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Argentine : crise gouvernementale majeure

La rédaction

Après la démission de plusieurs ministres du gouvernement du président Duhalde, notamment celle de son ministre des Finances, dans la troisième semaine d’avril, c’est l’ensemble du gouvernement qui risque de tomber. La crise a été provoquée par un plan, approuvé par le Parlement, conçu pour détourner l’épargne populaire. En effet, pour empêcher le retrait massif de fonds des banques, le « plan Bonex » prévoit de transformer l’épargne populaire en bons d’Etat. Selon le quotidien Clarin, il s’agit d’un « grand projet de renflouement » des banques. Plus précisément, les certificats de dépôt (CD) détenus par leurs déposants seront échangés contre des bons d’Etat à 10 ans pour les dépôts en dollars, et à 5 ans pour ceux en pesos. Si un déposant veut les encaisser avant échéance, libre à lui de le faire, mais uniquement en les vendant sur le marché, c’est-à-dire à 20 ou 30 % de leur valeur faciale - au mieux. Avec ces nouveaux « bonex », écrit Clarin, les 45 milliards de dollars que les banques doivent à leurs déposants sont transformés en dettes d’Etat à long terme. « Et à titre de compensation pour avoir accepté le paiement futur de ces dépôts », les banques remettront à l’Etat les bons publics (qui ne valent rien) qu’elles détiennent - à la suite du mégaswap - et elles transféreront au gouvernement une partie des créances qu’elles ont accordées aux entreprises ainsi qu’aux particuliers, et dont les chances d’être remboursées sont presque nulles.

Selon Clarin, c’est « une bonne affaire pour les banques ». Le déposant va devenir « propriétaire de titres d’un Etat qui s’est déclaré en cessation de paiements », tandis que la banque aura transféré à l’Etat ses mauvaises créances et titres sans valeur, « nettoyant » ainsi son passif ! En somme, le gouvernement permet aux banques de « mettre de l’ordre » dans leur comptabilité grâce à l’argent des déposants qui, eux, encaisseront les pertes en cas de cessation de paiements de l’Etat argentin. C’est avec raison que les Argentins parlent de « spoliation » de la population.

Ce plan montre que Wall Street et le FMI ont, en douce, tiré un trait sur le gouvernement Duhalde. Lors de la réunion du FMI et des ministres des Finances du G-7 à Washington, le FMI a exigé que le gouvernement fédéral de Buenos Aires signe avec chaque province un accord séparé la contraignant à réduire son budget, alors que le pays est déjà frappé par un taux de chômage frôlant 30 %. Le G-7 s’est joint au FMI en demandant, au-delà des réductions des dépenses au niveau des provinces, la modification de la loi de « subversion économique » (en vertu de laquelle certains banquiers corrompus ont été incarcérés) et de la loi sur les faillites qui accorde des protections aux débiteurs. De son côté, Eduardo Duhalde, après s’être réuni pendant plusieurs jours avec des gouverneurs, des dirigeants syndicaux et des parlementaires, a promis un « accord en 14 points » entre le gouvernement fédéral et les gouverneurs. Ces 14 points confirment pour l’essentiel l’engagement de l’Argentine à « honorer ses accords avec les créanciers multilatéraux » et à tenter d’appliquer les politiques fiscales et monétaires exigée par le FMI.

Au-delà du désastre national, la situation argentine risque de provoquer l’effondrement du système global. Les pertes essuyées par Citigroup et six autres banques internationales ont augmenté de 60 % depuis janvier, atteignant 8,5 milliards de dollars au premier trimestre 2002, et il faut s’attendre dans les mois à venir à de nouvelles pertes sur leurs prêts à l’Argentine (23,6 milliards de dollars au total), à cause de la dévaluation du peso et de la cessation de paiement. Les pertes cumulées de Citigroup en Argentine s’élèvent à 2,2 milliards de dollars alors qu’elles étaient de 475 millions au 31 décembre 2001. Deux des plus grandes banques espagnoles - Santander Central Yispano et Barico Bilbao Vizcaya Argentaria - ont perdu 3,2 milliards, FleetBoston Financial, 1,3 milliard, HSBC Holdings, 1, 1 milliard et JP Morgan Chase, 411 millions.

Outre les exigences du FMI, il existe d’autres détonateurs potentiels pour la situation sociale. Le prix du diesel, consommé par la plupart des taxis et des bus, est passé de 0,18 dollar le litre en janvier à 0,50 ou 0,60 dollar, et les compagnies pétrolières estiment que ce prix pourrait atteindre 1 dollar le litre. Par ailleurs, les fonds de retraite privés, détenteurs de quantités de titres gouvernementaux, sont au bord de la faillite.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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