’éviter de porter atteinte à l’Europe elle-même ? Les parlements nationaux n’aiment pas qu’on leur dicte des choses pareilles, mais nous devons traiter le problème », annonce l’étonnante Mme Merkel.

A l’opposé, ceux qui spéculent sur la fin de l’euro sans présenter d’alternative viable, voient d’un bon œil le chaos s’installer dans ce qu’ils appellent avec mépris les PIGS (Portugal, Irlande ou/et Italie, Grèce et Espagne - Spain en anglais). C’est dans cette perspective qu’il faut voir, dans un contexte de contestation sociale légitime, le déploiement des provocateurs en Grèce (bombe contre Citibank), en Espagne (vandalisme contre les distributeurs de banque et les agences d’intérim) et en Italie (dynamitage évité de l’Université Bocconi à Milan).

Seule une politique de retour à un système mondial de crédit productif public fondé sur des monnaies nationales, s’insérant dans le cadre d’une mise en faillite ordonnée de tout le système actuel, peut nous tirer d’affaire. C’est la démarche de Jacques Cheminade en France et de Lyndon LaRouche aux Etats-Unis.


Article : Le plan LaRouche pour sauver l’économie mondiale


Voir les 2 commentaires

  • fran • 30/12/2009 - 01:11

    tout cela c’est une mascarade ! les agences de notation bossent pour le monde anglo saxon, c’est eux qui ont donné AAA aux subprimes MDR ! ils baisent la note de la Grece et Espagne alors pourquoi ils n osent pas baissé les notes des usa et royaume uni cherchez l’erreur !!!

    Répondre à ce message

  • petite souris • 27/12/2009 - 20:04

    Tout ceci serait fort risible si la vie des gens n’était pas atteinte par tous ces gens malfaisants qui ont fait de l’Europe "leur chose" pour des gens comme eux qui aujourd’hui consciemment ou inconsciemment pour certains "oublient" qu’il y a des peuples ou des populations qui sont concernés dans leur chair par ce qu’ils font !!!

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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