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Après la bataille autour d’Alito...

La rédaction

Le 31 janvier, par 58 voix contre 42, le Sénat a confirmé Samuel Alito au poste de juge à la Cour suprême. Avec un seul républicain ayant voté contre et quatre démocrates pour, c’est la première fois de l’histoire moderne que si peu de sénateurs de l’opposition approuvent la nomination d’un juge à la Cour suprême. En 1991, le juge Clarence Thomas avait été confirmé par 52 voix contre 48, dont 11 démocrates qui avaient voté en sa faveur.

Le 30 janvier, la tentative des sénateurs démocrates John Kerry et Edward Kennedy d’organiser un « filibuster » (une procédure d’obstruction) avait échoué : seuls 25 sénateurs avaient en effet soutenu leur motion, alors qu’il en aurait fallu 41 pour bloquer le vote. Ce n’est que le 26 janvier que Kerry a annoncé son intention de lancer cette procédure après que le groupe démocrate, réuni la veille, n’ait pas voulu s’engager à tout mettre en oeuvre pour empêcher la nomination de Sam Alito.

Entre-temps, dans la soirée du 25 janvier, LaRouche a lancé un appel dramatique intitulé De 1933 à aujourd’hui, exhortant le Sénat à faire échec à Alito en raison de son allégeance à la doctrine juridique de Carl Schmitt, le juriste attitré des nazis. Venant s’ajouter à la mobilisation intense du mouvement larouchiste, la diffusion en masse de cet appel a provoqué un véritable choc au sein du Parti démocrate.

Dans son discours au sein de l’hémicycle, le 31 janvier, le président du groupe démocrate au Sénat, Harry Reid, a dénoncé la Federalist Society, cette organisation d’avocats néo-conservateurs dont Alito est membre, ainsi que la manière dont « la droite radicale a torpillé la candidature » d’Harriet Miers à la Cour suprême il y a quelques mois. Le sénateur Reid a évoqué le danger posé par la présence à la Cour suprême d’un juge qui défend la théorie de l’« exécutif absolu », d’autant plus que le Président actuel « s’est lui-même déclaré au-dessus des lois ». Ce n’est pas Alito, dit-il, qui saurait contrôler « un président fanfaron et sa politique téméraire ».

... Le combat continue

Commentant les événements des 30 et 31 janvier au Sénat, Lyndon LaRouche a déclaré : « Nos alliés étaient mal préparés pour cette bataille. Leur refus de dénoncer les précédents nazis de la Federalist Society constitue leur principal point faible et nous a privés d’une victoire. Cela nous oblige à battre temporairement en retraite, afin de nous regrouper pour la prochaine bataille.

« Soyons clairs. Notre ennemi ne peut pas gagner, mais la civilisation peut perdre. Nous sommes arrivés à la phase terminale du système - le système économique et culturel. Notre économie et notre culture sont condamnées, et seuls nos efforts pour changer ce système peuvent permettre de surmonter la catastrophe. Nous sommes des concurrents sérieux. Nous avons subi un revers, mais la manière dont la bataille s’est déroulée n’est qu’un galop d’essai décisif pour la victoire future. Certains de nos alliés dans la lutte contre Alito sont sortis renforcés de cette bataille. Certains de nos alliés les plus importants ont fait savoir qu’ils sont contents de l’avoir menée et sont devenus plus combatifs. (...)

« Le système financier international actuel est condamné. Soit nous revenons au Système américain, soit nous nous trouvons devant la perspective d’un nouvel âge des ténèbres mondial. C’est une bataille qu’on ne peut pas éviter, on ne peut pas choisir d’entrer ou pas en guerre, la guerre est là. »

Prochaines batailles : Patriot Act et espionnage de la NSA

Suite à la confirmation du juge Alito, le combat au Congrès se déplace sur le front de la prorogation de la loi de lutte contre le terrorisme (Patriot Act) et la surveillance électronique sur le sol américain. Le 2 février, le Patriot Act a été prolongé pour la troisième fois pour une période de seulement cinq semaines, en raison de l’opposition, exprimée tant par les démocrates que par bon nombre de républicains, à certaines de ses mesures dignes d’un Etat policier. Des négociations sont en cours entre le Congrès et la Maison Blanche pour arriver à un compromis, mais entre-temps, l’exécutif ne cherche plus à obtenir une prolongation indéfinie.

Pour le moment, quatre sénateurs républicains refusent le renouvellement en l’état du Patriot Act (John Sununu, Larry Craig, Lisa Murkowski et Chuck Hagel). John Sununu a précisé que nombre de ses collègues républicains partagent ses inquiétudes : « Je pense que la moitié du groupe républicain comprend les questions fondamentales en jeu ici. Ils comprennent qu’il faut établir des limites de bon sens entre la nécessité de la répression dans des affaires de terrorisme et la nécessité de protéger les libertés civiles d’Américains innocents. »

Autre front de bataille en perspective, le débat sur la légalité du programme d’espionnage entrepris par l’Agence de sécurité nationale (NSA), critiqué par des républicains comme par des démocrates. Des auditions débuteront à la commission Judiciaire du Sénat le 6 février. L’administration Bush-Cheney campe sur ses positions, affirmant que le Président a le pouvoir de passer outre la FISA (cour chargée de l’application de la Loi sur la surveillance du contre-espionnage). Le président de la commission Arlen Specter entend faire témoigner pendant toute une journée le ministre de la Justice Alberto Gonzales, notamment pour qu’il explique pourquoi le gouvernement n’a pas demandé au Congrès de lui accorder des pouvoirs plus importants dans la guerre au terrorisme s’il les trouvait trop limités.

L’administration Bush-Cheney prétend maintenant disposer du pouvoir d’autoriser des opérations de surveillance par la NSA, même sans modification de la loi FISA. Or, en 2003, elle avait clairement admis ne pas disposer de ce pouvoir. En effet, dans un projet de loi préparé début 2003 (Patriot Act II), en vue de renforcer les dispositions de Patriot I, la Maison Blanche proposait que l’exécutif puisse ordonner des mises sur écoute pendant une période de quinze jours, sans mandat judiciaire, à condition que le Congrès l’ait autorisé à « avoir recours à la force militaire » (comme ce fut le cas au lendemain du 11 septembre à l’encontre d’al-Qaida), et pas seulement en temps de guerre. Ce projet de loi a été retiré après que quelqu’un du ministère de la Justice en ait fait parvenir un exemplaire au Center for Public Integrity, qui l’a rendu public.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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